16e arrondissement de Paris

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16e arrondissement de Paris
« arrondissement de Passy »
Image illustrative de l'article 16e arrondissement de Paris
Administration
Pays  France
Ville Paris
Quartiers
administratifs
Auteuil (61)
Muette (62)
Porte-Dauphine (63)
Chaillot (64)
Maire
Mandat
Claude Goasguen
2014 - 2020
Code postal 75016 & 75116
Code Insee 75116
Démographie
Population 169 942 hab. (2011[1])
Densité 21 484 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 46″ nord, 2° 16′ 34″ est
Altitude Min. 27 m – Max. 67 m
Superficie 7,91 km2 [2]
Localisation

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16e arrondissement de Paris

Géolocalisation sur la carte : France

16e arrondissement de Paris

    Le 16e arrondissement de Paris, l’un des vingt arrondissements de Paris, est situé sur la rive droite de la Seine, à l’ouest de la ville. Il est bordé à l’est par la Seine et à l’ouest par le périphérique parisien, exception faite du bois de Boulogne qui se situe de l’autre côté de cette voie.

    L'arrondissement est essentiellement résidentiel, mais néanmoins visité par les touristes pour ses nombreux musées et ses lieux remarquables comme le Trocadéro ou le bois de Boulogne. Il abrite le plus grand nombre d'ambassades et de consulats de Paris ainsi que des installations sportives célèbres dans le monde entier, comme le Parc des Princes ou le stade Roland-Garros. Du fait de son éloignement du centre de Paris, son histoire est récente, pendant longtemps rurale et simplement fondée sur trois anciens villages. Il y reste peu d'immeubles à vocation historique. En comptant les centaines d'hectares du bois de Boulogne, le 16e arrondissement est le plus vert de la capitale.

    Aux termes de l'article R2512-1 du Code général des collectivités territoriales (partie règlementaire), il porte également le nom d'« arrondissement de Passy »[3], mais cette appellation est rarement employée dans la vie courante.

    Histoire

    Pendant des centaines d’années, Paris n’avait pas sa taille actuelle. Ainsi, pendant plus de 1 000 ans, tout le 16e arrondissement était situé en dehors des limites de la capitale et n’était constitué en réalité que de plusieurs villages proches les uns des autres.

    du VIIe au XIIe siècle

    Au VIIe siècle existent sur la rive droite de la Seine, du quartier de Chaillot actuel à Boulogne, une forêt du nom de Rouvray et un village du nom de Nimio. L’évêque du Mans, saint Bertram, possède le domaine et une villa. À sa mort en 623, conformément à son testament, l’ensemble de son domaine (dont le village de Nimio, renommé depuis Nijon) est légué, avec les vignes afférentes, au diocèse de Paris. Il y précise que ses vignes sont situées dans un lieu, Fontanitum, où existent de petites sources. Avec le temps, les habitants de Nimio se séparent. Une partie va vers les sources et les marais, formant ainsi le village d’Auteuil (du latin altus et -ialo, haut-lieu). Les autres se rapprochent de Paris, là où une partie de la forêt de Rouvray (renommée depuis « bois de Boulogne ») avait été abattue, formant le village de Chaillot (dérivant a priori de Chal ou Chail, signifiant destruction d’arbres). Ces deux villages dépendent de deux paroisses distinctes, puis celle d’Auteuil, trop étendue, est divisée entre Auteuil et Passy.

    Avant le XIe siècle, on ne trouve aucune référence aux noms actuels des quartiers de l’arrondissement (Passy, Auteuil, Chaillot). Et si l’arrondissement avait bien trois paroisses distinctes, il n’y a toujours eu, en termes administratifs, que deux villages : Auteuil et Passy. Chaillot apparaissait en effet comme un faubourg de Paris. Pour Auteuil, il faut attendre 1192 pour que le nouveau village ait une structure de village avec une paroisse. En 1109 déjà, les abbés Génofains d’Auteuil avaient échangé leurs terres normandes contre les terres d’Auteuil, alors possédées par les abbés de Notre-Dame-du-Bec au Bec Hellouin. Le nom de Passy (Passicium ou Paciacum), apparaît pour la première fois dans une charte en 1250. Le premier seigneur de Passy fut Jeanne de Paillard en 1416.

    Du XIIe siècle à la Révolution française, le périmètre de l'actuel arrondissement constitue un coin de verdure tranquille avec des vignes et de la forêt, tout à la fois loin de l’urbanisme et du bruit ambiant et très près par la distance.

    du XVIIe siècle à l'intégration à Paris

    En 1627, Louis XIII transfère la Manufacture royale de tapis, créée par Henri IV, du Louvre à l’actuel emplacement du Palais de Tokyo. En 1702, Chaillot, 2 000 habitants à ce moment-là, devient officiellement un faubourg de Paris appelé Faubourg de la Conférence, sur une décision de Louis XIV. Seule la barrière de Passy aussi appelé Conférence, un mur de 3,3 mètres de haut avec des passages à péage, sépare Paris de Chaillot.

    Le village de Passy était composé 

    Claude Chahu, Seigneur de Passy, financier et conseiller du roi, fit ériger une chapelle en 1666, Notre-Dame-de-Grâce, qui devint une paroisse indépendante en 1672. Le marquis de Boulainvilliers en fut le dernier seigneur.

    Le village d’Auteuil 

    De 1109 à la Révolution, les moines entretiennent les terres et font don du vin issu des vignes à l’évêque de Paris. Le village d’Auteuil est très tôt apparu comme un lieu paisible en comparaison de Paris, ville bruyante et peu agréable à vivre. Boileau et Molière furent parmi les premières personnalités à s’y installer. Dès lors, Racine, La Fontaine, Lully, La Bruyère et d’autres fréquentent le salon de Molière. Plus tard, Anne-Catherine de Ligniville Helvétius tient à Auteuil un salon très réputé auprès des nombreux écrivains et intellectuels de Paris au XVIIIe siècle. Diderot, d'Alembert, Condillac, Malesherbes, Turgot et bien d’autres y défilent.

    Les sources 

    Leur existence a joué un rôle majeur dans le développement des villages Passy et Auteuil à une époque où la présence de sources d’eau était un facteur clé dans le développement d’une ville. En 1650, on trouve une première source d’eau claire à Passy. On en trouva d’autres à Auteuil. Les sources furent exploitées et nombreux sont ceux qui allaient faire une cure thermale à Passy ou Auteuil. La source de Passy se tarit cependant assez vite mais celles d’Auteuil, bien que moins importantes, durèrent jusqu’en 1925 pour certaines. Aujourd’hui subsiste encore l’ancien puits artésien du square Lamartine.

    L'intégration des villages dans Paris

    Plaque commémorant la création du XVIe arrondissement

    Avec Napoléon III et le baron Haussmann, les villages d’Auteuil et Passy ainsi que Chaillot (appartenant à l'ancien 1er arrondissement) vont être définitivement intégrés à la ville de Paris en 1860, à la suite de la loi du . Le mur des Fermiers généraux qui séparait l’actuel 16e arrondissement du reste de Paris est ensuite abattu. La place de l'Étoile a finalement 12 embranchements. Les grandes avenues sont élargies à l’instar de l’avenue de Saint-Cloud, actuelle avenue Victor-Hugo, (+ 36 m de large) ou de l’avenue du Roi de Rome, actuelle avenue Kléber, ou de l’avenue d'Iéna. Auteuil est désenclavé grâce à l’ouverture de l’avenue Mozart, pour être relié au village Passy, et de la rue Michel-Ange, pour être relié à la porte de Saint-Cloud. Les grands domaines disparaissent. Seuls quelques hôtels particuliers, villas (villa Molitor, villa Mozart, villa Boileau, villa Erlanger, villa George-Sand, villa Eugène Manuel, villa Beauséjour) et voies privées demeurent, signe d’un temps révolu.

    Politique

    Le seizième arrondissement, aux quartiers réputés très bourgeois, fait partie des bastions de la droite parisienne (centre droit). Il est très marqué par les idéaux de la démocratie chrétienne et de la droite libérale classique, connaissant une succession ininterrompue de majorités UDF au conseil d'arrondissement de 1978 (date de la création de l'UDF) à 2007. À la disparition de cette force politique, l'arrondissement s'est orienté vers le Nouveau Centre, rattaché à l'UMP, plutôt que vers le MoDem. Son actuel maire, Claude Goasguen a ainsi été secrétaire général de l'UDF et porte-parole de Démocratie libérale avant de passer à l'UMP.

    Mairie d'arrondissement

    Liste des maires du 16e arrondissement
    Liste des maires adjoints du 16e arrondissement
    Liste des maires successifs de 1860 à 1977
    Mandat Identité
    1860-1870 Henri Pierre Édouard, baron de Bonnemains, chevalier de la Légion d'honneur[4]
    1870-1871 Henri Martin
    1871-1880 Gustave Girod
    1880-1883 Henri Martin
    1883-1906 Henri Marmottan
    1906-1913 Paul Gerente
    1913-1914 M. Faure
    1914-1940 Pierre Bouillet
    1940-1944 M. Dard d'Espinay
    1944-1945 Gabriel Warluzel
    1946-1951 Sébastien Sicé
    1952-1963 Henry Graux
    1963-1977 Georges Arzel
    Liste des maires successifs depuis 1983
    Élection Identité Parti Notes
    1983 Georges Mesmin UDF Élu en 1983.
    1989 Pierre-Christian Taittinger RPR/UMP Élu en 1989, 1995 et 2001.
    2008 Claude Goasguen UMP Élu en 2008 et 2014.

    Conseillers de Paris du 16e arrondissement

    À la suite des élections de mars 2008, les 13 conseillers de Paris élus dans le 16e arrondissement sont :

    Députés

    L’arrondissement est divisé en deux circonscriptions législatives, les 4e et 14e circonscriptions de Paris.

    Elles correspondent respectivement aux parties sud et nord de l’arrondissement, et dont les députés sont respectivement députés Claude Goasguen et Bernard Debré, tous UMP et conseillers de Paris. Ils sont tous deux anciens ministres, le premier à la Réforme de l’État de mai à , dans le premier gouvernement Juppé, et le second à la Coopération, de à , dans le gouvernement d'Édouard Balladur.

    Liste des députés successifs de la 14e circonscription de Paris (16e Sud)
    Mandat Identité Parti
    1958-1963 Michel Habib-Deloncle UNR
    1963-1967 Odette Launay UNR/UDT
    1967-1973 Michel Habib-Deloncle UNR
    1973-1997 Georges Mesmin UDF
    1997-2012 Claude Goasguen UDF/DL/UMP
    Liste des députés successifs de la 15e circonscription de Paris (16e Nord)
    Mandat Identité Parti
    1958-1962 à compléter
    1968-1975 Paul Stehlin UNR
    1975-2004 Gilbert Gantier UDF
    2004-2012 Bernard Debré app. UDF/UMP

    Politique nationale

    Lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy arriva largement en tête des candidats dans l’arrondissement avec 64,02 % des voix devant François Bayrou (16,43 %), Ségolène Royal (11,27 %) et Jean-Marie Le Pen (4,43 %).

    Au second tour, le , Nicolas Sarkozy y obtint 80,81 % des voix (dont 84,41 % dans la 15e circonscription) contre 19,19 % à Ségolène Royal, soit le meilleur score obtenu par lui dans les arrondissements de la ville (50,19 %).

    Cette tendance est confirmée le avec un score de 64,85 % des voix pour Nicolas Sarkozy au premier tour de l’élection présidentielle de 2012.

    Démographie

    En 2006, l’arrondissement était peuplé de 153 920 habitants sur 791 hectares, soit 19 459 hab./km2 (bois de Boulogne exclu).

    Année
    (recensement national)
    Population Densité
    (hab. par km2)
    1861 36 728
    1866 42 187
    1872 40 200
    1962 (pic de population) 227 418 28 985
    1968 214 120 27 290
    1975 193 590 24 674
    1982 179 446 22 871
    1990 169 863 21 650
    1999 161 773 20 452
    2006 153 920 19 459

    Note : Le Bois de Boulogne est exclu dans le calcul de la densité

    Population par quartier

    Année
    Population Densité
    (hab. par km²)
    Croissance
    annuelle depuis
    le dernier
    recensement
    1861 4 963 création
    Année
    Population Densité
    (hab. par km²)
    Croissance
    annuelle depuis
    le dernier
    recensement
    1861 10 285 création
    Année
    Population Densité
    (hab. par km²)
    Croissance
    annuelle depuis
    le dernier
    recensement
    1861 3 403 création
    Année
    Population Densité
    (hab. par km²)
    Croissance
    annuelle depuis
    le dernier
    recensement
    1861 11 839 création

    Revenus par habitant

    Entrée de la villa Montmorency, la plus grande « gated community » de l'arrondissement.

    Le 16e arrondissement reste, dans l'imaginaire collectif, une image du « ghetto de riches », où la grande bourgeoisie chercherait à cultiver l'entre-soi et la clôture sociale. Il est indubitable que ces quartiers comportent une concentration particulièrement importante de grosses fortunes et de contributeurs de l'ISF : en 2011, on estime que dans ce quartier, environ un foyer sur dix paie l'ISF[5]. De même, les nombreuses voies privées, souvent fermées de grilles et parfois soumises à un gardiennage strict, peuvent donner une image de résidence fermée (il y en a plus que dans n'importe quel autre arrondissement de la capitale[6]). Début 2016, on compte également 37 % d'appartements de quatre pièces ou plus contre 22 % à Paris, et 5 % de logements sociaux contre 19 % à Paris. En fait, l'arrondissement n'est plus le plus cher de la capitale depuis les années 1950 (il a été remplacé par le 7e et 6e arrondissement). Un certain nombre d'indicateurs témoignent d'ailleurs d'une réelle mixité sociale que la vitrine huppée de ce secteur de la capitale peut, trop souvent, occulter. Le patrimoine moyen des redevables à l'ISF est d'ailleurs moins élevé dans le 16e arrondissement que dans le 7e arrondissement et Neuilly-sur-Seine[7],[8] tout comme le revenu moyen annuel des habitants[9] ; néanmoins, le revenu médian y est beaucoup plus élevé que celui de la France et de Paris[6].

    Le recensement de 1999 a montré la présence de nombreux artisans et commerçants (11 %), ainsi que des professions intermédiaires (17 %). Même dans le quartier très prestigieux de la Porte Dauphine, qu'on connaît plus pour son emblématique avenue Foch, près de 30 % des actifs sont des employés ou ouvriers, ce qui est plus élevé que la moyenne de l'arrondissement (28 %)[10]. L'arrondissement se distingue enfin par une forte proportion de personnes âges (28 %) et de mariés, son faible taux de célibataires et par un net penchant politique vers la droite (à l'élection présidentielle de 2012, le candidat UMP Nicolas Sarkozy y a obtenu 78 % des voix)[6].

    Géographie

    16e arrondissement de Paris.
    Quartiers administratifs du 16e arrondissement de Paris.

    Il est bordé à l’ouest par les communes de Neuilly-sur-Seine et de Boulogne-Billancourt et par la Seine via le bois de Boulogne, qui fait intégralement partie de l’arrondissement. Au nord, il est bordé par le 17e et le 8e arrondissements et à l’est par la Seine. Cette dernière le sépare du 7e et du 15e arrondissements et au sud-est d’Issy-les-Moulineaux.

    À l’instar des autres arrondissements parisiens, il est densément urbanisé, malgré la présence de plusieurs jardins. Le bois de Boulogne est quant à lui quasiment entièrement boisé, traversé par de larges voies carrossables et quelques bâtiments ou installations sportives y sont implantés, notamment Roland Garros et le Jardin d'acclimatation.

    L’arrondissement est traversé par les lignes de métro 1, 2, 6, 9 et 10, par le RER C et par un grand nombre de lignes de bus.

    Il fait face à l’imposante tour Eiffel et comprend la maison de la Radio, la place du Trocadéro, la rue de Passy, ou encore l’avenue Victor-Hugo, le Parc des Princes, le stade Roland-Garros, la rue d’Auteuil, l’avenue du Président-Kennedy, le boulevard Exelmans, la rue Michel-Ange, la rue Molitor, l’avenue Foch, l’avenue Kleber et une partie de la place de l’Étoile pour ne citer que les plus connus. Le nord de l’arrondissement abrite des villas et hameaux charmants.

    S'il reste un des arrondissements les plus « chics » de la ville, il a été largement dépassé en ce qui concerne le prix de l'immobilier par les arrondissements du centre de Paris (Ier, IVe, Ve, VIe, et VIIe). Du fait de sa grande taille et de sa disposition toute en longueur, il est le seul arrondissement de Paris à avoir deux codes postaux différents. La ligne de partage se fait au niveau de la rue de Passy. On y trouvera donc, par exemple :

    Cet arrondissement est parfois nommé l’arrondissement de Passy, du nom d’une ancienne commune annexée par Paris en 1860.

    Quartiers administratifs

    Comme chaque arrondissement parisien, le 16e est divisé en 4 quartiers administratifs :

    1. Quartier d'Auteuil (61e quartier)
    2. Quartier de la Muette (62e quartier)
    3. Quartier de la Porte-Dauphine (63e quartier)
    4. Quartier de Chaillot (64e quartier)

    Voies du 16e arrondissement

    Les principales voies d’accès terrestres sont le boulevard périphérique à l’ouest (en grande partie souterrain), la voie Georges-Pompidou à l’est, le long de la Seine, les ponts le reliant aux 7e et 15e arrondissements ainsi que les rues et grandes artères le reliant aux 8e et 17e arrondissements.

    Principales rues et voies

    Place de l’Étoile

    Ponts

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    Projets et développements

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    Si le 16e arrondissement est un des arrondissements les plus bâtis et les plus peuplés de Paris, à condition de le considérer dans sa partie utile (c'est-à-dire sans le bois de Boulogne, qui dispose, par ailleurs, d'un statut particulier), il est également un des rares arrondissements parisiens à disposer d'une réserve de terrains à bâtir, notamment sur sa périphérie. C'est ce qui a amené la mairie de Paris à y promouvoir un certain nombre de grands projets immobiliers. Ils répondent à un double objectif affiché par l'ancien maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë : supporter la croissance démographique de Paris d'une part et augmenter la mixité sociale d'autre part. Depuis la vente des immeubles appartenant à la municipalité entre le boulevard Suchet et le bois de Boulogne, l'arrondissement possède en effet un des plus faibles taux de logements sociaux de Paris (seulement 2,5 % contre les 20 % imposés par la loi)[11].

    Ces projets, situés sur la friche libérée par la SNCF à proximité de la gare d'Auteuil-Boulogne, sur les marges du bois de Boulogne à la Porte Dauphine et dans le parc Sainte-Périne, ont déchaîné la colère des élus et des riverains de l'arrondissement. Les associations de quartier critiquent notamment le gigantisme des projets (des immeubles de dix étages en moyenne), le bétonnage des espaces verts et l'absence de cohérence architecturale avec l'environnement haussmannien des projets. En juin 2010, le maire de l'arrondissement, Claude Goasguen, a dénoncé ces projets comme des éléments d'une politique volontaire et globale visant à brimer les « ennemis de classe » (c'est-à-dire les quartiers bourgeois, votant traditionnellement à droite), au même titre que la fermeture du stade Jean-Bouin aux élèves des lycée du quartier ou la réduction de près de 40 % du budget de l'arrondissement par les services de l'hôtel de Ville[12].

    Lancés en 2005, ces projets sont sur le point d'être achevés[13].

    Bâtiments et installations

    Monuments et lieux remarquables

    Bâtiments officiels

    L’arrondissement compte plus de 90 représentations diplomatiques, soit plus de 40 % des représentations diplomatiques présentes en France.

    Hôpitaux

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    Établissements scolaires et universitaires

    Enseignement public 
    Enseignement privé sous contrat 
    Enseignement privé hors contrat 

    Lieux de cultes

    Églises catholiques 

    L’arrondissement compte :

    ainsi que l’abbaye Sainte-Marie de Paris.

    Églises catholiques orientales 

    Il y en a deux : l’une suit le culte catholique russe (Église catholique russe) et l’autre le culte catholique byzantin (rite catholique byzantin roumain Saint-Georges).

    Églises orthodoxes 

    Il y en a trois dans l’arrondissement (Église orthodoxe russe, Église orthodoxe grecque, Église orthodoxe russe à l’étranger).

    Missions catholiques étrangères 

    Il y en a une espagnole (Mission du Cœur immaculé de Marie) et une allemande (Mission Saint-Albert le Grand).

    Synagogues 

    Il y en a deux (Union libérale israélite de France et Culte traditionnel israélite)

    Temples protestants 

    Il y en a deux (Église réformée d’Auteuil et Église réformée de l’Annonciation).

    Complexes sportifs

    Stades

    Parc des Princes

    Hippodromes

    Espaces verts

    Le 16e arrondissement comprend, hors Bois de Boulogne, 52 hectares d'espaces verts, pour 31 squares et jardins.

    Parcs et bois

    Les serres d’Auteuil
    Parc du Ranelagh

    Jardins

    Île aux Cygnes (appartient au XVe)

    Squares

    Marchés

    L'arrondissement compte six marchés de plein air[14] : Auteuil, Gros-La-Fontaine (ex - Avenue de Versailles), Point du Jour, Président Wilson, Amiral Bruix et Porte Molitor (ex- Exelmans).

    L'arrondissement compte également deux marchés couverts[14] : Saint-Didier et le Marché de Passy.

    Économie et tourisme

    Réplique de la Statue de la Liberté, sur l'Île aux Cygnes.

    Revenus de la population et fiscalité

    En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 48 745 €, ce qui place le 16e arrondissement au 3e rang parmi les 20 arrondissements de Paris[15].

    Culture

    Musées

    Cinéma

    Les salles de cinéma actuelles

    Les salles de cinéma disparues

    Le seizième arrondissement dans le cinéma

    Théâtre

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    Télévision

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    Arts

    Article détaillé : Art nouveau à Paris.

    Personnages célèbres

    Personnages célèbres nés dans l'arrondissement

    Personnages célèbres liés à l'arrondissement

    Henri Martin (historien) fut maire du 16e arrondissement à plusieurs reprises.

    Transports en commun

    Métro, RER et bus

    L'arrondissement est desservi par :

    Vélib'

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    Conformément à la codification Vélib', les stations de l'arrondissement porte un numéro débutant par 16, suivi de trois chiffres.

    L'arrondissement compte 63 stations, numérotées de 16001 à 16135[19].

    Autolib'

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    Le service Autolib', disponible à Paris et dans une partie de son agglomération, est largement disponible aux habitants et visiteurs de l'arrondissement, avec une trentaine de stations.

    Projet

    Littérature

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    Héraldique et logotype

    Blasonnement :
    « Coupé : au 1er parti au I de gueules au château de la Muette d'argent, ajouré du champ, accompagné en chef d'une fleur de lis d'or accostée de deux croisettes du même, au II d'argent à trois chevaux galopant de sable, bridés et sellés d'or, au 2e d'azur à trois arbres arrachés d'or, 2 et 1[20]. »
    « Coupé : au 1er, de gueules, au château de la Muette d’argent, ajouré du champ, accompagné en chef d’une fleur de lis d’or accostée de deux croisettes du même, parti d’argent, à trois chevaux galopant de sable, bridés et sellés d’or ; au 2e, d’azur, à trois arbres arrachés d’or[21]. »

    Notes et références

    1. Population légale Insee au 1er janvier 2014 (population au 1er janvier 2011).
    2. 16,37 km2 avec le Bois de Boulogne.
    3. Source : article R. 2512-1 du Code général des collectivités territoriales (partie règlementaire), sur Légifrance.
    4. Archives de Paris - V4E 1945 - p. 25
    5. « Où habitent les riches ? », Le Parisien, 17 avril 2013 (lire en ligne)
    6. 1 2 3 Baptiste Bouthier et Émilie Coquard, « Le XVIe est-il un arrondissement de Paris comme les autres ? », liberation.fr, 17 mars 2016.
    7. BFM BUSINESS, « ISF: découvrez combien de contribuables le paient dans votre ville », sur BFM BUSINESS (consulté le 13 mars 2016)
    8. http://www.capital.fr/finances-perso/dossiers/les-80-communes-ou-se-concentrent-les-plus-hauts-revenus
    9. Michel et Monique Pinçon-Charlot, "Entre-soi ou mixité sociale ?", Paris Projet, octobre 2003, no 34-35, p. 112-117.
    10. 2044 logements soit 2,5 %. C'est un taux équivalent à celui qu'on retrouve dans le 6e arrondissement (615 logements soit 2,5 %), mais nettement supérieur à ce qu'on peut rencontrer dans le 8e arrondissement (425 logements soit 2 %), ou plus encore dans le 7e (376 logements, soit 1,2 %). Pour rappel, le taux global de logements SRU par rapport aux résidences principales dans la capitale était de 15,6 % en 2008, source : le JDD, 16 juin 2010. Notons également que la loi SRU n'impose pas strictement aux arrondissements de respecter le fameux taux de 20 % de logements sociaux, mais recommande simplement que ces derniers soient répartis de façon "équilibrée et diversifiée".
    11. interview publiée dans le journal Valeurs actuelles le 17 juin 2010
    12. « Paris : des centaines de logements sociaux poussent dans le XVIe », leparisien.fr, (lire en ligne)
    13. 1 2 Site officiel de la Mairie du 16e Guide du 16e - Marchés - consulté le 9 janvier 2013
    14. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2011 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 29 avril 2017)
    15. Fiche descriptive de la salle par le site spécialisé Allociné - Consulté le 9 janvier 2013.
    16. Balzac en dira dans ses notes retrouvées sur son bureau après sa mort : « Ô, doux Passy, où peut songer, en sondant l’abîme, l’étranger solitaire ; tout y est la tranquillité et la surabondance. »
    17. selon carte d'immatriculation et d'affiliation de la Sécurité sociale N°F 1 03 03 99 622 432 10 362
    18. Paris à vélo Liste des stations Vélib' du 16e arrondissement
    19. « Histoire des armoiries du 16e », sur Mairie du 16e arrondissement de Paris (consulté le 7 novembre 2015). Lien cassé à la date du 3 juillet 2016.
    20. http://www.mairie16.paris.fr/mairie16/jsp/site/Portal.jsp?page_id=62 : « Histoire des armoiries du 16e », site officiel de la mairie de 16e arrondissement » (consulté le 3 juillet 2016)

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