Akbar

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Akbar

Akbar enfant. Miniature de 1557.

Fonction
Empereur moghol (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Tomb of Akbar the Great (en)
Père
Mère
Hamida Banu Begum (en)
Fratrie
Bakshi Banu Begum (en)
Mohammed Hakim Mirza (en)
Al Aman Mirza (en)
Conjoints
Mariam uz-Zamani (en)
Ruqaiya Sultan Begum (en)
Salima Sultan Begum (en) (à partir de )
Enfants
Jahângîr
Prince Murad (en)
Prince Daniyal (en)
Autres informations
Religion

Jalâluddin Muhammad Akbar, en persan جلال‏ الدين محمّد أكبر Jalālu d-Dīn Muḥammad ʾAkbar, (Umarkot, selon les sources le 15 octobre ou le [1],[2] - Āgrā, ) dirige l'Empire moghol de 1556 jusqu'en 1605. Il est généralement considéré comme le plus grand - akbar en arabe - Moghol.

Son enfance

Akbar est né au sein d'une dynastie cultivée[3], bien que quatre tuteurs aient tenté, sans succès, de lui apprendre à lire[3]. Une raison possible est qu'il ait été dyslexique, ce qui pourrait expliquer par ailleurs sa capacité mémorielle très élevée[3].

Le guerrier

En 1556, il succède à son père Humâyûn à la tête du petit royaume musulman que ce dernier a regagné à la fin de sa vie après son exil en Perse. Il est âgé alors de 14 ans et son tuteur Bairam Khân va assurer sa régence. Grâce à son aide et celle de ses troupes, Akbar remporte, la même année, la bataille de Pânipat sur les troupes au service des Afghans du Bihar.

Il décide en 1560 de se libérer de la tutelle de Bairam Khân et met fin à sa régence. Ce dernier n'ayant pas accepté son éviction se rebelle, mais est rapidement écrasé. Dorénavant, Akbar règne en maître incontesté sur le nord de l'Inde.

Akbar agrandit son empire en faisant la conquête du Goujerat en 1573, du Bengale en 1576, du Sind en 1590, de l'Orissa en 1592 et du Balouchîstân en 1594. Au décès de son frère Hakîm, roi de Kaboul, en 1585, il hérite du Cachemire. Il se lance ensuite à la conquête du sud de l'Inde.

Le réformateur et mécène

Akbar
Akbar tenant conseil en présence des jésuites Rodolfo Acquaviva et Francisco Henriques, vêtus de noir

Akbar fait preuve d'un grand talent d'administrateur et continue le travail de réorganisation commencé par Sher Shâh Sûrî, qui avait chassé son père hors de l'Inde. Il divise son territoire en 15 provinces, avec à la tête de chacune un gouverneur militaire, le Nawâb Nazîm, et un administrateur civil, le Dîwân qui en contrôle les finances. Il établit un impôt sur les terres agricoles correspondant au tiers de la valeur de la récolte. Tolérant en matière de religion, il abolit, en 1563, la jiziya, l'impôt levé en terre d'Islam sur les non-musulmans, les taxes sur les pèlerinages; il épouse une princesse hindoue, Jodha Bai, la fille du râja d'Amber Bihârî Mal, mère de son fils et successeur Jahângîr, et accueille des hindous dans son administration et ses armées, ce qui lui entraînera des alliances avec les royaumes Rajputs.

À partir de 1561, il réforme l’administration de l’empire. Il charge l’eunuque Itimad Khan (Khwaja Malik I'timad Khan) d’accroître les rentrées du pouvoir central aux dépens des gouverneurs de province. Pour réaliser la centralisation, Akbar doit mettre au pas les factions ethniques, les oulémas et enfin les clans centre-asiatiques. Le système de l’iqtâ est supprimé. L’administration peut prélever directement les impôts et payer en espèces les dignitaires de l’Empire. Devant une grande révolte provoquée par ces réformes, Akbar devra revenir en arrière dans les années 1580[4].

D'une grande ouverture intellectuelle et religieuse il invite des représentants des grandes religions à débattre devant lui de questions religieuses. Des jésuites de Goa y sont également invités[5]. De ces débats et recherches, il tire, en 1581, une religion de la lumière appelée Dîn-i-Ilâhî, idéologie religieuse syncrétiste empruntant à l'Islam, au Christianisme et surtout au Jainisme. Il espérait promouvoir cette religion comme facteur unifiant de son empire. Il autorise à nouveau la construction de temples hindous mais interdit la satî, le suicide des veuves.

Mausolée d'Akbar à Sikandra près d'Āgrā
La façade du Mausolée d'Akbar

Pour célébrer sa victoire sur le Gujerat, il ordonne la construction (1569-1576) d'une nouvelle capitale à Fatehpur-Sikrî, près de Āgrā, où il encourage un nouveau style architectural mélangeant influences musulmanes et hindoues. Akbar élabore un véritable rituel de cour. À Fatehpur-Sikrî, ses apparitions en public sont programmées et il traite les affaires courantes dans un hall ouvert à tous (cérémonie du darbar). Il fait de nombreuses réformes administratives et prend des mesures en faveur des paysans. Fatehpur-Sikrî est rapidement abandonnée car manquant gravement d'eau (1586). Il s'installe à Lahore, plus près de régions instables. Il attire des peintres en miniatures persans.

Les dernières années du règne d'Akbar sont marquées par les rébellions fréquentes de son fils Salim, le futur empereur Jahângîr. Il meurt à Āgrā le de dysenterie. Un superbe mausolée en marbre blanc et grès rouge élevé par son fils à Sikandra au nord-ouest de la ville, recueille sa dépouille. Sa tombe sera profanée par les Jâts, des agriculteurs révoltés, et ses restes dispersés.

Épouses, concubines et descendance

Concubines

Notes et références

  1. (en) Mariam Uz-Zamani, « REAL Date of Birth of Akbar & Akbar's Horoscope | Was Akbar a Title ? » (consulté le 8 mars 2017)
  2. (en) Vincent Arthur Smith, « Akbar the Great Mogul, 1542-1605 », sur archive.org (consulté le 8 mars 2017)
  3. 1 2 3 (en) John F. Richards, Gordon Johnson, The Mughal Empire, Cambridge University Press, , 337 p. (ISBN 0-521-56603-7, lire en ligne), p. 35
  4. Claude Markovits, A history of modern India, 1480-1950, Anthem Press, (ISBN 9781843311522, présentation en ligne)
  5. Lettre d'invitation dans : John Correia-Afonso, Letters from the Mughal court, Bombay, 1980.

Annexes

Culture populaire

Liens externes

Articles connexes

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