André Chastel

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André Chastel

Naissance
Paris
Décès (à 77 ans)
Paris
Nationalité Français
Pays de résidence France
Diplôme
Profession
Enseignant/Universitaire
Activité principale
Directeur d'études à l'École pratique des hautes études (1951-1978)
professeur à la Sorbonne (1955-1971)
professeur au Collège de France (1971-1984)
Autres activités
chroniqueur au quotidien Le Monde (1944-1988)
vice-président (1962-1974) puis président (1974-1981) de l'Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France
Formation

André Chastel, né à Paris le et mort à Paris le , est un historien de l'art français, spécialiste de la Renaissance italienne.

Biographie

Admis à l'École normale supérieure en 1933, André Chastel suit les cours d'Henri Focillon en Sorbonne et devient agrégé de lettres en 1937[1],[2]. Par l'intermédiaire de Hugo Buchthal et Jean Seznec, il fréquente les chercheurs de l'Institut Warburg de Londres et est influencé par les travaux de Fritz Saxl et l'iconologie d'Erwin Panofsky, et notamment par l'ouvrage Dürers Melencolia I.

A. Dürer, Melencolia I (1514).

D'abord professeur de lycée (Le Havre), il est mobilisé en 1939 comme lieutenant, fait prisonnier et interné à l'Oflag III C de Lübben-Spreewald. Libéré en février 1942, il réintègre l'enseignement secondaire (nommé à Paris lycée Voltaire, 1942-1944), Chartres (lycée Marceau, 1944-1945), Saint-Maur-des-Fossés (lycée Marcelin-Berthelot, 1948-1949), Paris (lycée Carnot, 1949-1951). À l'été 1942, il est chargé de faire l'inventaire de l'atelier du peintre Édouard Vuillard[1]. Nommé assistant à l'Institut d'art et d'archéologie de la Sorbonne de 1945 à 1948, il soutient en 1950 une thèse de doctorat ès-Lettres[2], sous la direction de l'historien Augustin Renaudet, intitulée « Art et humanisme à Florence au temps de Laurent le Magnifique. Étude sur la Renaissance et l'humanisme néo platonicien », publiée en 1959 et plusieurs fois rééditée.

Il est élu directeur d'études à l'École pratique des hautes études (EPHE), où il succède à Augustin Renaudet[2], de 1951 à 1978. Il est également élu professeur à l'Institut d'art et d'archéologie de la Sorbonne en juillet 1955[2], succédant à Pierre Lavedan. Il devient professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Art et civilisation de la Renaissance en Italie[2], de 1970 à 1984. Il est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1975[1].

Institut d'art et d'archéologie, Paris.
Collège de France, Paris.
Institut national d'histoire de l'art, Paris.

Proche d'André Malraux à l'époque où celui-ci est chargé du ministère des Affaires culturelles, André Chastel est à l'origine, avec l'historien Marcel Aubert, de la création de l'Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, le 4 mars 1964[3]. Il est vice-président de la Commission nationale chargée de l'Inventaire de 1964 à 1974, puis président après la mort de Julien Cain (1974-1984). Sous la présidence de François Mitterrand, il milite pour la création d'un institut d'histoire de l'art sur le modèle de l'Institut Courtauld de Londres, ce qui prend forme avec la création de l'Institut national d'histoire de l'art, en 2001.

Collaborateur du quotidien Le Monde, mais aussi de revues telles que L'Œil ou Médecine de France, André Chastel a fondé trois revues au cours de sa carrière :

Il a occupé les fonctions de vice-président du Comité international d'histoire de l'art (CIHA) de 1969 à 1985, et de président du Centro internazionale di studi di architettura Andrea Palladio (it) (CISA Palladio, Vicence). Il a été membre de nombreuses sociétés savantes et académies : Société des Antiquaires de France (1959) ; Instituto Veneto delle Scienze, arti e lettere, Padoue (1960) ; Accademia Toscana di Scienze e lettere la Colombaria, Florence (1972) ; Accademia Ateneo Veneto (1974) ; Accademia Arcadia (1975) ; Académie des Lyncéens (1976) ; Accademia Olympica (1979).

Proche de plusieurs artistes de sa génération, comme Étienne Hajdu, André Masson, Nicolas de Staël, il s'est intéressé à l'art moderne, et a écrit sur Édouard Vuillard, Nicolas de Staël, Léon Gischia et Sergio de Castro.

André Chastel a formé toute une génération d'historiens de l'art, conservateurs et universitaires, parmi lesquels Daniel Arasse (directeur d'études, EHESS), Pierre Arizzoli-Clémentel (conservateur général, Musées), Françoise Boudon (CNRS), Georges Brunel, Monique Chatenet (CNRS), Sylvie Deswarte-Rosa (professeur, université Lyon-2), Bruno Foucart (professeur, université Paris 4-Sorbonne), Pierre Georgel (conservateur général, Musées), Jean Guillaume (professeur, université Paris 4-Sorbonne), Françoise Hamon (conservateur-Inventaire puis professeur, université Paris 4-Sorbonne), Dominique Hervier (conservateur général, Monuments historiques), Françoise Levaillant (directrice de recherche, CNRS), Christiane Lorgues-Lapouge, François Macé de Lépinay, Claude Mignot (professeur, université Paris 4-Sorbonne), Monique Mosser (CNRS), Daniel Rabreau (professeur, université Paris 1-Panthéon/Sorbonne), Pierre Vaisse (professeur, université de Genève], Henri Zerner (professeur, université Harvard), etc.

Ses archives sont déposées à l'Institut national d'histoire de l'art[4].

Principales publications

À titre posthume :

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Webographie

Filmographie

Article connexe

Lien externe

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