Architecture romane

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L'architecture romane s'est développée en Europe au cours du Moyen Âge (v. 950 ~ XIIe siècle). Il est possible de la caractériser par la réinterprétation de la voûte romaine antique, généralement en plein cintre. Les colonnes qui supportent les arcs sont typiquement cylindriques et surmontées de chapiteaux souvent sculptés avec des représentations d'animaux, de plantes ou encore de symboles plus ou moins géométriques.

La terminologie « art roman » apparaît pour la première fois en 1818.

Difficulté d'une définition précise

Toute définition de l'architecture romane telle que celle qui précède est nécessairement réductrice dans la mesure où cette architecture recouvre des réalisations d'une grande variété et construites sur une longue période. On attribue parfois le qualificatif de « roman » à des édifices dont la datation est très incertaine, simplement parce qu'on y retrouve des techniques ou une ambiance qui semblent romanes à l'observateur moderne : voûte en berceau, arc en plein cintre ou chapiteaux historiés par exemple… En fait, il existe des édifices romans charpentés et non voûtés (dans les pays scandinaves surtout), tandis que le berceau en plein cintre est plutôt l'exception par rapport à l'arc légèrement brisé. Enfin, bien des chapiteaux romans ne sont pas historiés.

On peut donc définir l'architecture romane sur des critères plus subjectifs, plus ou moins bien étayés par ce que nous croyons savoir des interprétations religieuses de ces époques. On pourrait donc dire, même si cette présentation s'applique mal au caractère ascensionnel des grandes églises auvergnates, que l'architecture romane, notamment dans les édifices de petite taille, procure au visiteur le sentiment d'une certaine massivité qui évoque plus l'ombre, la pénombre ou cette « lumière profonde » dont parle Yves Bonnefoy que les envolées lumineuses des verrières gothiques.

Une interprétation veut que cette architecture ne relève pas d’une ascendance pour une finalité glorieuse, mais plutôt d’une « transcendance vers le bas », d’une forme cryptique et initiatique par une ambiance de mystère originel. En fait, l'expérience de la lumière dans l'église chrétienne est décidée dès la construction des premières basiliques chrétiennes, mais la poussée due au choix de lourdes voûtes en pierre (remplaçant les voûtes à charpente dans les grands édifices ou pour échapper aux incendies des charpentes en bois) oblige à renforcer les murs et y percer des baies étroites : cette « lumière profonde » résulte donc plus d'une contrainte technique que d'un choix liturgique. Ainsi, lors du deuxième âge roman différentes voûtes sont créées (voûte d'arête, voûte en croisée d'ogives) et renforcées avec différents contrebutements (demi-berceaux des tribunes) ou épaulements (contreforts), ce qui permet de faire entrer la lumière en perçant de plus grandes baies dans les surfaces murales[1].

Les historiens de l'art ont cependant tenté de caractériser l'architecture romane par ses modes de couvrement (voûtes en berceau et en arête, coupole), de supports (murs épais pourvus ou non d'arcatures et percés généralement de petites fenêtres en plein cintre, murs renforcés de colonnes engagées à l'intérieur ou de contreforts à l'extérieur) et sa grammaire décorative (répertoire d'oves, de perles, de frettes, palmettes et rinceaux, roses et feuilles d'acanthe, chapiteaux ioniques et corinthiens)[2].

Contexte historique

Basilique San Pietro de Tuscania (province de Viterbe), XIe siècle

L'architecture romane est issue de l'architecture carolingienne et se développe en parallèle de l'architecture ottonienne.

L'architecture carolingienne est issue d'un renouveau intellectuel lié à Charlemagne et à son couronnement par le pape. Charlemagne devient ainsi l'héritier de l'Empire romain. Et c'est en réunissant à sa cour de grands érudits issus de tout l'Empire qu’il crée un renouveau intellectuel dans les domaines de l'art, de l'écriture et de la vie spirituelle, qui se caractérise par un retour aux modèles antiques : la renaissance carolingienne. Avec la mort de Charles le Chauve en 877, l'Empire ainsi que l'art carolingien prennent fin. Les Barbares envahissent le territoire favorisant les premières constructions romanes connues, les châteaux forts, et donc la féodalité.

La bataille de Hastings permet aux Normands d’occuper l'Angleterre. Ils créent un art roman spécifique à partir du XIe siècle.

Otton Ier, pour sa part, maîtrise le système féodal germanique. Il favorise la création d'un art ottonien au service de la magnificence de l'image impériale.

Le centre intellectuel de la féodalité se situe essentiellement dans les abbayes et les monastères où se développe l'art architectural roman. Le premier art roman naît alors, regroupant l'ensemble des expériences et créations nouvelles dans le reste de l'ancien Empire (c'est-à-dire sans la Normandie, ni la Saxe).

Les sources d'inspirations sont tirées de livres comme le manuscrit de Saint Gall ou le Physiologue dont les origines remontent à l'Égypte au IIe siècle de notre ère pour ce dernier.

Caractéristiques principales des édifices religieux romans

Plan

Le plan type d'église correspond à l'espace nécessaire aux différentes fonctions et aux différents groupes de personnes. Plusieurs solutions sont trouvées par les architectes romans afin de répondre, pour les églises les plus grandes, à deux contraintes : disposer les autels secondaires dans des chapelles dédiées et favoriser la circulation des fidèles et des officiants autour de ces autels et des reliques. Les principaux dispositifs retenus sont le plan basilical sans transept à une ou trois nefs (premier âge roman) ; le plan en croix latine avec la nef suivie par un transept saillant, un chœur à chapelles alignées ou à chapelles orientées et échelonnées (typique du plan bénédictin ; le plan en croix latine avec chœur à déambulatoire et à chapelles rayonnantes. C'est ce dernier dispositif, particulièrement adapté pour les églises de pèlerinages et favorisant la superposition harmonieuse de volumes depuis les absidioles jusqu'au chœur, qui aura la postérité la plus grande. « S'inspirant peut-être de certaines basiliques romaines, les constructeurs romans mettent au point un plan répondant à la fois aux nécessités de la liturgie et à des considérations pratiques de circulation »[3]. Ce plan cruciforme avec un transept saillant est issu de lointains prototypes basilicaux de Rome (basilique Saint-Paul-hors-les-Murs et Saint-Pierre) ou de Thessalonique (Hagios Demetrios) qui disposent d'un transept dès le IVe siècle[4].

Élévation

Les édifices charpentés ont une élévation à un ou deux niveaux : le premier niveau correspond aux grandes arcades du vaisseau central qui ouvrent sur les collatéraux et qui sont surmontées par un deuxième niveau (tribunes apportant à la nef un éclairage indirect ou fenêtres hautes apportant un éclairage direct). Dans les églises voûtées en pierre, les architectes romans sont confrontés au poids important du couvrement qui développe une poussée oblique sur les murs, tendant à les écarter et compromettant sérieusement la stabilité de l'édifice. Ils adoptent d'abord un plan compact et simple avec des édifices bas aux ouvertures réduites pour ne pas fragiliser les murailles, des murs épais et raidis par les contreforts. Les maîtres d'œuvre se résignent initialement à adopter des solutions pondérées, privilégiant la ligne horizontale par des développements en largeur, mais certains avec hardiesse prennent le parti de la verticalité et de la luminosité sans posséder encore les moyens techniques des architectes gothiques[5]. Dans la seconde moitié du XIe siècle, la voûte de pierre est généralisée dans tous les édifices, et les problèmes d'équilibre globalement maîtrisés. Les bâtisseurs romans peuvent dès lors mettre au point différents partis permettant de maintenir la stabilité de la structure tout en assurant un éclairage périphérique ou supérieur qui assure par des jeux d'ombre et de lumière l'animation de l'édifice ou crée un équilibre visuel : élévation à deux, trois (arcades, tribunes ou faux triforium, fenêtres hautes) ou quatre niveaux (arcades, tribunes, triforium, fenêtres hautes). Un cas particulier concerne les nefs à séries de coupoles qui présentent au maximum le compartimentage du volume intérieur. Les maîtres d'œuvre peuvent aussi se consacrer à l'ornementation de leurs édifices au niveau des tympans, des voussures et chapiteaux[6].

Ces différentes types d'élévations permettent de nuancer la vision de l'église romane relativement sombre en raison de l'épaisseur de ses murailles percées d'étroites meurtrières et de la parcimonie de ses ouvertures (l'historien Eugène Lefèvre-Pontalis ayant employé les expressions de « nefs sans fenêtres » ou de « nefs obscures »), opposée à l'église gothique baignée de lumière[7].

Façade principale

Portail roman.
Le portail royal à statues latérales, à tympan, linteau et voussures sculptées de la cathédrale de Chartres sera, comme celui de la basilique Saint-Denis, un modèle pour les cathédrales gothiques[10].
Un corbeau roman (église du palais impérial d'Ingelheim).

La façade typique, occidentale, est du type façade à pignon avec une composition en quadrillage divisée en trois registres rythmés par des lignes horizontales (bandeaux, corniches, larmiers). Son registre inférieur s'ouvre sur un portail unique en plein cintre et à voussures. Le second registre est un mur percé d'ouvertures (oculus, fenêtre voire rosace polylobée ou à remplage rayonnant, ouverte dans l'axe de la nef) ou d'arcatures et amorti par un pignon qui forme le registre supérieur. La grande invention de l'architecture romane a consisté à animer le soubassement et le portail d'une importante décoration sculptée (linteau, trumeau pour donner à l'accès plus de largeur, tympan souvent historié)[11]. Les piédroits sont particulièrement sculptés et peuvent constituer à eux seuls les articulations de l'entrée solennelle. Les églises modestes ont un portail unique, les plus importantes l'encadrent par deux portails secondaires. Les architectes romans ont joué avec l'épaisseur du mur de la façade, pour repousser la porte à l'arrière-plan et créer des plans successifs afin d'obtenir des ébrasements. Dans le deuxième quart du XIIe siècle, les artistes romans substituer aux colonnes des ébrasements des statues. L'arc de décharge dont la fonction est de soulager le linteau est progressivement transformé en plusieurs arcs, les voussures de plus en plus larges vers l'extérieur et qui meublent les ébrasements. La multiplication des voussures fait saillir les portails au-devant des façades et aboutit au porche à ébrasement à ressauts. La sculpture, d'abord limitée aux chapiteaux des colonnes des ébrasements, envahit tout le portail à la fin du XIe siècle[12].

Dans la composition de ce quadrillage, interviennent les contreforts, éléments verticaux. Généralement massifs, ils peuvent être plats, saillants ou façonnés en forme de colonnes engagées simples ou couplées[11].

Les maîtres d'œuvre romans optent parfois pour le massif occidental, l'église-porche ou la façade harmonique (façade symétrique à trois portails, le central plus large, les deux latéraux surmontés de tours abritant les cloches) inventée par les architectes normands et qui sera reprise dans toutes les grandes cathédrales gothiques. Certains choisissent une façade-écran ou un clocher-porche.

Les fenêtres n'ont, en général, ni tympan, ni remplage. Les architectes utilisent le simple ou double ébrasement pour que la lumière pénètre davantage dans l'édifice. Elles sont fermées par des châssis de bois vitré ou des vitraux, parfois elles sont closes de simples dalles de pierre ajourées appelées transennes[13].

Exemples d'architecture romane

Allemagne

Chevet de St. Kunibert (Cologne)
Intérieur de la cathédrale de Spire

Belgique

Édifices religieux

L'imposant avant-corps occidental de la Collégiale Sainte-Gertrude de Nivelles
Les cinq tours romanes de la Cathédrale Notre-Dame de Tournai

Édifices civils

Espagne

France

L'architecture romane ne se développe pas au même moment dans les différentes régions françaises. L'apogée est atteint vers 1130 en Languedoc (Abbaye Saint-Pierre de Moissac), dans le Poitou, en Bourgogne (Vézelay, cathédrale d'Autun) ; l'Auvergne développe un style spécifique au milieu du XIIe siècle ; enfin, le Sud-Est connaît des développements remarquables à la charnière du XIIIe siècle, alors même que la France du Nord voit le développement des grandes cathédrales gothiques.

Les spécificités régionales ne doivent cependant pas être exagérées ; la mobilité des techniciens d'alors fait qu'on peut trouver des points communs à des édifices géographiquement distants. De plus le choix de tel élément stylistique peut dépendre des goûts du commanditaire ou de l'expérience des architectes.

Poitou-Charentes

Le Poitou, l'Angoumois et la Saintonge ont développé des aspects spécifiques au début du XIIe siècle.

On peut rencontrer des tours-clochers à flèche de pierre, ou des nefs à files de coupoles.

Le portail est le plus souvent dépourvu de tympan ; en revanche il est embelli par une riche archivolte sculptée où chaque pierre représente un personnage.

Charente
Église Saint-Cybard de Plassac-Rouffiac
Charente-Maritime
Église Sainte-Radegonde de Talmont-sur-Gironde
Vienne

Limousin

Le Limousin n'est pas un grand centre de l'art roman, mais sa position de confins lui a valu de subir les influences des grandes écoles comme le Languedoc et le Poitou. La majorité des édifices romans parvenus jusqu'à nous est constituée de petites églises rurales aux caractéristiques souvent proches. Ainsi, elles possèdent très souvent un clocher dit à peigne, le mur Ouest forme un imposant massif percé de deux ou trois petites baies en plein cintre où se situent les cloches. L'autre spécificité limousine, mais qui est sensiblement moins courante, est le clocher dit "limousin". Le meilleur exemple est celui de Saint-Léonard-de-Noblat en Haute-Vienne. Les premiers étages sont à plan carré, les étages supérieurs sont de plan octogonal ; le passage entre les deux plans se fait par l'intermédiaire de gâbles. Les étages sont toujours percés de baies en plein cintre, le plus souvent géminées ; le clocher est coiffé d'une flèche en pierre qui a le plus souvent été remplacée par des toits charpentés. Enfin, une spécificité est le boudin limousin, sorte de cylindre de pierre qui entoure les baies. Les édifices cités dans les sections suivantes sont les plus importants et les plus beaux du Limousin, les églises secondaires ne pouvant figurer dans cet article généraliste.

Corrèze
Haute-Vienne

Périgord

Auvergne

L'Auvergne est l'un des principaux foyers de l'architecture romane française en raison du développement des ordres monastiques : Aurillac, Cluny, Mauriac, La Chaise-Dieu.

Article détaillé : Art roman auvergnat.
Églises majeures
La « pyramide auvergnate » de Saint-Nectaire

Dix églises du Puy-de-Dôme ont reçu l'appellation d'« églises majeures » et permettent de définir l'architecture romane auvergnate majeure. Construites par les moines bénédictins de La Chaise-Dieu ou dans un style défini par eux, elles semblent avoir pris pour modèle l'ancienne cathédrale romane de Clermont-Ferrand, aujourd'hui remplacée par un édifice gothique. Ces églises se caractérisent par les éléments suivants : - une façade occidentale peu soignée, car soumise aux intempéries ; l'entrée est petite et peu décorée. - un chevet constitué par la superposition de plusieurs couches formant la « pyramide auvergnate » : chapelles rayonnantes, chevet, massif barlong (surmontant le transept et assurant la stabilité de l'édifice) et clocher octogonal, dans une composition splendide. - une décoration extérieure élégante, mais discrète, souvent d'inspiration byzantine. Noter la polychromie des matériaux. - un intérieur sobre et invitant à la méditation spirituelle : le fidèle est conduit de l'obscurité de la nef vers la clarté et la splendeur du chœur, de la misère du monde vers la vie éternelle. - des chapiteaux historiés soumis à des conventions de représentation particulières.

Les cinq églises majeures de type complet qui subsistent sont :

Cinq autres églises majeures de type incomplet s'y ajoutent :

Cette dernière adoptait jusqu'au XVe siècle le plan de type basilical et les éléments qui caractérisent les cinq églises évoquées ci-dessus. Mais des tremblements de terre en 1477 et 1490 ont conduit à un remaniement profond de son architecture. De roman, il ne reste à Mozac que la nef centrale et le bas-côté nord. Tout le reste a été reconstruit en style gothique.

Églises mineures

Depuis quelques années, et comme pour les édifices civils, on a cessé de se focaliser sur les grands édifices spectaculaires pour se pencher sur l'ensemble du corpus des églises prieurales et paroissiales, y compris les plus modestes. Derrière la grande variété de la sculpture se dessine un type très clair d'architecture : - chœur polygonal à l'extérieur (disposition habituelle des fana polygonaux), parfois rond à l'intérieur, - arcatures aveugles reposant sur des colonnes engagées, - voûte en cul-de-four, - arc triomphal, - maçonnerie d'appareil soigné, - nef plus simple avec porte ouvrant au sud (disposition conservée des fana), - chapelles collatérales créées postérieurement, - clochers à peigne, - sculptures aux motifs très archaïques (monstres, rinceaux, damiers, entrelacs), mais soignés.

Velay

Bien qu'aujourd'hui le Velay soit une partie de la région Auvergne, ce n'était pas le cas après 1073, à l'époque où l'art roman s'est épanoui. Le Puy-en-Velay, autrefois Le Puy-Notre-Dame, était l'un des plus grands centres de pèlerinage en France et le point de départ d'une des routes menant à Saint-Jacques-de-Compostelle. Son monument le plus célèbre est la cathédrale Notre-Dame du Puy dont l'architecture ne doit rien aux monuments des régions environnantes.

Lorraine

La Lorraine était à la convergence de différentes variétés du style roman et du préroman, le plan roman-rhénan de la cathédrale de Verdun est caractéristique de la région. La ville de Metz abrite également, l'Église Saint-Pierre-aux-Nonnains remontant à la fin du IVe siècle et qui passe pour être l'une des plus vieilles de France

À noter les églises fortifiées de Lorraine, d'architecture défensive.

Normandie

Les églises du groupe normand se signalent par des nefs étroites et hautes, sans voûtes, mais couvertes en charpente ; une élévation à trois niveaux.

Bourgogne et Val de Loire

Le roman bourguignon se caractérise par des voûtes en berceau brisé scandées par des arcs doubleaux, un triforium (arcature aveugle) surmonté de petites fenêtres, des pilastres cannelés.


L'abbaye de Cluny :

La Priorale de Paray-le-Monial :

Provence

Saint-Restitut : portail à l'antique

La Provence possède, comme l'Auvergne et la Bourgogne, beaucoup d'édifices romans dont certains figurent parmi les plus célèbres de France.

L'art roman provençal présente comme particularité d'être fortement influencé par l'antiquité romaine par le biais des nombreux vestiges romains subsistant en Provence.

Il a emprunté de nombreuses caractéristiques stylistiques à l'architecture de l'antiquité gréco-romaine :

La Provence compte également trois abbayes cisterciennes (appelées les Trois sœurs provençales) qui illustrent à merveille l'art cistercien :

Article détaillé : Art roman provençal.

Sud-Est (hors Provence)

Languedoc

Article détaillé : Art roman languedocien.

L'art roman languedocien reflète de nombreuses influences dues à la position de carrefour du Languedoc : l'influence de l'antiquité romaine, l'influence de l'architecture wisigothique, l'influence de l'art roman lombard et l'influence de l'architecture hispano-mauresque.

Cet art roman manifeste également certaines caractéristiques spécifiques comme un type d'appareil particulier appelé opus monspelliensis, l'utilisation ornementale de cordons de basalte noir ou encore l'abondance des églises fortifiées.

Parmi les principaux édifices religieux ayant subsisté, on peut citer les abbayes de Saint-Gilles, Saint-Guilhem-le-Désert, Sainte Foy de Conques et Saint-Pierre de Moissac mais également la Basilique Saint-Sernin de Toulouse, plus vaste édifice roman d'Europe, ainsi que de remarquables édifices civils tels que la maison romane de Saint-Gilles et l'Hôtel de ville de Saint-Antonin-Noble-Val[14],[15].

Roussillon

Après la prise de Barcelone par Al Mansur en 985, l'affirmation des différentes maisons comtales de part et d'autre de la partie orientale des Pyrénées au XIe siècle va entraîner la construction de nombreuses abbayes et églises dans ce qui est aujourd'hui les Pyrénées-Orientales avec l'aide de maçons d'origine lombarde.

Pyrénées (hors Roussillon)

Cloître de la cathédrale Saint-Lizier à Saint-Lizier, Ariège
Comminges, Couserans et comté de Foix
Gironde
Le cloître des Cordeliers, à Saint-Emilion, typique de l'architecture romane.
Béarn

Pays de la Loire

Champagne

Italie

Dôme de Lucques

Royaume-Uni

Article détaillé : Art roman en Angleterre.

Pays-Bas

Scandinavie

Europe centrale

Arménie

Église Saint-Grégoire d'Aruchavank, Arménie

Notes et références

  1. Christine Le Goff, Gary Glassman, documentaire : Les cathédrales dévoilées, 2011.
  2. Hervé Kergall, La France romane et gothique, Éditions de La Martinière, , p. 172
  3. Jean-Marie Guillouët, Mémento Gisserot d'architecture romane, Éditions Jean-Paul Gisserot, , p. 21-23
  4. René Crozet, L'art roman, Quadrige/PUF, , p. 72
  5. René Crozet, L'art roman, Quadrige/PUF, , p. 73.
  6. Claude Wenzler, Églises et cathédrales de la France médiévale, Édition de Lodi, , p. 22.
  7. René Crozet, L'art roman, Quadrige/PUF, , p. 71.
  8. Contrebutement de la voûte en berceau du vaisseau central par les collatéraux très hauts et voûtés d'arêtes.
  9. Dans cette église, le cordon constitue le prolongement des impostes sous les voûtes hautes, l'architecte laissant ainsi l'impression d'un niveau unique.
  10. Jean Villette, Les portails de la cathédrale de Chartres, Éditions J.M. Garnier, , p. 107
  11. 1 2 René Crozet, L'art roman, Quadrige/PUF, , p. 81-82
  12. Anne Prache, Cathédrales d'Europe, Citadelles & Mazenod, , p. 75
  13. Louis Grodecki, Catherine Brisac, Claudine Lautier, Le Vitrail roman, Office du Livre, , p. 39
  14. http://patrimoines.midipyrenees.fr/fr/rechercher/recherche-base-de-donnees/index.html?notice=IA00065532&tx_patrimoinesearch_pi1%5Bstate%5D=detail_simple&tx_patrimoinesearch_pi1%5Bniveau_detail%5D=N3
  15. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bulmo_0007-473x_1988_num_146_2_3109

Annexes

Bibliographie

Basse-Auvergne
Haute-Auvergne

Articles connexes

Liens externes

L'art roman en général
Sites régionaux
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