Aubin (Aveyron)

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Aubin
Le site du Fort d'Aubin.
Le site du Fort d'Aubin.

Héraldique
Administration
Pays  France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Canton Enne et Alzou
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Decazeville Communauté
Maire
Mandat
André Martinez
2014-2020
Code postal 12110
Code commune 12013
Démographie
Gentilé Aubinois
Population
municipale
3 888 hab. (2014)
Densité 143 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 31′ 43″ nord, 2° 14′ 48″ est
Altitude Min. 211 m – Max. 500 m
Superficie 27,23 km2
Localisation

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Aubin

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Aubin

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Aubin

    Aubin est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie, entre Decazeville et Firmi.

    Géographie

    Localisation

    Site

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    Histoire

    Héraldique

    De gueules au lion d'or, au chef cousu de sable chargé d'un pic et d'un marteau d'argent emmanchés d'or passés en sautoir et surchargés d'une lampe de mineur aussi d'argent allumée de gueules[1].

    Antiquité

    Lucien Mazars, auteur de nombreux ouvrages d'histoire locale écrit dans Aubin ; son histoire, des origines à la Révolution de 1789 : « la tradition [veut] qu'Aubin, qui porta le nom d'Albin jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, ait été fondée par le général romain Declus Clodius Albinus, ou en son honneur ». Or, le général Albinus n'a pas exercé de fonctions de légat en Gaule mais en Bretagne (actuelle Grande-Bretagne). Son contrôle de la Gaule a vraisemblablement été trop bref pour pouvoir fonder une ville.

    Moyen Âge

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    Le fort d'Aubin servit d'abord de forteresse puis fut occupé au Moyen Âge par les seigneurs du Rouergue.

    Époque moderne

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    Époque contemporaine

    La gare d'Aubin, dans les années 1900.

    La commune fut chef-lieu du district d'Aubin de 1790 à 1800.

    En octobre 1869, la troupe tire sur une manifestation de mineurs faisant 14 morts et 20 blessés[2]. Il s'agit de la 2e grève du Second Empire, après celle du 16 juin 1869 à La Ricamarie[3](la Fusillade du Brûlé)[réf. nécessaire]. Cette tragédie inspira l'Ode à la Misère de Victor Hugo[Note 1].

    Depuis 1858, la commune est dotée de la gare d'Aubin sur la ligne de Capdenac à Rodez.

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

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    Liste des maires

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    ? juin 1995 Lucien Mazars PS Conseiller général (1970-1994)
    juin 1995 mars 2008 Pierre Beffre PS Conseiller général depuis 1994
    mars 2008 en cours André Martinez PS Retraité
    Les données manquantes sont à compléter.

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 2].

    En 2014, la commune comptait 3 888 habitants, en diminution de -5,95 % par rapport à 2009 (Aveyron : 0,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

               Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    3 1502 9352 9542 3643 3923 0173 0783 3214 413
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    8 0487 8568 8638 8329 8649 3179 0549 0529 781
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    9 9739 9869 5749 7409 3878 3227 4957 9828 275
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
    7 8216 6356 2835 7824 8464 3604 2583 9543 888
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)

    Histogramme de l'évolution démographique

    Sports

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    Personnalités liées à la commune

    Culture et patrimoine

    Édifices religieux

    Église Saint-Blaise

    Article détaillé : Église Saint-Blaise d'Aubin.

     Inscrit MH (1942)[9]

    En venant de Decazeville, on voit apparaître cette église au style roman et gothique, de pierre blonde au clocher octogonal. À l'origine romane du XIIe siècle, elle a été remaniée aux XVe et XVIe siècles. Elle fut appelée tour à tour Notre-Dame, puis Saint-Blaise, puis Notre-Dame de l'Assomption. À l'intérieur, ce qui attire presque immédiatement l'œil, ce sont les vitraux modernes, œuvre de D. Coulet sur deux enfants du pays : Le Père Marie-Eugène de l'Enfant Jésus et Sainte Marie Émilie de Rodat.

    D'autres éléments remarquables sont à noter comme les chapiteaux, l'enfeu gothique d'un ancien prieur, le Christ en bois polychrome (XIIe siècle).

    Église Notre-Dame-des-Mines

    L'église Notre-Dame-des-Mines  Inscrit MH (2001)[10], label XXe siècle, fut construite à partir de 1942 pour remplacer l'ancienne chapelle en bois des mineurs de la mine du Banel. C'est un édifice contemporain réalisé sur les plans d'André Salvan et André Boyer, architectes à Rodez. Elle fut, par la suite, embellie par les fresques de Gabriel Genieis et les vitraux des moines d'En Calcat.

    Église du Gua

    Article détaillé : Église Notre-Dame du Gua.

    L'église du Gua  Inscrit MH (2003)[11] est un édifice de style néogothique, construite en 1865 sur les plans de Louis-Auguste Boileau.

    Édifices civils

    Cheminées d'usine

    Article détaillé : Cheminées d'usine d'Aubin.

    Ces deux cheminées d'usine  Inscrit MH (2008)[12] furent réalisées en 1847 par la Compagnie des forges et fonderies d'Aubin.

    École Jules Ferry du Gua

    Article détaillé : École Jules-Ferry du Gua.

    L'école Jules Ferry du Gua  Inscrit MH (2002)[13] est l'œuvre d’Emmanuel Brune et fut construite entre 1876 et 1880. C'est un bâtiment de 59 mètres de long et 12 mètres de large, construit sur une terrasse aménagée dominant le site du Gua, qui tranche sur l'ensemble des maisons modestes qui constituent la trame de ce faubourg.

    Patrimoine culturel

    Notes et références

    Notes

    1. « - Quel âge as-tu ? - Seize ans. - De quel pays es-tu ? D'Aubin. - N'est-ce pas là, dis-moi, qu'on s'est battu ? On ne s'est pas battu, l'on a tué. - La mine Prospérait. - Quel était son produit ? - La famine. Oui, je sais, le mineur vit sous terre, et n'a rien. Avec la nuit de plus, il est galérien. - Mais toi, faisais-tu donc ce travail, jeune fille ? - Avec tout mon village et toute ma famille, Oui. Pour chaque hottée on me donnait un sou. Mon grand-père était mort, tué du feu grisou. Mon petit frère était boiteux d'un coup de pierre. Nous étions tous mineurs, lui, mon père, ma mère, Moi. L'ouvrage était dur, le chef n'était pas bon. Comme on manquait de pain, on mâchait du charbon. Aussi, vous le voyez, monsieur, je suis très maigre ; Ce qui me fait du tort - Le mineur, c'est le nègre. Hélas, oui ! - Dans la mine on descend, on descend. On travaille à genoux dans le puits. C'est glissant. Il pleut, quoiqu'on n'ait pas de ciel. On est sous l'arche D'un caveau bas, et tant qu'on peut marcher, on marche ; Après on rampe ; on est dans une eau noire ; il faut Étayer le plafond, s'il a quelque défaut ; La mort fait un grand bruit quand tout à coup elle entre ; C'est comme le tonnerre. On se couche à plat ventre. Ceux qui ne sont pas morts se relèvent. Pas d'air. Chaque sape est un trou dont un homme est le ver. Quand la veine est en long, c'est bien ; quand elle est droite, Alors la tâche est rude et la sape est étroite : On sue, on gèle, on tousse ; on a chaud, on a froid. On n'est pas sûr si c'est vivant tout ce qu'on voit. Sitôt qu'on est sous terre on devient des fantômes. Les pauvres paysans qui vivent sous les chaumes Respirent du moins l'air des cieux. On étouffait. - Pourquoi ne pas vous plaindre aussi ? - Nous l'avons fait. Nous avons demandé, ne croyant pas déplaire, Un peu moins de travail, un peu plus de salaire. - Et l'on vous a donné, quoi ? - Des coups de fusil. Je m'en souviens, le maître a froncé le sourcil. Mon père est mort frappé d'une balle. - Et ta mère ? - Folle. - Et tu n'as plus rien ? - Si. J'ai mon petit frère. Il est infirme… » Victor Hugo, Ode à la Misère
    2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

    Références

    Annexes

    Articles connexes

    Liens externes

    Bibliographie


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