Auguste Poulet-Malassis

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Auguste Poulet-Malassis
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Par Carolus-Duran (vers 1858-1860).

Naissance
Alençon
Décès (à 52 ans)
Paris
Nationalité  France
Profession
Famille
Poulet-Malassis

Auguste Poulet-Malassis, né à Alençon le et mort à Paris le , est un éditeur et bibliographe français. Son nom est associé à celui de son ami Charles Baudelaire dont il édita Les Fleurs du mal.

Biographie

Auguste Poulet-Malassis naît le , à Alençon.

Issu d’une longue lignée d’imprimeurs alençonnais à laquelle on doit une impression de la Bible en français à la Réforme (vers 1540), il commence très jeune son apprentissage dans l’entreprise familiale. Il se lie d’amitié avec Léon de la Sicotière au lycée des jésuites d’Alençon. En 1845, il va à Paris faire des études de lettres en tant qu'élève de l'École des chartes. Il découvre aussi les bouquinistes.

Il prend part à la Révolution de 1848 en publiant son propre journal, l’Aimable Faubourien, journal de la canaille : vendu par la crapule et acheté par les honnêtes gens, qui lui vaudra sept mois de prison.

En 1855, il reprend la direction de l’imprimerie familiale avec son beau-frère, Eugène de Broise. Il ouvre une librairie à Paris, rue de Buci.

Il connaît Charles Baudelaire depuis 1850 et est devenu son ami (Baudelaire le surnomme « Coco Mal-Perché »). Le , les éditions Malassis-de Broise et le poète signent le contrat de publication des Fleurs du mal. Attaqué en justice, l'ouvrage est condamné pour outrage à la morale publique : six poèmes devront en être retirés ; Poulet-Malassis et de Broise devront débourser chacun 100 francs d’amende. Le , Baudelaire cède à l’éditeur le droit de reproduction exclusif de ses œuvres littéraires parues ou à paraître, ainsi que de ses traductions d’Edgar Allan Poe.

Auguste Poulet-Malassis édite les poètes du Parnasse, tels Théodore de Banville et Leconte de Lisle.

Mais son goût des auteurs marginaux et des textes licencieux (Nerciat, Crébillon) le conduit à la faillite, prononcée le . Condamné à la prison pour dettes, il s’exile en Belgique, où il continue d'imprimer clandestinement des textes prohibés.

Il revient à Paris en 1875. Il y décède le , en son domicile sis 59 rue de Grenelle-Saint-Germain.

Un hommage de Baudelaire à l'époque de l'exil

1re édition des Fleurs du mal de Charles Baudelaire. Paris, Poulet-Malassis et de Broise, 1857.

Tiré des poèmes divers (Fleurs du Mal) de Baudelaire :


                 XVIII

Monsieur Auguste Malassis
Rue de Mercélis
Numéro trente-cinq bis
Dans le faubourg d’Ixelles,
Bruxelles.
(Recommandée à l’Arioste
De la poste,
C’est-à-dire à quelque facteur
Versificateur)

Références

Liens externes

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