Bègles

Bègles
Bord de Garonne, l'incinérateur.
Bord de Garonne, l'incinérateur.

Blason
Administration
Pays  France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton Talence

Villenave-d'Ornon

Intercommunalité Bordeaux Métropole
Maire
Mandat
Noël Mamère
2014-2020
Code postal 33130
Code commune 33039
Démographie
Gentilé Béglais, Béglaises
Population
municipale
26 437 hab. (2014)
Densité 2 654 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 31″ nord, 0° 32′ 52″ ouest
Altitude Min. 3 m – Max. 18 m
Superficie 9,96 km2
Localisation

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Bègles
Liens
Site web http://www.mairie-begles.fr

    Bègles (Begla[1] en gascon) est une commune du Sud-Ouest de la France, dans la banlieue sud de Bordeaux, située dans le département de la Gironde en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés Béglais.

    Connue pour ses vignes jusqu'au XVIIIe siècle, puis son industrie de sécherie de morue au XIXe siècle, Bègles connaît un déclin industriel au terme du XXe siècle. La commune tend aujourd'hui à développer une spécificité dans les technologies éco-durables.

    Géographie

     Bègles au sein de Bordeaux Métropole
    Situation de la ville de Bègles au sein de Bordeaux Métropole.

    Bègles est l'une des 28 communes qui composent Bordeaux Métropole. Commune de première ceinture, elle est assise sur la rive gauche et borde la Garonne par son quartier est.

    Communes limitrophes

    Communes limitrophes de Bègles
    Bordeaux Floirac
    Talence Bouliac
    Villenave-d'Ornon Latresne

    Sur une superficie de 996 ha, Bègles bénéficie de 55 ha d’espace vert public.

    Configuration topographique

    Posé au sud de l'agglomération bordelaise, en amont sur la Garonne, le territoire se divise en deux zones topographiques sensiblement distinctes. La première dès la sortie de Bordeaux, à l'ouest-sud-ouest, forme des élévations de terre jusqu'à 11 mètres d'altitude, de condition plutôt aride. La seconde, à l'Est, présente une terre humide traversée d'esteys — ruisseaux qui se jettent directement dans le fleuve et en partie soumis aux marées — selon un axe est-ouest ou est-sud-ouest qui constituait une zone de marais. C'est précisément ce sens de « marais boueux » que conserve de nos jours la rivière appelée Eau Bourde, qui serpente au sud de la ville.

    Formation géologique

    La rive gauche de la Garonne est essentiellement formée de sédiments marins anciens puis alluviaux. Une strate de 19 millions d'années (Miocène inférieur - Burdigalien) montre un dépôt de faluns ; sables calcaires riches en coquillages (comme à Léognan). Une autre de 3 millions d'années (fin du Tertiaire - Pliocène) offre un dépôt de sables fauves, parfois graveleux (grave de Bègles) et ferruginisés. On les retrouve de la Châlosse jusqu'au sud de Bordeaux[2].

    Histoire

    Toponymie

    Le toponyme Bègles est attesté sous les formes anciennes Becla[3] dans les années 1090, Beccla en 1187, Beicla en 1276, Becqula, Becgla vers 1400. La forme latinisée Becula n'est pas attestée avant le XVe siècle[4]. Le « g » apparaît dans un texte gascon de 1322 et incidemment dans des actes anglais du XIIIe siècle.

    Une des théories ferait remonter l'origine du nom de Bègles au mot celtique « becc-ula », dérivé du préceltique « bekko », signifiant « petit bec ». La première motte castrale se trouvant près de l'estey de Francs, ce serait à son confluent avec la Garonne qu'il faudrait chercher ce « bec ».

    Ernest Nègre y voit un nom préceltique de signification inconnue mais apparenté à Baecula, ville de Bétique, et à Baicoula, ville de Tarraconaise[5].

    Comme beaucoup d'autres, le « s » final n'est pas étymologique ; il a été rapporté dans les années 1820-1830[6].

    Préhistoire

    La plus ancienne trace humaine sur le territoire de Bègles est estimée à environ 150 000 ans avant notre ère, depuis la découverte en 1966, rue des Quatre Castéra, d’un silex biface datant de l’époque paléolithique. Des vestiges mégalithiques, environ −5 000 ans, sont visibles dans la commune limitrophe de Villenave-d'Ornon.

    Moyen Âge

    Historiquement enserrée entre la « Route de Langon à Bordeaux », aujourd'hui Route de Toulouse, et la Garonne, le territoire se fragmentait en plusieurs sites de populations isolées les unes des autres. Sur la partie ouest, un quartier nommé « La Raze » (ou La Rase) dès le XIIIe siècle[7], dessinait un vaste triangle planté de vignes, peu peuplé et très pauvre en arbres. Il se découpait en nombreux bourdieux et parcelles viticoles, traversés par de petits chemins et « ruettes ». Au sud-sud-est, un bourg siégeait autour du premier sanctuaire chrétien. L'Est montrait une étendue de marais, comme le marais de Saint-Maurice, où vivait une population de pêcheurs installée autour des nombreux esteys qui se jetaient dans le fleuve. Entre ces hameaux (ou cournau, village isolé), se déployait un réseau de chemins vicinaux.

    C'est au VIe siècle que les Bénédictins de l’abbaye de Sainte-Croix de Bordeaux construisent l’église Sanctus Pétrus de Bécula. Dédiée à saint Pierre, patron des pêcheurs, elle devint un lieu de pèlerinage jusqu’à la Révolution. L’église actuelle fut reconstruite au XIIIe siècle par les Bénédictins qui y déposèrent une relique de saint Maur. Au XIIe siècle apparaît la première famille seigneuriale attestée, celle des Centujean/Centujan (nom d’origine gallo-romaine), propriétaire d’un immense domaine planté essentiellement de vignes ; le « cournau » de Centujean/SaintHujan[8]. En 1295, le roi de France Philippe le Bel annexe Bègles à la juridiction de Bordeaux. Les membres de la confrérie de Saint-Pierre sont chargés des intérêts économiques de la commune, dont la vie se concentre autour de l’église. Puis dès 1364, la seigneurie est dite de Francs et Centujean[9]. En 1565, le château de Franc reçoit Charles IX et sa cour. Le roi est accompagné d’un certain Henri de Navarre[10].

    La Réforme

    En 1598, Henri IV promulgue l’Édit de Nantes qui met fin aux guerres de Religion entre catholiques et protestants. Bègles est désignée comme lieu de culte de la religion dite « prétendument réformée » (R.P.R.) par les protestants et le maréchal Alphonso d'Ornano, alors maire de Bordeaux depuis 1604.

    En 1605, un « cournau » faubourg de « Baigle » est enfin choisi pour l'édification d'un temple protestant (avec un notable retard) sur l'actuelle place dite « du Prêche ». Les difficultés d'accès du lieu ne sont pas innocentes...

    Il sera démoli en 1685 (avec grande promptitude) après la révocation de l’Édit de Nantes par Louis XIV. Le culte s'y sera exercé durant environ 80 ans touchant au plus haut environ 2 000 pratiquants.

    Depuis 2016, l'emplacement du temple est visualisé au sol au milieu de la place réaménagée (environ 39 m de long).

    Après la Révolution

    Le ou le , Marc Daguzan, curé de la paroisse, est élu par acclamation premier maire de Bègles par 64 citoyens « actifs ». Il met un terme à ses fonctions de curé en 1793 pour se marier en 1794. Durant plusieurs années, l’église Saint-Pierre fera office de mairie. Sa façade porte toujours l’inscription républicaine « Liberté, Égalité, Fraternité » datant de cette époque et inhabituelle en un tel lieu[11].

    Les vastes domaines de l’ouest de Bègles sont semés de quelques maisons nobles ou bourgeoises, qui profitent de la proximité de la ville de Bordeaux. Dans l’ensemble de la paroisse, des hameaux composés d’auberges et de maisons de campagne jouxtent de grands domaines isolés (Birambits – Villambitz en 1700)[12]. Le vignoble est prépondérant. Mais à la suite des maladies de la vigne du XIXe siècle, le déclin des grandes propriétés va bouleverser le cadastre du territoire. Le recul de la vigne laisse place à un peuplement progressif et souvent anarchique. Achetés par des lotisseurs, essentiellement dans la dernière partie du siècle, les domaines sont traversés par de nouvelles voies, à l'instar de La Castagne en 1867, et du Château Fougères/Faugère en 1886. Elles suivent souvent un plan quadrillé très en vogue à l’époque, comme aux États-Unis, tout en s’adossant aux vieilles pénétrantes historiques comme le Chemin de la Raze (rue Berthelot), ou le Chemin de Cassignoux (rue Renaudel). Les ouvriers vignerons deviennent alors ouvriers dans les industries qui démarrent leur implantation. Les premières échoppes, construites pour les loger, se partagent le domaine de la Ferrade vers 1860. Puis ce type de construction se développe vers 1880 dans le quartier de La Raze[12].

    Les trois premiers éléments qui forgeront l’originalité béglaise se mettent en place : l’apparition des sécheries de morue, l’implantation du complexe ferroviaire et l’amputation de la partie nord de la commune au profit des boulevards bordelais.

    En 1820, la ville se compose de trois villages et de neuf hameaux pour un total de 535 maisons et 2 050 habitants. Elle produit en abondance fruits et légumes ainsi qu’un vin des Graves de grande qualité. Avec la morue, le radis devient une de ses principales ressources. Vers 1830, sur les terrains libérés par la vigne, les premières sécheries de morues s’implantent à Bègles qui devient le deuxième centre morutier de France, après Fécamp. Un des symboles encore visible de cette prospérité est la sécherie Sauveroche, près de la mairie. La ligne Bordeaux-Toulouse est ouverte en 1856. Cette ligne coupe Bègles en deux parties, entaillant fortement la partie est de la commune. Toutefois une gare s'édifie à Bègles en 1875[13]. Sous Napoléon III, la construction des boulevards ampute Bègles de 76 hectares dès 1864. La fin du siècle voit le développement du secteur industriel, notamment grâce à l’avènement du chemin de fer et la proximité de la gare de Bordeaux-Saint-Jean, construite en 1855.

    La brigade des gendarmes à pied de Bègles est créée par décision ministérielle en . Elle couvre Bègles, Villenave-d'Ornon et Talence. Le siège des quatre gendarmes qui composent la brigade est situé chemin du Prêche jusqu'en 1903. Les gendarmes emménagent à cette date dans la caserne construite avenue Brouillaud, actuelle avenue Lucien-Lerousseau.

    Les années 1880 marquent l'implantation de la première industrie lourde de la commune. La raffinerie de pétrole est construite en plein dans les vignes à l'actuel 210 cours Victor-Hugo[14]. Juin 1880 voit la création d'un bureau postal[15]. En 1888, le président de la République Sadi Carnot suscite l'étonnement des habitants lorsqu'il fait escale à Bègles (et Villenave d'Ornon).

    À partir du XXe siècle

    Bègles devient la première banlieue industrielle de Bordeaux et la plus peuplée jusqu’en 1931. Trois ports contribuent à cet essor : le grand port relié au bourg par une rue, aujourd'hui avenue du Maréchal Leclerc, le petit port et le port Saint-Maurice. Sa population ouvrière et industrieuse contribue au particularisme communal ; on est « de Bègles » ou on est « très Bègles » vu de l'extérieur condescendant.

    Pendant la Première Guerre mondiale, deux usines aéronautiques s'implantent à Bègles : Nieuport sur l'actuel quai Wilson et Louis Blériot qui achète le domaine de Tartifume. Un hangar métallique de type Eiffel est construit (réhabilité en 2013). Le terrain avoisinant servira de terrain d'aviation jusqu'en 1952. Le nom du pont Blériot, qui franchit la rocade de Bordeaux, rappelle ce passé aéronautique[16]. En 1923 le Club Athlétique Béglais (C.A.B.) commence à se faire connaître en devenant champion de rugby à XV de la Côte d'Argent. Entre 1925 et 1932, Alexis Capelle, maire socialiste de la ville, adopte le projet de construction d’une piscine avec des bains-douches dont la mise en service marquera les débuts de l’hygiène publique pour le plus grand nombre. La piscine, caractérisée par son style « Art déco », deviendra la doyenne des piscines de l'agglomération bordelaise et sera classée à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques. L'époque du Front populaire marquera Bègles d'une manière originale, quand le une tornade détruit la grande tribune du stade Musard[17]. Les Béglais recevront un autre choc quatre ans plus tard, avec l'installation des troupes allemandes, en Juin 1940, sur les terrains agricoles de Bègles qui correspondent à l'actuelle place des Martyrs-de-la-Résistance, en face du bureau de poste.

    De 1959 à 1989, la ville est dirigée par l’Union de la Gauche réunissant communistes, socialistes, chrétiens, laïques et sans-partis. Durant cette période, la ville met en place un programme social important et se dote des infrastructures modernes typiques des années soixante, logements, assainissement, maison de retraite, crèche, bibliothèque. Elle construit des centres de vacances et de loisirs et fait de la petite enfance et de l'éducation sa priorité[18]. La ville se distingue en 1971, en devenant la première commune de la CUB à élire une femme maire : Simone Rossignol. 1977 marquera l'ouverture du Centre de tri postal de la Gironde, qui fermera le 16 novembre 2009.

    En 1989, Noël Mamère est élu maire de Bègles. Deux ans plus tard, en juin 1991, le CA Bordeaux-Bègles devient champion de France de rugby en battant au Parc des Princes le Stade toulousain 19-10 devant 49 370 spectateurs. Le par un coup d'éclat très médiatisé, Noël Mamère célèbre à Bègles le premier mariage homosexuel de France, finalement invalidé par les autorités.

    La réorganisation urbanistique de Bordeaux qui s'opère depuis le début du XXIe siècle touche également la commune de Bègles, notamment avec l'aménagement des lignes de tramway. C'est en effet le , sous une pluie battante, à 10 h 51, que la cité Yves Farge (du nom du résistant, compagnon de Jean Moulin et ministre du Ravitaillement en 1946) disparaît. Cet ensemble de plusieurs bâtiments d'habitation sociale (dont 4 tours de 14 étages construit dans les années soixante) voit son paysage définitivement modifié par la destruction de l'ultime immeuble le plus élevé. Intégré dans le nouveau quartier baptisé « Terres Neuves », la disparition de cet immeuble marque la fin d'une époque.

    Héraldique

    Les armes de Bègles se blasonnent ainsi : D'azur à la bande cousue de gueules chargée de l'inscription OMNIA LABORE en lettres capitales de sable, accompagnée en chef d'une ruche adextrée de deux abeilles volantes l'une au-dessus de l'autre, la première en bande et la seconde en barre, et senestrée, en chef, d'une autre en bande, le tout d'or, et en pointe d'un navire de trois mâts équipé, habillé et flammé d'argent voguant sur des ondes du même mouvant de la pointe. Devise : OMNIA LABORE

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

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    Liste des maires

    Liste des maires successifs[19]
    Période Identité Étiquette Qualité
    Période Identité Étiquette Qualité
    1790 1791 Marc Daguzan   Curé de la paroisse
    1791 1795 Arnaud Destriblet    
    avril 1795 juin 1795 Pierre Durcy (ainé)    
    1795 1797 Arnaud Destriblet    
    1797 1805 Pierre Durcy (ainé)    
    1805 1811 Jacques Gabriel Pigneguy    
    1811 1815 Marc Guérineau    
    1815 1821 Pierre Durcy (ainé)    
    1821 1832 Laurent Argous    
    1832 1840 Joseph Lafargue    
    1840 1848 Laurent Argous    
    mars 1848 sept. 1848 Léopold Joseph Cardoze    
    1848 1855 Pierre Durcy (fils)    
    1855 1860 François Basile de Chapelle    
    1860 1864 Antoine Marie Rousselle    
    1864 1870 François Basile de Chapelle    
    1870 1871 Alexis Labro    
    1871 1874 François Basile de Chapelle    
    1874 1882 Laurent Dourneau    
    1882 1892 Gustave Beauvais    
    1892 1893 Laurent Dourneau    
    1893 1894 Edmond Olagnier    
    1894 1896 Étienne Gaston Dubertrand    
    janv. 1896 mai 1896 Ferdinand Tourvielle    
    1896 1903 Étienne Gaston Dubertrand    
    1903 1907 Louis-Alfred Blanchard    
    1907 1914 Maurice Rousseaux    
    1914 1922 François Douaud    
    1922 1925 Jean Soulla    
    1925 1932 Alexis Capelle    
    1932 1935 Henri Cazalet    
    1935 1941 Lucien Lerousseau    
    1941 1944 Pierre Rosières Vichyste Nommé et non élu
    1944 1944 Lucien Lerousseau CFLN  
    1944 1945 Jean Bonnin FTP  
    1947 1959 Marcel Bouc UNR  
    1945 1947 Marius Olivier PCF  
    1959 1971 René Duhourquet PCF  
    Les données manquantes sont à compléter.
    |- | 1959 | 1971 | René Duhourquet | PCF |   |- | 1971 | 1984 | Simone Rossignol | PCF |   |- | 1984 | 1989 | Bernard Moncla | PCF |   |- | 1989 | 2014 | Noël Mamère | Génération écologie (1990-1994)
    Convergences écologie solidarité (1994-1998)
    Les Verts (1998-2010)
    EELV (2010-2013)
    DVG | Député de la Gironde

    Politique environnementale

    Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[20].

    Le projet d'aménagement du Delta vert concerne l'espace naturel qui s’étend sur une surface de 200 hectares au sud de la commune, de la route de Toulouse à l’ouest jusqu’à la façade de la Garonne. Trois opérations ont déjà été menées : l’aménagement des berges de Garonne, Bègles plage et le parc de Mussonville[21].

    Un cahier de préconisations paysagères[22] a été édité en 2013 dans le cadre du projet La ville-jardin[23].

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[24],[Note 1].

    En 2014, la commune comptait 26 437 habitants, en augmentation de 6,48 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

               Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    2 1151 5261 9032 0502 3222 5182 5922 7452 844
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    3 2864 0054 7645 5476 2027 2388 91910 53510 372
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    12 10412 58814 05516 59018 34921 58220 98922 59023 176
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
    24 38827 33025 68023 31822 60422 47524 41725 11926 437
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)

    Histogramme de l'évolution démographique

    Évolution du rang de la commune
    selon la population municipale des années : 1968[27] 1975[27] 1982[27] 1990[27] 1999[27] 2006[28] 2009[29] 2013[30]
    Rang de la commune dans le département 5 5 5 6 8 8 7 7
    Nombre de communes du département 548 543 543 542 542 542 542 542

    Jumelages

    Bègles a développé des associations de jumelage avec[31] :

    Économie

    Viticulture

    Bègles est une commune viticole du vignoble des Graves. Sur son territoire, peut être produit les vins AOC Graves, Graves supérieures (blanc doux uniquement), Crémant de Bordeaux, Bordeaux supérieur et Bordeaux[32].

    Le Parc de l’Économie Créative

    La ville de Bègles s’est engagée depuis 1989 dans une démarche de développement du territoire à travers différentes Opérations de Rénovation Urbaine. La réaffectation du quartier des Terres Neuves en pôle économique fait partie des projets les plus importants. Cette ancienne friche militaire, baptisée « Terres Neuves », abrite depuis 2008 des entreprises orientées vers l’audiovisuel, la communication et la formation[33].

    Composée de 16 bâtiments sur 4,2 hectares, ce site accueille en 2013 plus de 70 sociétés[34] et près de 750 personnes permanentes dont 400 emplois directs (chiffres de mars 2009). Une quarantaine d’entreprises du domaine de la production audiovisuelle, du spectacle, du design et de la communication sont déjà implantées (la radio Wit FM, l’association 4 Design, l'école Adams, etc). Un pôle image de 6 000 m² a ouvert en septembre 2013[35], qui accueille notamment un plateau de tournage de 400 m² ainsi qu’une salle de postproduction[36].

    Le projet Euratlantique

    Article détaillé : Bordeaux-Euratlantique.

    Par un décret du 5 novembre 2009, l'État a décidé la création d'une opération d'intérêt national pour l'aménagement global des espaces situés autour de la gare Saint-Jean. Le projet est baptisé Bordeaux-Euratlantique.

    Il se développera sur une surface de 738 ha répartis sur Bordeaux avec 386 ha, Bègles avec 217 ha et Floirac avec 135 ha. L'objectif, à l'horizon 2030, est de créer un centre d'affaires au rayonnement international dans ces nouveaux quartiers. Il est prévu la construction de 2,5 millions de m² de surface, répartis entre 150 000 logements et 500 000 m2 de bureaux. Des commerces et des équipements publics viendront compléter ces aménagements[37]. Dans ce cadre, l'ancien centre de tri de la rue Jean-Jacques Bosc doit être réaménagé en Cité du numérique, d'ici fin 2016[38] et la friche industrielle appartenant à ESSO doit devenir un parc de l’intelligence environnementale, d'ici 2020[39]. Enfin, le pont Jean-Jacques-Bosc, dessiné par Rem Koolhaas et prévu pour 2018, reliera Bordeaux et Bègles à Floirac dans la continuité de la ceinture des boulevards de Bordeaux.

    Lieux et monuments

    Le Château de Francs
    Non loin de la motte dite de Bègles, un château féodal XIe siècle est bâti.
    Au XIVe siècle, il est reconstruit, fortifié, embelli par des fossés, des jardins, des viviers et un moulin sur un estey (petit cours d'eau se jetant directement dans la Garonne), bras de l'Eau Bourde, par les héritiers de Bertrand de Ségur, seigneur de Bègles. La noble famille des Ségur, alliée aux Francs de Puynormand en Libournais, à la suite du mariage en 1364 de Jeanne de Mayensan et de Bertrand de Ségur est à l'origine de la seigneurie dite de Francs et Centujean. En 1565, on certifie que le château de Franc reçoit Charles IX et sa cour. Le roi est accompagné d’un certain Henri de Navarre[10].
    Grosse restauration en 1884. Ex-grand domaine viticole. Propriété privée[40],[41].

    Personnalités liées à la commune

    Vie locale

    Enseignement

    Plus de deux mille élèves béglais (900 en maternelle et environ 1 250 en élémentaire) sont accueillis dans sept écoles maternelles et six établissements élémentaires.

    Écoles maternelles :

    Écoles élémentaires :

    Collèges :

    Lycées :

    Sports

    Culture

    Quelques quartiers et rues de Bègles

    Quartiers La Raze et La Ferrade

    Triangle déterminé par l'actuelle route de Toulouse (chapelle du Becquet, Croix de Leysotte), le ruisseau de l'Eau Bourde (approximativement voie ferrée actuelle) et le ruisseau de l'Adous (non loin de l'estey Ste Croix). Point le plus élevé de la commune, il doit son nom à la terre d'un aspect aride, dure et graveleuse, propice au vignoble : La Raze de Bègles. En 1506, Rostand de Ferrade, marquis de Régnier était maître des lieux. En 1731, le domaine à l'abandon est racheté par les jésuites qui restaurent une partie des bâtiments (actuelle école privée Sainte-Marie-de-la-Ferrade). En 1793, le domaine est saisi et vendu comme bien national puis devient un relais de diligence[43]. Racheté par des religieuses en 1891, il devient une halte garderie pour les ouvrières de la manufacture d'allumettes (emplacement de l'actuelle résidence Anatole-France). En 1812, l'actuelle rue Berthelot portait le nom de « chemin du milieu de la Raze »[44],[45].

    1re « voisinade », le 1er juin 2014 : vide-voisin, auberge espagnole, animation tipi Amérique du Nord… Réedition en 2015 et 2016.

    Quartier Argous

    Limite sud du Quartier de La Raze, il tire son nom de Laurent Argous, maire de la ville de 1821 à 1831 et de 1840 à 1848, propriétaire du château (construit en 1644)[48] de Birambits (Villambits sur un plan de 1700)[49].

    Quartier Birambits

    Le château de Birambitz, ancienne résidence privée de lafamille de Lestang, est un des rares vestiges subsistants de l'ancien village de Villambitz.C'est sans doute l'un des plus vieux quartiers de Bègles... et certainement le seul dont le nom ait subi autant de transformations. Birambits était un cournau (village) isolé, réputé pour ses rapaces. Villambis, Villambits, Billambitz et enfin Birambits. Villambis signifierait ville en vue : l'histoire dit que lorsqu'on atteignait Birambits, un des points les plus hauts de la commune, on apercevait Bordeaux. La mauvaise réputation du quartier tenait au fait qu'une bande malfaiteurs y sévissait attaquant la route de Langon (Toulouse). Ils utilisaient une borne de ralliement sous laquelle ils auraient enterré leur butin (qui y serait encore !)[51].

    Quartier Marcel Sembat

    Événements

    Transports

    Train TER Aquitaine

    Gare de Bègles.

    La ville possède une gare (gare de Bègles) située sur la ligne de Bordeaux-Saint-Jean à Sète-Ville et desservie par les TER.

    Réseau TBM

    Le réseau Transports Bordeaux Métropole (TBM) dessert la commune à travers la ligne C du tramway de Bordeaux, qui dessert le centre-ville, la gare de Bègles et le lycée Vaclav Havel, ainsi qu'à travers les lignes de bus 5 Sud, 11, 15, 34, 36 et 43.

    BlueCub

    Article détaillé : BlueCub.

    Le , la communauté urbaine de Bordeaux a mis en service des voitures électriques en autopartage du groupe Bolloré. Le système porte sur une centaine de véhicules, 36 stations dans la ville de Bordeaux et une station dans les six communes voisines dont Bègles.

    Voir aussi

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

    Références

    1. Sit Toponimia occitana
    2. Cap Sciences Bordeaux, 2010, Chapitre Exposition Virtuelle : Aquitaine sortie des eaux, http://www.cap-science.net
    3. Cartulaire de Sainte-Croix de Bordeaux, 1091-1097.
    4. Bénédicte Boyrie-Fénié, Institut occitan, Dictionnaire toponymique des communes de Gironde, Pau, Éditions Cairn, , 402 p. (ISBN 978-2-35068-012-5).
    5. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), n° 1133.
    6. Ville de Bègles 1999, p. 8
    7. La Raze entre passé et présent, J. Dagorne, 2005, p.3
    8. J. Clemens 2001
    9. J. Clemens 2001, p. 22
    10. 1 2 Mairie-Bourg in Bègles Reflets - Magazine Municipal, novembre 1993, p. 15
    11. J. Clemens 2001, p. 24
    12. 1 2 La Raze entre passé et présent, J. Dagorne, 2005, p. 4
    13. Mairie de Bègles 1988, p. 100
    14. La Raze in Bègles Reflets - Magazine Municipal, mars 1993, p. 11
    15. J. Clemens 2001, p. 27
    16. J. Clemens 2001, p. 110
    17. Mairie de Bègles 1988, p. 58
    18. 1 2 http://simonerossignol.over-blog.com/
    19. Ville de Bègles 1999, p. 50 & 51
    20. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
    21. Ville de Bègles, « Le delta vert », Les projets remarquables (consulté le 10 mai 2016).
    22. Ville de Bègles, « CAHIER DE PRÉCONISATIONS PAYSAGÈRES DE LA VILLE DE BÈGLES », (consulté le 10 mai 2016).
    23. Ville de Bègles, « La ville-jardin », Espaces verts, sur Bègles, le village urbain, (consulté le 10 mai 2016), p. 26.
    24. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
    25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
    27. 1 2 3 4 5 INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
    28. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
    29. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
    30. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
    31. Jumelages de Bègles sur l'atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures, consulté le 11 janvier 2013.
    32. Placido Llorca, « Vins à Bègles », sur Vin Vigne, (consulté le 19 juin 2012)
    33. Le Moniteur du 10 novembre 2009: L'Opération d'Intérêt National Bordeaux-Euratlantique est créée
    34. Ville de Bègles 1999, p. 23
    35. Mairie de Bègles 1988, p. 36
    36. Conseil Régional d'Aquitaine, « Embarcadère du château de Tartifume », sur Visites en Aquitaine (consulté le 10 mai 2016).
    37. Bègles Reflets - Magazine Municipal, 1993, p. 11
    38. Ville de Bègles 1999, p. 9
    39. La Raze : entre passé et présent, J. Dagorne, 2005
    40. 1 2 Ville de Bègles 1999, p. 37
    41. Ville de Bègles 1999, p. 45
    42. Bègles Reflets - Magazine Municipal, 1993
    43. 1 2 Ville de Bègles 1999, p. 6
    44. Ville de Bègles 1999, p. 12
    45. Bègles Reflets - Magazine Municipal, juin 1993, p. 4
    46. Ville de Bègles 1999, p. 30
    47. Ville de Bègles 1999, p. 13
    48. Ces noms qui font Bègles, Ville de Bègles, 1999, p. 40
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