Chypre (île)

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Chypre
Image satellite de Chypre.
Image satellite de Chypre.
Géographie
Pays  Chypre
Localisation Mer Méditerranée
Coordonnées 35° 10′ N, 33° 24′ E
Superficie 9 251 km2
Point culminant Mont Olympe (1 952 m)
Géologie Île continentale
Administration
 Chypre
Districts liste

Districts liste

Territoire d'outre-mer Akrotiri et Dhekelia
Démographie
Population 1 102 677 hab. (2010)
Densité 119,2 hab./km2
Gentilé Chypriotes
Plus grande ville Nicosie
Autres informations
Découverte Préhistoire

Géolocalisation sur la carte : Asie

Chypre

Géolocalisation sur la carte : Europe

Chypre

Géolocalisation sur la carte : Méditerranée

Chypre
La population de Chypre avant et depuis 1974, d'après G. Ténékidès.

Chypre, en grec Κύπρος, en turc Kıbrıs, est une île située dans le bassin Levantin qui constitue la partie la plus orientale de la mer Méditerranée, souvent considérée comme européenne (politiquement et culturellement[1]) mais située au sud de l'Anatolie (partie asiatique de la Turquie moderne) et en face du Liban, tout en étant membre de l'Union européenne de facto pour sa partie sud, de jure pour toute l'île. Elle est peuplée d’environ 1 300 000 habitants, majoritairement Chypriotes grecs, avec une importante minorité turque, ainsi que quelques Britanniques installés dans des enclaves militaires sous souveraineté de la Couronne britannique. Chypre fait partie de l'Organisation internationale de la francophonie[2]. Le territoire de l'île est aujourd'hui divisé entre trois souverainetés de facto[3] :

Le plan de l'ONU, dit plan Kofi Annan, approuvé par l'Union européenne en 2004, visait à réunifier l'île avant son intégration dans l'UE : il est accepté par 65 % des Chypriotes turcs, car il permet une reconnaissance légale de l'autonomie du territoire au sein de l'État chypriote, tout en ouvrant la ligne verte, mais rejeté par 75 % de l’électorat chypriote grec parce qu'il limite à 33 % le nombre de réfugiés autorisés à rentrer chez eux et à récupérer leurs biens. De ce fait, lorsque, le , la République chypriote est entrée dans l'Union européenne (bien que l'Union européenne se disait réticente à accepter une île divisée), la partie nord se trouva de facto exclue. Cette adhésion est due en grande partie aux pressions diplomatiques de la Grèce, qui menaçait de bloquer les 9 autres adhésions prévues en 2004 (Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie et Slovénie) si Chypre en était exclue en raison de la partition[3]. Il est ainsi précisé aux termes du protocole no 10 du traité d'adhésion à l'Union européenne de 2003 que toute l'île de Chypre appartient de jure à l'Union européenne[3], y compris la partie échappant de facto au contrôle de la république de Chypre et où l'acquis communautaire est suspendu. Le statut de l'île est donc devenu un point de contentieux majeur des relations entre la Turquie et l'Union européenne. Néanmoins sur le terrain des progrès ont été faits vers un statut fédéral de facto, les deux entités ayant ouvert des points de passage dans la ligne Attila et permis aux habitants de chaque côté de se rendre dans l'autre.

Histoire

Article détaillé : Histoire de Chypre.

De par son positionnement géographique, l'île est depuis des siècles un point de liaison entre l'Europe d'une part, l'Anatolie, les côtes du Moyen-Orient et de l'Égypte d'autre part. Pour Georges Duby, « poste avancé, relais, lieu de rencontre, lieu d'échange, c'est à cette fonction que le pays [Chypre] doit sa prospérité toujours reconquise, qu'il doit l'éclat de ses civilisations, constamment enrichies par d'autres cultures. Mais c'est aussi à cette fonction que Chypre doit ses misères, terre convoitée, sans cesse, envahie, pillée, partagée. »[5].

Géographie

Articles détaillés : Géographie de Chypre et Démographie de Chypre.

La superficie de l'île de Chypre est de 9 251 km2.

On retrouve une grande variété de paysages, avec les massifs montagneux du Troodos et de Kyrenia qui s’élèvent sous la force tectonique exercée par les plaques africaine et eurasienne ; la presqu'île de Karpassia/Kırpaşa est un rebord de faille. Le nom de l'île est indissociable des gisements de cuivre exploités dans l'Antiquité : c’est en effet ici que furent exploitées les premières mines de cuivre natif, qui permirent aux civilisations minoenne, mycénienne et phénicienne de prospérer. Elles organisèrent le commerce du métal rouge en Méditerranée, si bien que les Romains l’appelèrent aes cyprium (littéralement « métal de Chypre »), issu du grec ancien Κύπρος désignant l'île elle-même. Un climat sec local règne dans la région de Nicosie, dans un cadre très méditerranéen où la mer apporte quelque fraîcheur durant les longs mois d’été. Température moyenne en janvier : 11,9 °C ; température moyenne en juillet : 26,6 °C ; pluie en janvier, 55 mm ; pluie en juillet : 0 mm (Source : Météo-France).

Économie

Article détaillé : Économie de Chypre.

Biodiversité

Mythes

Déesse de l'amour, Aphrodite, appelée Vénus par les Romains, est née de l'écume de la mer. Elle aurait été amenée par le vent d'ouest, le Zéphyr sur les rivages de Chypre. Une tradition situe le lieu de naissance d'Aphrodite à l'endroit du littoral nommé Pétra tou Romiou (« le rocher du Grec »), un ensemble de falaises et de rochers impressionnants, un peu à l'est de l'ancienne Paphos. On dit que ce rocher, planté dans la mer à quelques dizaines de mètres du rivage, à la pointe d'une crique, aurait été jeté là par un titan qui l'aurait arraché à la chaîne montagneuse du Pentadactyle, au nord de Nicosie. Le « Pentadactylos » (de penta, cinq et dactylos, doigt) désigne une montagne dont la forme bien particulière correspond, selon la légende, à l'empreinte laissée par la main qui arracha le haut de la montagne pour le jeter à la mer. De l'écume provoquée par la chute de ce rocher dans l'eau serait née la déesse de l'Amour, Aphrodite. La légende veut que si l’on s’y baigne à minuit un soir de pleine lune, on vivra un amour éternel[6].

Notes et références

  1. « L'île de Chypre », sur site de l'Université de Laval Québec (consulté le 6 mai 2016).
  2. « Chypre », le site de l'organisation internationale de la francophonie (consulté le 6 mai 2016).
  3. 1 2 3 Jean-François Drevet, « Chypre et l’Union européenne », EchoGéo, Pôle de recherche pour l'organisation et la diffusion de l'information géographique (CNRS UMR 8586), (ISSN 1963-1197, lire en ligne).
  4. Georges Ténékidès, Chypre : histoire récente et perspectives d'avenir, Nagel, Paris 1974.
  5. Georges Duby, Saint Louis à Chypre, Editions de la Fondation Anastasios G. Leventis, (lire en ligne)
  6. « Chypre, sur les traces d’Aphrodite - Temps Libre Magazine », sur www.temps-libre.info (consulté le 30 mars 2016).

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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