Daniel d'Arthez

Daniel d’Arthez
Personnage de fiction apparaissant dans
La Comédie humaine.

Lucien de Rubempré et David Séchard par Adrien Moreau
Lucien de Rubempré et David Séchard par Adrien Moreau

Alias baron Daniel d’Arthez
Origine Picardie
Sexe Masculin
Caractéristique écrivain et homme politique
Entourage Le Cénacle

Créé par Honoré de Balzac
Romans Illusions perdues, Splendeurs et misères des courtisanes, Les Secrets de la princesse de Cadignan

Daniel d’Arthez est un personnage de la Comédie humaine d’Honoré de Balzac. Né en 1795, il est issu d’une famille picarde, à laquelle il est fait allusion dans Les Secrets de la princesse de Cadignan, mais dont on ne saura pas grand-chose. Il ressemble à Napoléon Bonaparte jeune lorsque Lucien de Rubempré le rencontre à la bibliothèque Sainte-Geneviève où il passe ses journées. Il apparaît pour la première fois dans la Messe de l'athée. Il devient l’ami de Lucien, son bon samaritain et sa « conscience », mais Lucien ne suit pas toujours ses excellents conseils.

Pauvre mais sérieux, travaillant sans cesse à l’écriture d’un roman, il vit dans une mansarde où ses amis sont heureux de se réunir. Bien qu’il désapprouve parfois les décisions de son ami, bien que Lucien trahisse sa confiance en ne suivant pas la vraie voie d’un écrivain, il se précipite au chevet de sa maîtresse, Coralie, mourante. Sa générosité et son élévation d’esprit finissent par piquer la curiosité de Diane de Maufrigneuse, avec laquelle il filera le parfait amour.

Il fait partie du Cénacle qui réunit la fine fleur des intellectuels, et dont il est le membre le plus important. Sans aucune ambition autre que celle de suivre sa conscience, il finit par tout réussir : son roman le rend célèbre, il retrouve son titre, et devient un homme politique important.

Apparitions

Il apparaît principalement dans Illusions perdues, les Secrets de la princesse de Cadignan, Autre étude de femme, le Père Goriot [réf. souhaitée], Splendeurs et misères des courtisanes.

Comme Desplein, le maître d’Horace Bianchon, il habite un réduit rue des Quatre-Vents surnommé : « le bocal aux grands hommes ».

Modeste hésite, pour les livres qu’elle souhaite acheter, entre ceux de d’Arthez et ceux de Melchior de Canalis. Modeste choisit Canalis précisément au moment où l’on publie un des meilleurs romans de d’Arthez.
Il est devenu député après la révolution de Juillet. Sa carrière est honorable, il porte le titre de baron et pourtant il vit de façon frugale (Canalis parle de « gloire dans la misère à son propos ». Au « raout » de Félicité des Touches, il prend une part active au débat sur « la femme comme il faut » et « la femme comme il n’en faut pas ». De toute évidence, la première définition caractérise Félicité des Touches, la deuxième : Dinah de La Baudraye. À la même époque, dans les Secrets de la princesse de Cadignan, il achète une jolie maison rue de Bellefond, et charge Joseph Bridau de faire des tableaux pour sa salle à manger.
Il vient d’hériter d’un oncle richissime. Il est invité par Émile Blondet et Eugène de Rastignac, à un dîner chez la marquise d’Espard où il rencontre Diane de Maufrigneuse dont il tombe follement amoureux. D’Arthez est très inexpérimenté, il a vécu jusque là avec une fille qu’il méprise, il ne connaît pas les délicatesses de l’amour véritable.
Il séjourne au château de Cinq-Cygne en compagnie de Diane.
Il est remarqué en compagnie de Diane dans sa loge du théâtre des Variétés.

Il apparaît aussi dans :

Voir aussi

Bibliographie

This article is issued from Wikipedia. The text is licensed under Creative Commons - Attribution - Sharealike. Additional terms may apply for the media files.