Diane de Maufrigneuse

Diane de Maufrigneuse
Personnage de fiction apparaissant dans
La Comédie humaine.

Image illustrative de l'article Diane de Maufrigneuse

Alias princesse de Cadignan
Origine née d'Uxelles
Sexe Féminin
Caractéristique Duchesse puis princesse

Créé par Honoré de Balzac
Romans Les Secrets de la princesse de Cadignan

Diane de Maufrigneuse, née en 1796, fille de la duchesse d’Uxelles, est un personnage de la Comédie humaine créé par Honoré de Balzac.

C’est une croqueuse de fortune, qui règne sur le tout-Paris après le départ de la vicomtesse de Beauséant. Elle sera remplacée dans ce rôle par la marquise d'Espard.

Personnalité influente, qui revient dans de nombreux romans, ses apparitions sont toujours un phénomène éclatant, notamment dans le Cabinet des Antiques, où elle se présente déguisée en homme, pour tirer Victurnien d’Esgrignon d’un mauvais pas. Sa toilette fait la mode dans les bals et salons.

Pour la situer en croqueuse de fortunes, Balzac la présente ainsi dès les premières lignes du texte : « Après les désastres de la Révolution de Juillet qui détruisit plusieurs fortunes aristocratiques soutenues par la Cour, madame la princesse de Cadignan eut l’habileté de mettre sur le compte des évènements politiques la ruine complète due à ses prodigalités[1]. »

Diane de Maufrigneuse deviendra ensuite princesse de Cadignan, après que son mari, le duc de Maufrigneuse, aura repris le titre de feu son père.

Ce personnage serait inspiré de la duchesse de Castries, que Balzac tenta vainement de séduire[2].

Chronologie de Diane de Maufrigneuse

C’est Diane qui présente le général de Montriveau à la duchesse de Langeais.

Elle paraît dans toute sa splendeur au bal de la Vicomtesse de Beauséant.

Parmi ses nombreux amants, on compte Henri de Marsay. Dans ce même roman, elle introduit Lucien de Rubempré dans le salon des Granlieu où Lucien fait sa cour à Clotilde de Granlieu dans le but de faire un mariage. Très bienveillante à l’égard du jeune homme dont elle est la maîtresse, elle le reçoit couramment et le fait admettre dans les meilleures maisons. Ce qui ne l’empêche pas, d’apporter soutien et consolation à la comtesse de Sérisy qui lui a soufflé Lucien dont elle est amoureuse folle. Elle fait venir Madame Camusot et lui confie une mission : récupérer les brûlantes lettres d’amour que la princesse et Mme de Sérisy ont écrites et que l’abbé Carlos Herrera conserve pour exercer un chantage et peut-être sauver son protégé. Elle accorde d’ailleurs son soutien à l’ambitieux juge Camusot dont elle favorise l’avancement.

Elle fait la connaissance de Victurnien d’Esgrignon à une soirée chez le vidame de Pamiers. Victurnien est un croqueur de fortune avec lequel elle s’entend si bien qu’elle vole à son secours, mais elle s’empressera de le marier pour s’en débarrasser car elle méprise la faiblesse du jeune homme.

La marquise d'Espard lui arrache son sceptre de reine de Paris[3], après avoir acquis une célébrité foudroyante grâce au procès qu’elle intente à son mari pour le faire interdire.

Ses dépenses somptuaires obligent sa famille à vendre le château d’Anzy, racheté par Monsieur de la Baudraye.

Après un tourbillon de prodigalités qui ont abouti à sa ruine totale, elle décide d’enterrer la folle Diane de Maufrigneuse. Sa seule amie restant la marquise d’Espard et Félicité des Touches, chez laquelle elle fait la connaissance d’une belle âme : Daniel d'Arthez dans les Secrets de la princesse de Cadignan. Elle vit un parfait amour avec Daniel d’Arthez qui la défend contre toute calomnie.

Elle est toujours d’une élégance folle et fait l’admiration de Mme Philéas Beauvisage.

La princesse de Cadignan protège sa vie privée et se cloître avec d’Arthez à Genève où elle passe le plus clair de son temps. On la voit peu dans le monde. Cette même année, elle marie son fils à Berthe de Cinq-Cygne.

Elle apparaît aussi dans

Adaptations

Le texte a inspiré un téléfilm : Les Secrets de la princesse de Cadignan. Réalisateur Jacques Deray (juin 1982), adaptation Jean-Claude Carrière d’après Honoré de Balzac. Avec notamment : Claudine Auger : la princesse de Cadignan. Marina Vlady : La marquise d'Espard. François Marthouret : Daniel d'Arthez. Niels Arestrup : Rastignac. Pierre Arditi : Émile Blondet. Françoise Christophe : la marquise de Moncornet.

Le personnage de Diane de Maufrigneuse est à l'origine du pseudonyme Maufrigneuse utilisé par Guy de Maupassant de 1881 à 1885 pour signer ses chroniques ou nouvelles dans la revue Gil Blas.

Notes et références

  1. C’est la première phrase du roman que l’on trouve en poche Gallimard, édition 2003. Dans La Pléiade, édition 1991, au t. X, p. 799. Dans l’édition Magnard, 2002.
  2. Albert Béguin, Balzac visionnaire, Skira, 1946, p. 31.
  3. Index des personnages fictifs, Pierre Citron, Anne Marie Meininger. La Pléiade, t. 12, p. 1208
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