Fraction armée rouge

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Rote Armee Fraktion
RAF, Baader-Meinhof-Bande
Image illustrative de l'article Fraction armée rouge

Idéologie Anti-impérialisme
Communisme
Tiers-mondisme
Maoïsme
Objectifs Déstabiliser le gouvernement allemand, installer un régime marxiste en Allemagne, soutenir les luttes communistes dans le monde
Statut Autodissous en 1998[1]
Fondation
Date de formation 1968–1970
Fondé par Andreas Baader, Gudrun Ensslin, Thorwald Proll et Horst Söhnlein
Pays d'origine  Allemagne
Actions
Mode opératoire Attentats, enlèvements, assassinats
Victimes (morts, blessés) 33-34[réf. nécessaire]
Zone d'opération  Allemagne, Suède[réf. nécessaire]
Période d'activité 1968–1998
Organisation
Chefs principaux Andreas Baader, Ulrike Meinhof
Financement Braquage, Stasi
Groupe relié Revolutionäre Zellen, Rote Zora, Action directe, Mouvement du 2 juin, Brigades rouges, West Berlin Tupamaros, Sozialistisches Patientenkollektiv, FPLP

La Fraction armée rouge (allemand : Rote Armee Fraktion ; également connue sous le sigle RAF) est une organisation terroriste allemande d'extrême gauche se présentant comme un mouvement de guérilla urbaine[2] qui opéra en Allemagne de l'Ouest de 1968 à 1998, contribuant au climat de violence sociale et politique de ce que l'on a appelé les « années de plomb ».

Elle fut également surnommée bande à Baader ou groupe Baader-Meinhof, du nom de ses leaders historiques.

Historique

Les origines

Vers le milieu des années 1960, les mouvements étudiants (qui avaient vu le jour aux États-Unis principalement pour protester contre la guerre du Viêt Nam et pour l'obtention des droits civiques de la communauté afro-américaine) apparurent aussi en Allemagne. Tout comme plus tard en France juste avant mai 1968, la révolte portait sur plusieurs sujets, en particulier sur les méthodes d'enseignement de l'université. Le slogan préféré lancé par les étudiants aux professeurs qui faisaient leur entrée solennelle en procession était alors « Unter den Talaren, der Muff von Tausend Jahren » (« sous les capes traditionnelles des professeurs, l'air vicié de mille années [allusion au Troisième Reich, qu'Hitler souhaitait voir durer mille ans] »).

Après que les grands partis eurent décidé de former une grande coalition (CDU/CSU et SPD) le 1er décembre 1966, seul le petit parti libéral-démocrate restait en lice, les groupements d'étudiants décidèrent de créer l'Opposition extra-parlementaire (Außerparlamentarische Opposition, APO). Avant même cet acte fondateur, les manifestations atteignirent leur paroxysme. La visite officielle en Allemagne du Chah d’Iran Mohammad Reza Pahlavi (qui avait écrasé l’opposition dans son propre pays avec une extrême brutalité) et de son épouse Farah Diba en mai 1967, déclencha une vague de manifestations. Lors de l’une d’elles, des partisans du Chah attaquèrent des étudiants sans que la police réagisse et le 2 juin 1967, un étudiant, Benno Ohnesorg, fut tué dans une arrière-cour d’une balle tirée par un policier travaillant aussi comme espion de la Stasi[3]. Des jeunes Allemands commencent à demander à la génération précédente des comptes sur son rôle dans la période nazie[4], et à lui reprocher sa passivité.

Né en 1946, l'Union socialiste allemande des étudiants - Sozialistischer Deutscher Studentenbund - (SDS) constitue la base de l'opposition extra-parlementaire et se radicalise dans la seconde partie des années 1960[5]. D'une façon générale, le mouvement étudiant allemand s'inscrit dans la vague d'agitation sociale que connaît l'occident à cette période. De jeunes allemands dénoncent l'impérialisme des États-Unis, qui ont démontré leur fermeté avec la crise de Cuba, leur soutien au Shah d'Iran, l'interventionnisme au Viêt Nam. La jeunesse s'est émue de l'assassinat de Robert Kennedy le 5 juin 1968, celui de Martin Luther King le 4 avril, ou encore l'exécution en Bolivie de Che Guevara en 1967. À cela s'ajoute la tentative d'assassinat contre Rudi Dutschke, le 11 avril 1968, qui était la figure emblématique de l'opposition étudiante et marxiste en RFA, et membre influent du SDS. En France, le précédent de mai 1968 donna évidemment des ailes aux jeunes Allemands qui réclamaient une société où l'argent ne serait pas le moteur du monde.

L'interdiction de manifestation à Berlin-Ouest et la menace de dissolution du SDS pousse les éléments les plus radicaux vers l'action illégale[5].

Première période

Le 2 avril 1968, des explosions surviennent dans deux grands magasins de Francfort. Les auteurs de ces attentats sont arrêtés dès le lendemain. Parmi eux, Andreas Baader, un étudiant en arts plastiques à Berlin et Gudrun Ensslin, fille d'un pasteur connu, étudiante en lettres et cofondatrice d'une maison d'édition, Thorwald Proll et Horst Söhnlein[5]. L'action trouve un écho dans les milieux intellectuels grâce à un article d'Ulrike Meinhof, éditorialiste du journal d'extrême-gauche, Konkret, dans lequel elle salue ce passage à l'acte[5].

Condamnés le 31 octobre 1968 à trois ans de prison ferme, ils font appel et sont libérés de détention préventive. En novembre 1969, à la suite de leur condamnation définitive, Andreas Baader, Gudrun Ensslin, Thorwald Proll et Horst Söhnlein passent dans la clandestinité. Baader est arrêté le 4 avril 1970. La première action qui peut être considérée comme la naissance du mouvement, est la libération de ce dernier le 14 mai 1970. Baader avait été transféré à l'Institut allemand pour les affaires sociales à Berlin, car Ulrike Meinhof prétendait vouloir écrire avec lui un ouvrage sur les anciens pensionnaires des maisons de redressement. Un petit commando qui n'hésite pas à faire usage des armes le libère[5].

Le 5 juin 1970, le texte « Bâtir l’armée rouge » fut publié dans la revue Agit 883 et constituait la déclaration officielle et fondatrice de la RAF. Le texte était conclu par les phrases programmatiques : « Favoriser la lutte des classes - Organiser le prolétariat - Commencer la résistance armée - Construire l'Armée Rouge ». La déclaration proclame qu'il ne saurait exister de lutte des classes sans résistance armée[5]. Plus tard, dans ses écrits, le groupe dénoncera tout ensemble « l'internationalisation du capital, [...] l'uniformisation culturelle créée par les nouveaux médias, la présence de travailleurs immigrés dans les pays riches d'Europe. »[5]

Le gouvernement pendant ce temps, pour contrôler la situation, fait adopter des lois d'exception qui lui permettent de disposer de pouvoirs extraordinaires[5].

De juin à août 1970, Andreas Baader, Gudrun Ensslin, Ulrike Meinhof, Horst Mahler, Peter Homann, Brigitte Asdonk ainsi qu’une douzaine d’autres personnes séjournèrent dans un camp du Fatah en Jordanie pour y recevoir une formation militaire. Ils forment avec Holger Meins et Jan-Carl Raspe le noyau dur de la première génération.

Dans un premier temps, le groupe attira l’attention de l’État par des attaques de banques, des vols de véhicules et de documents, qui avaient pour but de subvenir aux besoins de la vie clandestine. C’est dans ce contexte que furent attaquées simultanément trois banques de Berlin, le 29 septembre 1970, par au moins 16 membres du groupe qui s’emparèrent ainsi de 209 000 DM. D’après un article du magazine der Spiegel, seulement deux des attaques étaient imputables à la RAF, la troisième avait été perpétrée par le Mouvement du 2 juin. Le 9 octobre 1970, Horst Mahler, Irene Goergens, Ingrid Schubert, Brigitte Asdonk et Monika Berberich furent arrêtés au 89, Knesebeckstraße à Berlin pour avoir participé à ces attaques.

En avril 1971, la RAF sortit de l’anonymat et s’exprima publiquement en distribuant un prospectus intitulé Le concept de guérilla urbaine. C'en fut trop pour les autorités qui déclenchèrent dans toute la RFA une vaste opération de recherches des quelque 50 membres du groupe.

Les pratiques musclées de la police[réf. nécessaire] et la lutte armée prônée par la RAF firent plusieurs morts. Petra Schelm tomba sous les balles le 15 juillet 1971. Le 22 octobre et le 22 décembre de la même année, les policiers Norbert Schmid et Herbert Schoner furent tués. Le 1er mars 1972, ce fut la première bavure officielle de la police avec la mort d'un innocent, un jeune apprenti de 17 ans : Richard Epple.

À partir de 1972, la RAF dirigea ses attentats à la bombe contre des bâtiments militaires américains et des institutions publiques. Les cinq attaques à la bombe perpétrées en 1972 firent quatre morts et 30 blessés. Le 11 mai 1972, le commando « Petra Schelm » fit exploser une bombe au Terrace Club à Francfort, quartier général de la 5e armée américaine, tuant le lieutenant américain Paul A. Bloomquist et blessant gravement 13 autres personnes. Les principaux leaders de la première génération de la RAF furent arrêtés en juin 1972 : Baader, Ensslin, Meinhof, Raspe, Meins, et Gerhard Müller.

Ulrike Meinhof est condamnée le 29 avril 1974 à 8 ans de prison pour sa participation à la libération de Baader en 1970.

Soutiens associatifs et médiatiques

Les terroristes décrivirent leurs conditions de détention comme une « torture par l'isolation » et exigèrent leur assouplissement ainsi qu'un statut de prisonniers de guerre.

Les activités et le travail de communication des détenus, appuyés par le travail de leurs avocats Klaus Croissant et Siegfried Haag, trouvent un écho dans la scène politique de la gauche allemande. Parmi les avocats renommés de la première génération, on notera la présence d'Otto Schily, Hans-Christian Ströbele et Rupert von Plottnitz ainsi que le juriste de renom Hans Heinz Heldmann. Ceux-ci font en sorte d'alerter les opinions publiques en Allemagne et dans le reste de l'Europe. Des comités de soutien sont organisés et trouvent des relais à partir de 1975 à l'étranger[5].

Pour appuyer leurs exigences, les détenus firent une grève de la faim dont Holger Meins mourut d'ailleurs le 9 novembre 1974. Amnesty International tenta d'intercéder en faveur des détenus pour améliorer leurs conditions de détention, et déposa une plainte officielle auprès du ministre de la justice Hans-Jochen Vogel (SPD), qui la rejeta. Le décès de Meins est suivi de manifestations de masse au cours desquelles on montre la photographie de son corps décharné. Le groupe et ses soutiens parvient ainsi à créer une solidarité émotionnelle permettant de dénoncer la brutalité de la social-démocratie[5]. Le 10 novembre, lendemain de la mort de Meins, le juge von Drenkmann est assassiné[5].

On voit intervenir également le philosophe Jean-Paul Sartre, qui prit position pour les détenus. Le 4 décembre 1974, Sartre rencontra Baader au centre pénitentiaire de Stuttgart. On dit qu'il aurait par la suite qualifié Baader de « trou du cul » (cf. le documentaire « Sartre par lui-même », 1976)[réf. insuffisante].

Deuxième période

La deuxième génération se forma après l’arrestation d’une grande partie des membres de la 1re génération, dont les écrits et les propos diffusés depuis la prison de Stammheim avaient trouvé écho dans les cercles de gauche. De nombreux membres de la deuxième génération provenaient du Collectif socialiste des patients de Heildelberg (Sozialistische Patienten Kollektiv), fondé le 12 février 1970 par des patients en psychiatrie de la polyclinique de Heidelberg, ou encore furent recrutés par les avocats de la 1re génération, Siegfried Haag et Klaus Croissant, qui s’effacèrent ensuite du devant de la scène.

Le 27 février 1975, trois jours avant les élections au parlement du Land de Berlin, Peter Lorenz, tête de liste de la CDU, fut enlevé par des membres du Mouvement du 2 Juin. Les ravisseurs exigeaient la libération de certains terroristes et notamment de membres de la RAF. Le gouvernement céda. Verena Becker, Gabriele Kröcher-Tiedemann, Ingrid Siepmann, Rolf Heißler et Rolf Pohle furent relâchés et envoyés par avion militaire à Aden au Yémen, tandis que Lorenz fut libéré par ses ravisseurs le 4 mars. Le fait que certains des terroristes libérés redevinrent actifs par la suite renforça le gouvernement dans sa conviction qu’il ne fallait pas négocier avec les terroristes.

À la suite de cet épisode, la deuxième génération eut pour principal objectif de parvenir à la libération des membres de la 1re génération. Le 24 avril 1975 eut lieu la prise d’otages de Stockholm. Six membres de la RAF investirent l’ambassade de la RFA à Stockholm et exigèrent la libération des chefs de la RAF. Après l’exécution de deux diplomates par les terroristes, la prise d’otages finit en bain de sang par la négligence d’un ravisseur qui déclencha une charge explosive. Les terroristes Ulrich Wessel et Siegfried Hausner trouvèrent la mort dans l’explosion. Les otages purent s’échapper à la faveur de l’incendie, les auteurs furent arrêtés. Avaient pris part à cette opération Hanna Krabbe, Karl-Heinz Dellwo, Lutz Taufer et Bernhard Rössner. Ils avaient été recrutés par l’avocat d’Andreas Baader, Siegfried Haag, ce dernier n’ayant pas participé à l’opération. Il fut arrêté le 30 novembre 1976. On retrouva alors les fameux « papiers Haag-Meyer », sur lesquels étaient planifiés les attentats pour l’année 1977. Les enquêteurs ne purent cependant décrire à temps ces papiers qui étaient codés. Après l’arrestation de Haag, la deuxième génération de la RAF fut dirigée par Brigitte Mohnhaupt, qui venait d’être libérée en 1977.

Prison de Stammheim à Stuttgart.

Après le suicide de Meinhof, Jan-Carl Raspe parle d'assassinat et désigne le procureur fédéral Siegfried Buback comme responsable. Celui-ci est assassiné le 7 avril 1977 avec son chauffeur et son garde du corps[4],[5].

En avril 1977, après 192 jours de procès à Stammheim, les accusés du groupe Baader sont condamnés pour assassinat à une peine d'emprisonnement à perpétuité.

Le 30 juillet 1977, Jürgen Ponto, président de la Dresdner Bank est assassiné par un commando dont fait partie sa filleule[5]. Pour obtenir la libération de ses membres détenus à la prison de Stuttgart-Stammheim, la RAF enlève le président du patronat allemand Hans Martin Schleyer le 5 septembre 1977. Il est dénoncé comme ancien membre du parti nazi et des SS[4]. Onze prisonniers sont réclamés en échange de sa vie. Le 13 octobre, un avion, le vol 181 de la Lufthansa, est détourné sur Mogadiscio en Somalie par un commando palestinien du nom de « Martyr Halimeh », prenant en otages 81 passagers et cinq membres d'équipage. Ils exécutent le commandant de bord. La prise d'otages prend fin le 18 octobre avec l'intervention des forces spéciales allemandes durant laquelle trois des quatre membres du commando palestinien sont tués. Le même jour, les autorités allemandes annoncent la mort d'Andreas Baader, Gudrun Ensslin, la compagne de Baader, et Jan-Carl Raspe, par suicide.

Plusieurs leaders de la première génération meurent entre 1976 et 1977 dans le quartier de haute sécurité de la prison de Stammheim. Le 9 mai 1976, on retrouva Ulrike Meinhof pendue dans sa cellule à l'aide d'un chiffon déchiré et transformé en corde. L'enquête officielle conclut au suicide. Après l'échec de la tentative de libération des détenus par la deuxième génération lors du fameux « printemps allemand » (nom donné en souvenir du printemps de Prague), Andreas Baader, Gudrun Ensslin et Jan-Carl Raspe se suicidèrent lors de ce qu'il est convenu d'appeler « la nuit de la mort de Stammheim », le 18 octobre 1977. Raspe et Baader se tuèrent par balle avec des armes fournies par l'avocat Arndt Müller. Ensslin se pendit à l'aide d'un câble électrique. Irmgard Möller tenta de se poignarder au cœur à l'aide d'un couteau de cantine de la prison, mais les blessures ne furent pas fatales.

Irmgard Möller affirmera plus tard qu'il s'agissait en fait d'assassinats orchestrés par Bonn. En représailles, la RAF annonce le lendemain la mort de Hans Martin Schleyer. Son corps est retrouvé le lendemain dans le coffre d'une automobile à Mulhouse, en France[4]. Brigitte Mohnhaupt est impliquée entre autres dans ce meurtre, elle est considérée alors comme la femme la plus dangereuse d'Allemagne. Le 12 novembre, c'est au tour d'Ingrid Schubert d'être retrouvée pendue dans sa cellule de la prison de Munich.

Des connexions internationales

La Stasi semble avoir aidé et financé les activités de la Fraction armée rouge. En octobre 1980, la République démocratique allemande (RDA) accueille sur son territoire huit membres de la RAF en fuite. Parmi eux se trouve Susanne Albrecht, mêlée à l'assassinat de Jürgen Ponto, patron de la Dresdner Bank. Le régime communiste de la RDA leur octroie de nouveaux papiers d'identité. Les anciens terroristes mènent une existence tranquille jusqu'à la réunification allemande[6]. En 1984, la RAF s'allie au groupe français Action directe dans le cadre de la stratégie d'« unité des révolutionnaires en Europe de l'Ouest ». Elle s'allie ensuite aux Brigades rouges italiennes en 1988, avant de se dissoudre en 1998.

La fin du groupe

Le groupe a perdu toute sympathie au sein de l'opinion publique, mais continue d'exercer une certaine fascination pour les exaltés d'extrême-gauche les années suivantes[5]. Incapable de mobiliser la classe ouvrière, il peut compter, du moins encore dans les années 1970, sur un certain soutien de la part d'intellectuels et des milieux étudiants et militants de l'ultra gauche en Allemagne fédérale comme à l'étranger.

La fin des années 1970 est marquée par l'échec de l'attentat visant le général Alexander Haig, alors commandant des forces de l'OTAN en Europe[5].

Le 30 novembre 1989, trois semaines après la chute du Mur de Berlin, le patron de la Deutsche Bank, Alfred Herrhausen est assassiné. Cet acte est aussitôt revendiqué par la RAF[6].

En 1998, le groupe annonce sa dissolution pour se fondre dans la vaste nébuleuse du courant dit alternatif[5].

Entre 1970 et 1998, dates de la création et de la dissolution officielle du mouvement, celui-ci n'a compté au maximum qu'entre 60 et 80 membres actifs. La RAF a assassiné 34 personnes[4]. Des controverses ont actuellement lieu au sujet du sort à accorder aux deux derniers détenus de ce mouvement.

Le groupe fait toutefois parler à nouveau de lui le 5 juin 2015 lorsque la police allemande annonce avoir retrouvé l'ADN de Daniela Klette, Ernst-Volker Staub et Burkhard Garweg sur des masques ayant été retrouvés dans un véhicule utilisé pour une tentative de braquage d'un transport de fonds[7].

Chronologie

Origines

Première période

Deuxième période

31 août 1981 : attaque du QG de l'USAF de la Ramstein Air Base.
Autre vue de l'attaque du QG de l'US Air Force de la Ramstein Air Base.

Troisième période

Membres marquants

1re génération

2e génération

3e génération

Victimes

Filmographie

Notes et références

  1. 1 2 Communiqué : Pourquoi nous arrêtons (RAF, 1998)
  2. Das Konzept Stadtguerilla, « Le concept de guérilla urbaine », tract de la Fraction armée rouge du 1er mai 1971, attribué à Ulrike Meinhof
  3. La thèse de l'accident fut admise par la justice. On apprit en 2009 que le policier, Karl-Heinz Kurras, était un agent de la Stasi. L'ombre de la Stasi sur les années de plomb, Libération, 28 mai 2009
  4. 1 2 3 4 5 Cécile Calla, Terrorisme : l'Allemagne commémore les victimes de la RAF, Le Monde, .
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 Martin Benoist, « La Fraction armée rouge face à la République fédérale allemande », Nouvelle Revue d'Histoire, Hors-Série, n°13H, Automne-Hiver 2016, p. 41-44
  6. 1 2 Cécile Calla, Nombreuses interrogations autour du rôle de la Stasi, Le Monde, .
  7. Disparus depuis 1998, des terroristes de la RAF refont surface en Allemagne, Annabelle Georgen, Slate.fr, 24 janvier 2016
  8. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne17.html
  9. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter3/newallem13.html
  10. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne22.html
  11. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter3/newallem14.html
  12. communiqué des prisonniers:http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter3/newallem6.html
  13. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter3/newallem10.html
  14. Thierry Vareilles, Encyclopédie du terrorisme international, éditions L'Harmattan, 2001, page ?
  15. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter3/newallem15.html
  16. « Enterrement de la Bande à Baader » [vidéo], sur ina.fr
  17. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne21.html
  18. communiqué commun :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne10.html
  19. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne23.html
  20. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne6.html
  21. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne11.html
  22. communiqué :http://etoilerouge.chez-alice.fr/docrevinter/allemagne14.html
  23. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=197205110001
  24. 1 2 3 http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=197205240001
  25. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=197707300001
  26. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=197709050001
  27. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=198502010003
  28. 1 2 3 http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=198508080001
  29. 1 2 http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=198607090004
  30. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=198610100005
  31. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=198911300004
  32. http://www.start.umd.edu/gtd/search/IncidentSummary.aspx?gtdid=199104010004

Annexes

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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