Francesco Redi

Francesco Redi
Description de l'image Francesco_Redi.jpg.

Naissance ou
Arezzo, en Toscane
Décès (à 71 ans)
Pise
Nationalité Italienne
Pays de résidence Italie
Profession
docteur en médecine
Activité principale
Autres activités

Francesco Redi (né le 18 ou le à Arezzo, en Toscane et mort le (à 71 ans) à Pise) était un biologiste, lexicographe et écrivain italien du XVIIe siècle. Il exerçait la profession de médecin. Redi est principalement connu pour ce qu'il a apporté à la connaissance des insectes et des parasites.

Biographie

Francesco Redi est fils de médecin. Il fait ses études à l'école jésuite de Florence puis à l'université de Pise, où il obtient le titre de docteur en médecine.

En 1666 il devient l'archiatre du grand-duc Ferdinand II de Médicis (1610–1670) ; il sera aussi celui de son fils et successeur Cosme III.

Il se fait d'abord connaître par son travail sur les vipères. Il devient membre de l'Accademia della Crusca (1655) et participe aux réunions de l'Accademia del Cimento[1].

Redi est aussi un poète ; son œuvre la plus célèbre est Bacchus en Toscane. Il devient membre de l'Accademia dell'Arcadia récemment fondée ; son nom d'académicien est Anicio Traustio.

Contributions

Science

Le venin des vipères

Redi étudie les vipères et les effets de leur morsure. Il démontre que le venin est un fluide jaunâtre qui s'écoule des dents et qu'il est stocké dans la tête de l'animal. Il prouve également que seul le venin injecté dans le corps lors d'une morsure peut entraîner la mort ; le venin ingéré est sans nocivité. Après avoir réalisé de nombreuses expériences devant le grand-duc lui-même, il fait paraître en 1664, Osservazioni intorno alle vipere. Ses observations sont contestées, notamment Moyse Charas, pharmacien au Jardin du roi à Paris[2]. Redi mène alors de nombreuses autres expériences afin de confirmer ses observations. Les travaux de Felice Fontana, établiront, en 1767 et 1781, l'exactitude de ceux de Redi.

La génération spontanée

Il étudie particulièrement les insectes. Il fait paraître en 1668, Esperienze intorno alla generazione degl'insetti, où il démontre que, contrairement à une croyance de l'époque, l'apparition des vers dans les cadavres n'est pas un phénomène de génération spontanée, mais que (comme le pensait déjà Homère[3]) les vers naissent d'œufs pondus par des mouches.

La parasitologie

Francesco Redi est un fondateur de la parasitologie expérimentale[4]. Dans ses Observations sur les animaux vivants qui se trouvent dans les animaux vivants, il décrit 108 espèces de parasites[5].

Il a aussi joué un grand rôle dans la découverte en 1687 du sarcopte de la gale par ses disciples Giovanni Cosimo Bonomo et Giacinto Cestoni — leur découverte se présente sous la forme d'une lettre à Redi.

Lettres

Langue italienne

Membre de l'Accademia della Crusca, Redi est l'un des compilateurs de son Vocabulario (it)[6], premier dictionnaire de la langue italienne, et y ajoute un lexique arétin[7] ; il poursuivra toute sa vie ce travail de lexicographe. C'est en tant que lexicographe que Redi est l'auteur de centaines de canulars, attestations fictives de mots dont il disait pouvoir prouver l'existence par des manuscrits en sa possession.

Il est nommé en 1658 membre de la commission chargée de préparer une nouvelle édition du dictionnaire[1]. Il est l'un des correspondants de Gilles Ménage[8],[9].

Poésie

Redi a écrit des dithyrambes, Bacco in Toscana, Arianna inferma, et une soixantaine de sonnets[10].

Prose

Redi est l'auteur d'une mystification qui a eu la vie dure : une histoire fictive de l'invention des lunettes.[réf. souhaitée]

Publications

Les œuvres de Redi sont en italien.

Science

Lettres

Œuvres complètes

Correspondance

Bibliographie

Annexes

Honneurs

Notes

  1. 1 2 Site Web de Walter Bernardi.
  2. Nouvelles expériences sur la vipère, 1670, passim.
  3. « J'ai terriblement peur que, pendant ce temps-là, les mouches n'entrent dans le corps du vaillant fils de Ménœtios, à travers les blessures ouvertes par le bronze, et n'y fassent naître des vers » : Homère, Iliade, chant XIX, vers 23-27, texte établi et traduit par P. Mazon et al., coll. « Budé », Paris, Les Belles Lettres, 1945, p. 4. Redi cite lui-même ce passage d'Homère dans Esperienze intorno alla generazione degl'insetti, p. 25–26 ou : Esperienze intorno alla generazione degl'insetti, p. 25–26.
  4. Voir Ioli, Petithory et Théodoridès.
  5. 1 2 Ioli, Petithory et Théodoridès, p. 64.
  6. Salvini, p. 3.
  7. (it) http://www.francescoredi.it/database/redi/redi.nsf/pagine/997110FE58A7A7BBC12569F4004DC6BE?OpenDocument.
  8. Correspondance avec Ménage, Œuvres complètes, t. 2, p. 111.
  9. Isabelle Leroy-Turcan, Un érudit français, Gilles Ménage (1613-1692), dans ses rapports avec l'Europe.
  10. Sonnets, dans les Œuvres complètes.
  11. Sur Salvini, voir l'article de la Wikipédia italienne.
  12. Voir les éléments de la catégorie Francisco Redi sur Commons.
  13. (en) http://www.roving-mouse.com/planetary/Mars/Atlas/features/maps/r/redi.html.

Redi est l’abréviation botanique standard de Francesco Redi.

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