Fromentières (Mayenne)

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Fromentières
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays  France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Château-Gontier
Canton Azé
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Château-Gontier
Maire
Mandat
Christian Foucher
2014-2020
Code postal 53200
Code commune 53101
Démographie
Gentilé Fromentinais
Population
municipale
838 hab. (2014)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées
47° 51′ 52″ nord, 0° 39′ 55″ ouest
Altitude Min. 27 m – Max. 96 m
Superficie 22,06 km2
Localisation

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Fromentières

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Fromentières

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Fromentières

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Fromentières

    Fromentières est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 838 habitants[Note 1].

    Géographie

    La commune est située dans le sud-Mayenne. Située à 51 mètres d'altitude et voisine des communes de Longuefuye et de Château-Gontier, Fromentières s'étale sur une superficie de 22,1 km2.

    Toponymie

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    Le gentilé est Fromentinais[1].

    Histoire

    L'église Saint-Pierre est mentionnée en 1103[2]. C'est l'évêque Hildebert qui la consacre de 1103 à 1125. La seigneurie relevait de Ruillé et était distincte de celle de la Quanterie (nom moderne La Cour).

    La commune faisait partie de la sénéchaussée angevine de Château-Gontier dépendante de la sénéchaussée principale d'Angers depuis le Moyen Âge jusqu'à la Révolution française.

    Selon l'abbé Angot, on sait que Fromentières, qui tire son nom d'une autre richesse de son sol fertile (le blé) était, déjà au moins depuis 1400 et jusqu'au XVIIe siècle un des grands crûs du Bas-Maine très recherché par les Lavallois. La référence serait moindre en comparaison aux vins d'Anjou, région à laquelle Fromentières appartenait.

    Fromentières abrita la Compagnies des Chouans de Fromentières. Elle eut pour chefs successifs[3] Auguste Gareau dit Petit-Auguste, François Lezay dit Sabre-tout, Frédéric Mercier, frère de Mercier-Vendée. D'après Jacques Duchemin Descépeaux[4], la Compagnie de Fromentières était et resta principalement composée de paysans. La Compagnie était prisée pour sa conduite exemplaire. Ce dernier précise que dès l'origine[5], elle avait élu pour chef Mathurin Carreau, dit le Petit-Auguste. Fils de laboureurs, étudiant pour devenir prêtre avant la révolution, il refusa de s'enrôler dans les troupes de la République et se cacha jusqu'au moment du passage de l'Armée vendéenne. Il revint à Fromentières après la défaite. Ce fut sous ses ordres que vinrent servir comme simples soldats, Messieurs de Charnacé, deux jeunes gens de noble famille. On voulut les nommer officiers, mais ils le refusèrent, alléguant leur inexpérience de la guerre et croyant que cet exemple serait utile à la cause.

    La compagnie interceptait par de fréquentes attaques les communications entre Laval et Château-Gontier. L'adjudant général de la garde nationale se fait protéger par un détachement de Château-Gontier le 15 août 1792. Renée Abélard et René Gourdon, Vendéens réfugiés de la paroisse de Trémentines, eurent leur domicile assigné à Fromentières, germinal an II (mars 1794). Le canton fut le premier et le plus complètement organisé pour la Deuxième Chouannerie. En 1795, l'officier municipal[3] ne peut plus tenir de registre, les chouans occupant tout le pays. En octobre 1798, les insurgés sont les maîtres et prélèvent les fermages des biens nationaux et tous les agents se retirent en ville. En 1799 Le commissaire Thoreau-Maisonneuve écrit que 400 chouans parcourent le pays, coupent les arbres de la liberté à Longuefuye, à Froidfont, à Fromentières où ils entrent tambour battant et se font servir à dîner à Saint-Germain, à Villiers, à Ruillé. En août, les parents encouragent les enfants à s'enrôler. On ne voit plus que des drapeaux blancs et des affiches royalistes. Les émigrés instruisent les recrues ; les impôts sont collectés au nom de Louis XVIII. En septembre 1799, il n'y a plus de fonctionnaire dans les communes du canton. Le culte se réorganise avec l'ancien clergé, et ce ouvertement. En novembre 1799, quatre mille brigands sont réunis à Fromentières avec quatre canons. L'armistice ne produit aucune amélioration et la compagnie se prépare à recommencer la guerre. Le 18 juillet 1800, Coquereau, juge de paix à Fromentières, récrimine à son tour le clergé qui reprend les anciens rites. Les chouans rentrés à Fromentières étaient 48 parmi lesquels Jacques Rabeau dit Rochambeau, chef, commissaire à la compatibilité ; Pierre Meignan dit Mont-à-l'Assaut, capitaine ; Marcadet dit Bondessein, sous-lieutenant ; Charles Hardouin dit Saut-le-Pas, cavalier ; Tessier fils, ordonateur de la division.

    En 1812, Morin et quelques compagnons eurent un engagement contre un détachement de chasseurs à cheval au château de Fromentières. Le 25 mai 1832, une compagnie royaliste de Fromentières et de Ruillé qui se dirigeait vers le château de Chânay se battit entre Gennes et le château des Courants avec une compagnie du 31e de ligne.

    La compagnie de Fromentières se réunissait tantôt à la division de Coquereau, tantôt à celle de Taillefer, mais elle ne dépendait ni de l'une ni de l'autre. La Compagnie épaula aussi Jacques Bruneau, basé au château voisin des Courants, sur la commune de Longuefuye, dans sa quête d'organiser la Chouannerie dans la région.

    En 1790, lors de la création des départements français, une partie du Haut-Anjou a formé le sud mayennais sous l'appellation de Mayenne angevine.

    Politique et administration

    Liste des maires
    Période Identité Étiquette Qualité
    1792   Guillaume Aubry    
    1798   Manant    
    1800   Bannier   Cordonnier
    1813 1821 Sylvain de Cheffontaines    
    1830   Sylvain de Cheffontaines    
    1832 1836 Fouassier    
    1837   Jean Barouille    
    1840   Pierre de Cheffontaines    
    1841   Michel Moreul    
    1844   François Boisseau    
    1850 1852 Pierre de Cheffontaines    
    1853   Guillaume Ragaru    
    1853 1860 Chesneau    
    1860 1862 Sinoir    
    1862 1883 Doreau    
    1883 1884 Hureau    
    1884 1885 Meignant    
    1885   Alfred Bellanger    
    1920   François Chesneau    
        Delhommeau    
      1971 Pierre Martinet    
    1971 1989 Émile Démas    
    1989[6] mars 2008 Eugène Buchot   Agriculteur
    mars 2008[7] en cours Christian Foucher[8] SE Agriculteur

    Démographie

    En 2014, la commune comptait 838 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2004, 2009, 2014, etc. pour Fromentières[9]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

    Selon l'abbé Angot, en 1784, 765 habitants étaient imposés pour le sel, 66 étaient pauvres et 14 en étaient exempts.

               Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 0921 1241 0961 0221 0221 0361 0351 1881 173
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 1831 1341 1351 0871 1141 0541 0251 027984
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    997969912807752735724742691
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
    671585593619623674766814838
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)

    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

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    Lieux et monuments

    Activité et manifestations

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    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

    Articles connexes

    Lien externe

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale 2014.
    2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

    Références


    1. « Conseil municipal : Christophe Letessier démissionne », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 26 septembre 2016)
    2. Quid
    3. 1 2 Abbé Angot, Dictionnaire de la Mayenne, Tome deuxième
    4. Lettres sur l'origine de la Chouannerie et sur les Chouans du Bas-Maine, Volume 2
    5. Souvenirs de la chouannerie.Laval, H. Godbert
    6. « Eugène et Raymonde Buchot ont célébré leurs noces d'or », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 7 octobre 2015)
    7. « Christian Foucher élu maire avec 13 voix sur 15 », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 5 juillet 2014)
    8. Réélection 2014 : « Fromentières (53200) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 5 juillet 2014)
    9. Date du prochain recensement à Fromentières, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
    10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
    12. Dictionnaire de la Mayenne, Tome troisième.
    13. Abbé Angot, Dictionnaire de la Mayenne, Tome Quatrième.
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