Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale

Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN)
Image illustrative de l'article Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale
Écusson du GIGN depuis septembre 2007.

Création 1er mars 1974
Pays  France
Branche Gendarmerie nationale
Type Intervention
Rôle Contre-terrorisme
Libération d'otages
Lutte contre le grand banditisme
Protection
Formation.
Effectif 387 (en 2017)[1]
Garnison Versailles-Satory
Ancienne dénomination GSIGN
Devise « S'engager pour la vie »[2]
Décorations Croix de la valeur militaire avec palme de bronze
Commandant Colonel Laurent Phélip
Commandant historique Christian Prouteau
Denis Favier
Colonne d'assaut du GIGN à l'entrainement.

Le Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) est une unité d'élite de la Gendarmerie nationale française, spécialisée dans la gestion de crise et dans les missions demandant un savoir-faire particulier, notamment dans les trois domaines suivants :

L'unité dispense également de nombreuses formations dans ces domaines, en France et à l'international.

Le GIGN dépend directement du directeur général de la Gendarmerie nationale qui, en cas de crise majeure, traite directement avec les autorités gouvernementales. Dans ses missions les plus courantes, l'unité est engagée en support de la Gendarmerie départementale sur le territoire national[N 1] mais elle intervient également à l'étranger en coordination avec les forces armées françaises et notamment le commandement des opérations spéciales (COS)[N 2].

Sa devise est « S'engager pour la vie ».

Présentation

Équipiers du GIGN.

Créé au début des années 1970 comme une unité d'intervention par le lieutenant Christian Prouteau, le GIGN, après avoir acquis un savoir-faire et une réputation incontestables dans son domaine, était devenu dans les années 1980 la composante « intervention » du Groupement de sécurité et d'intervention de la gendarmerie nationale (GSIGN), formation qui regroupait également d'autres unités de gendarmerie spécialisées dans la sécurité-protection, la collecte de renseignement et la formation.

Le 1er septembre 2007, une profonde réorganisation a lieu et un « nouveau » GIGN remplace le GSIGN[3]. Plus qu'un simple changement de nom, cette réorganisation a pour but de renforcer l'homogénéité de l'unité, d'optimiser l'utilisation de ses moyens, d'augmenter ses capacités de réaction en cas d'événements d'envergure (notamment prises d'otages de masse, « POM » en abrégé) et de créer des synergies plus fortes entre des personnels issus d'un tronc commun de recrutement et de formation.

Unité de référence de la Gendarmerie dans les domaines de l'« intervention spécialisée », de l'observation-recherche et de la sécurité-protection, le GIGN en élabore les doctrines avant d'en être le principal acteur. Son action est complétée ou relayée au niveau régional par les antennes du GIGN (anciennement appelées Pelotons d'intervention interrégionaux de Gendarmerie ou PI2G pour les unités implantées en métropole [4] et Groupes de pelotons d'intervention ou GPI pour celles implantées outre-mer). Le GIGN est très étroitement impliqué dans le recrutement, la formation, l’évaluation et le recyclage du personnel de ces unités qui, sauf urgence absolue, interviennent sous son contrôle opérationnel.

Au sein du Ministère de l’Intérieur, la coordination et l’interopérabilité entre le GIGN et le RAID de la Force d'intervention de la police nationale (FIPN) sont assurées par l’Ucofi (Unité de coordination des forces d’intervention), créée en 2010[5]. La procédure d’urgence absolue (P.U.A.) instaurée en avril 2016 par le Ministre de l'Intérieur en réponse aux attentats de 2015 autorise - en cas de crise majeure ou de crises multiples - l'intervention de toute unité en mesure de la faire en tout point du territoire (donc en s'affranchissant du critère de compétence géographique qui s'impose habituellement)[6].

Écusson

Écusson du GIGN.

L'écusson du GIGN est un cercle avec un fond bleu et un parachute. Le cercle, figure géométrique parfaite, est présent pour symboliser la cohésion de l'unité. La couleur bleu rappelle la capacité subaquatique de l'unité. Enfin, le parachute matérialise l'appartenance du GIGN à la famille des troupes aéroportées[7].

Les deux étoiles représentent la « deuxième génération ». En 2007, l'unité a amorcé une grande réforme pour, notamment, s'adapter à l'évolution de la menace terroriste[7].

Devise

Historique

Colonne d'assaut du GIGN à l'entrainement.
Colonne d'assaut du GIGN en progression.

En réponse à la multiplication des prises d'otages au début des années 1970 (notamment à la centrale de Clairvaux (10) en 1971 et lors des Jeux olympiques de Munich en 1972), un premier GIGN est formé le 11 octobre 1973 au sein de l'escadron parachutiste de Mont-de-Marsan, tandis qu'une équipe commando régionale d'intervention (ECRI) est formée le 1er décembre de la même année au sein du groupe d'escadrons I/2 de gendarmerie mobile de Maisons-Alfort[8]. Le commandement de l'ECRI est confié au lieutenant Christian Prouteau[N 3] et l'unité devient opérationnelle le 1er mars 1974 (qui deviendra la date d'anniversaire du GIGN). Sa première opération a lieu dès le 10 mars 1974 pour neutraliser un forcené retranché dans son appartement avec deux otages à Ecquevilly[9].

Le 16 avril 1974, le GIGN de Mont-de-Marsan devient le GIGN no 4 tandis que l'ECRI de Maisons-Alfort devient GIGN no 1. À cette époque, le GIGN no 1 opère sur le territoire des 1re, 2e, 3e et 6e régions militaires, tandis que le GIGN no 4 opère sur les 4e, 5e et 7e régions militaires. Unité parachutiste, implantée sur la façade atlantique le GIGN 4 est également plus orienté sur la problématique maritime et comporte un groupe de plongeurs, mais commandé à tour de rôle par les officiers de l'escadron, ses membres restent assujettis aux priorités de ce dernier et il est moins sollicité que l'unité de Maisons-Alfort[N 4].

En 1976, la Gendarmerie décide de regrouper les deux unités, principalement pour des raisons de coût et d'efficacité[10]. Le 31 mai 1976, les deux GIGN 1 et 4 sont dissous et rassemblés le 1er juin de la même année en une seule unité parachutiste basée à Maisons-Alfort, dénommée GIGN. Après son déménagement à SatoryVersailles)[N 5] en 1982, le GIGN est intégré en 1984 au sein d'une nouvelle formation appelée Groupement de sécurité et d'intervention de la Gendarmerie nationale (GSIGN). Il y est rejoint d'abord par l'escadron parachutiste de Mont-de-Marsan, qui devient à cette occasion Escadron parachutiste d'intervention de la Gendarmerie nationale (EPIGN), puis en 1986, par le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).

En 2007, le GSIGN est réorganisé et rebaptisé GIGN, les anciens GIGN, EPIGN et GSPR fournissant les principales composantes de la nouvelle organisation.

En 2015, le GIGN est engagé simultanément pour la première fois avec le RAID, unité d'élite de la Police nationale, lors de la double prise d'otages du 9 janvier faisant suite aux attentats de janvier 2015 en France.

Chronologie

Datée officiellement de 1974, la création du GIGN remonte en fait à 1973[8].

Principales opérations

Voir aussi la catégorie :   Mission du GIGN 

Le GIGN a acquis une réputation nationale puis internationale au cours de centaines d'opérations dont, parmi les plus connues : les libérations d'otages à Loyada (Djibouti) en 1976, à Ouvéa[N 6] (Nouvelle-Calédonie) en 1988 et à Marignane en 1994.

Intervention avec la collaboration du Commando Hubert sur le navire Pascal Paoli de la SNCM en 2005, détourné par des marins syndicalistes du STC.

En 1994, peu après la prise d'otages du Vol 8969 Air France le GIGN fête ses vingt ans. Il avait alors mené plus de 650 missions, libéré plus de 500 otages et arrêté plusieurs centaines de criminels. Pendant cette période, 5 hommes du GIGN sont morts à l'entraînement et 19 ont été blessés en opération (dont 9 lors de l'assaut de Marignane). En 2004, le bilan à l'occasion des trente ans du groupe était de plus de 1 030 missions, de plus de 970 personnes arrêtées, et 534 otages libérés. De 1974 à 2016, le Groupe a perdu onze hommes, dont trois en mission et huit en entrainement[12].

En 2014, le GIGN fête ses 40 ans et a alors mené 1 600 opérations, interpellé 1 500 personnes, libéré 625 otages et maîtrisé 260 forcenés ; onze de ses membres sont morts en mission et en entrainement[13].

Le , le GIGN participe avec la Force d'intervention de la police nationale (FIPN) à la traque des frères Saïd et Chérif Kouachi, recherchés comme principaux suspects dans la fusillade au siège de Charlie Hebdo qui a eu lieu la veille. Le 9 janvier, les suspects sont repérés puis abattus lors de l'intervention du GIGN dans une imprimerie à Dammartin-en-Goële, en Seine-et-Marne. Une action simultanée du RAID et de la BRI met fin à une autre prise d'otages, celle de l'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes à Paris, marquant la première intervention coordonnée des unités d'intervention de la Police et de la Gendarmerie. Lors de ces opérations, le GIGN est « menant » et le RAID « concourant » à Dammartin, tandis que les rôles des deux unités sont inversés à la Porte de Vincennes[5].

Commandants de l'unité

Missions

Porte bouclier du GIGN en tête de colonne d'assaut.

Les missions principales du GIGN sont :

Intervention

Équipiers du GIGN à l'entrainement.

Dans le domaine du contre-terrorisme

Le GIGN intervient en premier lieu sur les missions suivantes :

Pour les actes de terrorisme n'entrant pas dans ces catégories (prise d'otages, etc.), la répartition des missions entre le GIGN et le RAID se fait selon le lieu où l'alerte se produit : le milieu rural et les aéroports sont les domaines d'intervention du GIGN, le milieu urbain et les gares sont ceux du RAID.

Après les attentats de janvier 2015, une concertation a eu lieu avec les responsables militaires du commandement des opérations spéciales (COS) et de la direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) pour déterminer quelle unité avait la primauté d'action dans un acte terroriste, touchant des intérêts ou des ressortissants français, en dehors du territoire national. Il en ressort que, dans ce scénario, le GIGN est chargé de l'intervention et les forces spéciales de l'appui[16].

Autres interventions

Ce sont les autres prises d'otages (par exemple liées au banditisme), les neutralisations de forcenés ainsi que les arrestations de personnes dangereuses et armées.

Observation et recherche

Recherche opérationnelle du renseignement dans les affaires les plus sensibles en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée.

Sécurité et protection

Il s'agit de :

Sur le territoire national, les sections de sécurité-protection (SSP), assurent quotidiennement la protection de hautes personnalités françaises ou étrangères. Elles assurent également ce type de mission à l'étranger, au profit des diplomates en poste dans des zones à risques comme l’Afghanistan ou l’Irak.

Parallèlement aux missions de protection, les SSP procèdent à la mise en sécurité de sites. Que ce soit au profit de l'autorité protégée ou lors d’événements majeurs, cette force déploie des tireurs d'élite, le groupe de recherche d'engins piégés (GREP), ou encore les spécialistes en investigations subaquatiques.

Enfin, dans un contexte interministériel, la FSP est régulièrement sollicitée pour réaliser des audits de sécurité au profit des représentations françaises à l'étranger ou de sites sensibles partout en France. Ayant une expérience reconnue dans ce domaine, les missions évaluent les enjeux sécuritaires et apportent une expertise et des réponses adaptées, en vue d'accroître le niveau de sûreté des installations visitées.

En marge des missions évoquées ci-dessus, les militaires de cette force participent de façon régulière à la formation des unités étrangères.

Formation

Cette mission, assurée au sein de la « Force Formation » (FF) par la section « Formations nationales et internationales » (SFNI) et la section « Formation des cadres », consiste d'abord à assurer la formation et le ré-entraînement (ou « recyclage ») de plusieurs centaines de personnels de la Gendarmerie appartenant aux unités dites intermédiaires sur lesquelles le GIGN exerce un contrôle opérationnel : antennes GIGN en métropole et GPI (groupes de pelotons d'intervention outre-mer) ainsi que celle des PSPG (pelotons spécialisés de protection de la Gendarmerie qui assurent la protection des centrales nucléaires. Sont également formés les « techniciens d'escorte d'autorité de sécurisation de sites » (TEASS) qui sont des gendarmes mobiles renforçant la protection des ambassades et du personnel du corps diplomatique dans des contextes dégradés[17] .

C'est également le GIGN qui assure la sélection, la formation, le suivi et le « recyclage » des négociateurs régionaux de la gendarmerie départementale ainsi bien entendu que ceux de sa propre cellule nationale de négociation (CNN).

Enfin la « Force formation » forme et entraîne les membres d'unités étrangères.

Pour permettre de mener à bien l'ensemble de ces missions, les entraînements du GIGN sont très poussés. Il y a ainsi eu plus de décès lors de ces entraînements que lors des missions elles-mêmes. Les démonstrations faites par le Groupe reflètent les entraînements. Alors qu'il assistait à l'une d'elles en tant que ministre de l'Intérieur, Pierre Joxe est très légèrement blessé par l'explosion d'une grenade qui n'a pas pu être neutralisée à temps[18].

Organisation

Le GIGN est basé dans le quartier de Satory à Versailles, son centre d'instruction et d'entraînement se situe au camp de Frileuse à Beynes.

Le GIGN dépend directement du directeur général de la Gendarmerie nationale qui, en cas de crise majeure, traite directement avec les autorités gouvernementales[19]. Dans ses missions les plus courantes, le GIGN est en contact avec les commandants de groupement et les sections de recherche (SR).

Le groupe comporte deux états-majors et six forces[20] :

L'effectif total est d'environ 380 personnels en 2014[19]. Cette organisation permet d'en engager 180 - entraînés et habitués à travailler ensemble - en moins de quatre heures en cas de crise nécessitant une intervention de grande envergure (prise d'otages massive par exemple, comme à Beslan)[19].

Le budget de fonctionnement courant de l'unité, pour l'année fiscale 2009, était de 1,4 million d'euros, auquel s'ajoutait un droit de tirage en frais de déplacement de 0,5 million d'euros sur le budget central de la Gendarmerie[21].

Ses effectifs et ses moyens sont répartis comme suit :

Force Intervention (FI)

La FI est l'unité d'assaut du GIGN. Elle est composée d'une centaine d'hommes et se divise en 4 sections : 2 sont à dominante chuteurs opérationnels et 2 à dominante plongeurs d'intervention. La FI dispose en outre d'une cellule d'évaluation et d'une cellule de préparation opérationnelle. Chaque semaine, 2 sections sont d'alerte : l'une est opérationnelle en 30 minutes, l'autre en 2 heures. Chaque nouvelle recrue du groupe doit y passer un minimum de 6 mois avant de rejoindre une autre force, s'il le souhaite.

Personnel médical

Lors de chaque mission de la Force Intervention, un infirmier et un médecin accompagnent les sections. Ils sont là pour soigner les membres du GIGN et prendre en charge les blessés éventuels. En plus de leurs compétences médicales, ils sont brevetés parachutistes et peuvent descendre en rappel d'un hélicoptère[7].

Force Observation Recherche (FOR)

La FOR est née à la suite de la réorganisation du GIGN en 2007. Elle est l'héritière du GOR (Groupes d'observations et de recherches), composante de l'ancien EPIGN et a pour mission la recherche du renseignement opérationnel dans le cadre du contre terrorisme ou de la lutte contre la criminalité organisée. Elle renforce ainsi les unités de recherches en leur apportant son expertise. La FOR est composée d'environ 40 personnels, divisés en 2 sections, elles-mêmes divisées en 2 groupes. Les missions peuvent durer quelques jours comme plusieurs mois.

Force Sécurité Protection (FSP)

La trentaine de personnels constituant la FSP sont chargés de la protection rapprochée des diplomates français et des ambassades dans les pays en crise.

Détachement Gendarmerie du GSPR

Force Appui Opérationnel (FAO)

La FAO, forte d'environ 30 personnels, a pour but de trouver des solutions techniques aux besoins des autres forces. Elle est constituée de plusieurs cellules aux missions spécifiques : effraction, moyens spéciaux, dépiégeage d'assaut, NRBC, etc.

Créée pour répondre aux besoins très spécifiques du GIGN, la « Force Appui Opérationnel » (FAO) regroupe l'ensemble des moyens spéciaux de l'unité (moyens optiques, acoustiques, explosifs, cynophiles, etc.), ainsi que les capacités et métiers opérationnels rares et particulièrement spécialisés[22].

Les capacités de FAO se déclinent en huit sections ou cellules[22] :

Cellule technique d'adaptation opérationnelle

La cellule « technique d'adaptation opérationnelle » intervient en soutien des forces, en modifiant ou copiant tout objet courant, en vue d'un emploi en opérations[22].

Cellule dépiégeage d'assaut

La cellule « dépiégeage d'assaut » est composée de spécialistes EOD (Neutralisation, Enlèvement, Destruction, d'Explosif), en mesure d'appuyer les différentes forces du GIGN[22]. Cette cellule permet notamment d'intervenir sur les crises d'envergures sur le territoire national et en OPEX (OPérations EXtérieures), en prenant en compte la menace liée aux explosifs et différentes techniques de piégeage[22] :

Section moyens spéciaux

Au début du GIGN en 1974, les moyens spéciaux étaient inexistants. Il faudra attendre plus de 20 ans après la création de l'unité pour voir la création du service. Les moyens au départ sont très limités et rudimentaires. La raison principale de cette cellule technique, appelée en 1997 « moyens spéciaux », est la recherche du renseignement lors de prises d’otages.

Très rapidement, la perspective d'un tel outil devient évidente. Cependant, le recrutement des candidats est très compliqué : les profils nécessaires pour faire partie de cette cellule sont rares. Il faut être physique, mais pas seulement. Des qualités de techniciens sont aussi nécessaires, mais la qualité principale est la capacité d’adaptation : faire de la technique dans un environnement pas toujours très propice, dans l’urgence, et surtout fiable.

Le groupe commence à chercher des matériels d'écoute et de vision nocturne et diurne pour satisfaire ses besoins opérationnels. Lorsque ces matériels n'existent pas sur le marché standard, le groupe les crée lui-même ou bien fait développer, en partenariat avec des entreprises compétentes et discrètes, les futurs outils.

En 1998, la cellule des moyens spéciaux (CMS) est opérationnelle à 100 %. Avec très peu de moyens, cette cellule a convaincu, en démontrant son efficacité dans la recherche des informations permettant d'évaluer avec plus de finesse les futures opérations. Un recrutement plus important permettra par la suite, avec l’arrivée de budgets supplémentaires, de passer à une structure adaptée. Transformée en section lors de la réorganisation de 2007, la section des moyens spéciaux (SMS) est aujourd’hui mise à contribution sur chaque opération. Il n'y a pas une mission qui ne se déroule sans son appui technique.

Cette section est composée de personnels présentant des qualités physiques et des compétences techniques. Techniciens opérationnels, ils s'engagent au cœur des actions conduites par les autres forces du GIGN. Elle est placée sous le même régime d'alerte que le détachement d'intervention d'urgence. Cette section participe de manière déterminante à l'acquisition du renseignement sur une zone de crise ou sur toute cible mobile, ainsi qu'à la mise en sécurité de sites[22].

Spectre d'activité de la SMS : vidéo, audio, suivi de mobile, robotique terrestre et aérienne, détection, appui électronique.

Cellule effraction

Un écarteur.

Cette cellule a pour charge la création de brèches, notamment avec l'utilisation d'explosifs[22]. Elle a été créée en 2001 grâce au commandant de l'époque, Éric Gérard. Tous les hommes de cette cellule ont été entraînés par la formation Nedex. Cette cellule utilise deux sortes d'effraction :

Cellule ouverture fine

La cellule « ouverture fine » est chargée de l'intrusion discrète, sans utilisation d'explosifs ou de dispositifs classiques d'effraction[22].

Cellule nationale de négociation

Article détaillé : Négociateur d'otages.

Les négociateurs sont très importants car ils résolvent plus des trois quarts[7] des situations pour lesquelles le GIGN est appelé à intervenir[23],[24]. La négociation se fait toujours à deux, et le binôme de négociation reste le même tout le temps de la mission, afin de faciliter les opérations[7].

Si la négociation échoue, il y a, en présence d'un officier de police judiciaire, un assaut délibéré qui tente de maîtriser à mains nues le(s) forcené(s) ; si le forcené tente de tuer une personne (otage ou gendarme), il est décidé un tir de neutralisation à l’épaule ou un tir à tuer dans les cas extrêmes[25].

Le recrutement des négociateurs se fait en interne dans le groupe après une série de tests établie par les négociateurs expérimentés.

Cellule cynophile

Chien d'attaque, similaire à ceux du GIGN.
Article détaillé : Chien de guerre.

Cette cellule est bien présente dans l'organisation du GIGN. En effet, elle est un plus pour les hommes de la cellule d'intervention, les chiens courant plus vite que les hommes équipés, pour neutraliser un individu. Elle est composée de deux maîtres-chiens et d'un homme d'attaque. Les maîtres-chiens sont des éléments à part entière des groupes d'intervention ; ils ont passé le même concours pour rentrer au GIGN et donc, ont la même condition physique et psychologique que les membres des groupes d'interventions. De son côté, l'homme d'attaque assure toute la logistique inhérente à la possession de chiens.

Les chiens du GIGN sont exclusivement des bergers belges malinois, qui est la race la plus utilisée par la Gendarmerie. Lorsqu'un chien réussit une neutralisation, on dit qu'il a un « mordant » de plus à son actif. Le premier chien du GIGN s’appelait Krex[26]. La section d' « appui cynophile » est, quant à elle, spécialisée dans la recherche d'engins piégés (détection de matière active et mise en sécurité). Cette section est placée sous le même régime d'alerte que le détachement d'intervention d'urgence[22].

Cellule NRBC

Exercice NRBC sur le BPC Mistral (2007).

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, le GIGN s'est doté de matériels de protection contre les attaques arme nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique (NRBC). Mais ce matériel est lourd, encombrant, bruyant, limite le champ de vision et bloque l'autonomie à cause des réserves d'air. Ce type d'opération est intégré dans les missions du GIGN depuis 2002.

Cette cellule est issue de la réforme de l'unité de 2007. Elle offre au GIGN une réelle capacité d'anticipation et de réaction dans un domaine sensible[22]. En étroite coordination avec le dispositif NRBC de la Gendarmerie nationale, cette cellule offre au GIGN des possibilités de traiter une crise en atmosphère viciée et d'intervenir en sécurité dans l'enceinte des centres nucléaires de production d'électricité[22].

Force Formation (FF)

La FF travaille aussi bien en interne, qu'un niveau national ou à l'international. Elle forme des militaires, des policiers ou des civils.

En interne, elle est chargée de la formation des militaires affectés en antennes GIGN, en PSPG et dans les unités d'intervention outre-mer. Elle forme également les gendarmes mobiles affectés dans les ambassades situées dans des pays en crise et amenés à travailler au côté de militaires de la FSP (cf. ci-dessus), ainsi que les gardes républicains affectés dans les Palais Nationaux comme l’Élysée ou Matignon.

Elle organise des stages au profit de cadres de grandes entreprises françaises qui doivent s'expatrier dans des pays à risque.

Une reconnaissance internationale

Démonstration d'hélitreuillage du GIGN lors des journées de sécurité intérieures 2009 sur l'esplanade des Invalides à Paris.

Le GIGN est reconnu comme l'une des unités d'intervention les plus efficaces au monde[27].

Ses nombreux succès (près de 600 otages libérés, plus de 1 000 criminels capturés ou abattus) au cours des diverses opérations qu'il a été amené à monter en font depuis plusieurs années une référence internationale en matière de sécurité des personnes civiles. Le GIGN s'est surtout fait connaître en décembre 1994 lors de la prise d'otage d'un avion d'Air France par le GIA.

Le GIGN est intervenu à l'étranger (Afghanistan, Djibouti, San Salvador, Arabie saoudite, pays basque espagnol, Niger, Union des Comores, Mali (Opération Serval), Centrafrique (Opération Sangaris).

Relations avec les autres groupes d'intervention

Le groupe entretient des relations particulières avec les autres groupes d'intervention grâce à leurs techniques modernes et leur expérience ; cela peut se faire sous forme d'échanges tactiques et techniques ou autre.

Dès 1974, le colonel Wegener, commandant du GSG 9 (groupe anti-terroriste allemand) désire que plusieurs de ses hommes suivent un stage au GIGN pour apprendre les techniques particulières d'intervention. Le 18 octobre 1977, le GSG 9 résoudra avec brio le détournement d'un avion à Mogadiscio (capitale de la Somalie).

En 1981, le GIGN travaille avec la Delta Force et forme quelques-uns de ses membres.

Le GIGN a aussi participé à la formation du groupe d'intervention autrichien GEK Cobra, ainsi que l'unité belge ESI (Escadron spécial d'intervention).

Les attentats qui ont visé l’Europe et l’Amérique du Nord depuis une quarantaine d'années ont aidé à créer des liens entre les unités d'interventions européennes et américaines. Pour l'anecdote, la conseillère spéciale du président américain George W. Bush, Condolezza Rice, ne voulait que le GIGN comme interlocuteur pour lutter contre le terrorisme[28].

De plus, le GIGN est membre du Réseau Atlas qui est un réseau qui regroupe les unités d'intervention de l'Union européenne, cela permet des retours d'expériences entre ces unités pour une meilleure efficacité. le GIGN a le leadership en ce qui concerne le contre-terrorisme aérien.

En vue de l'internationalisation du GIGN, celui-ci a été doté depuis le d'une cellule « relations internationales »[29].

Recrutement

Le recrutement au GIGN se fait sur la base du volontariat. Les candidats doivent être extrêmement motivés et entraînés en amont pour espérer intégrer l'unité[7]. Pour pouvoir passer les tests de sélection, il y a des minima requis : être gendarme de carrière, avoir une aptitude pour le parachutisme et avoir moins de 34 ans[30]. Les gendarmes du GIGN doivent impérativement être dotés d'une excellente condition physique, d'une vision et d'une ouïe d'exception et doivent faire preuve de sang-froid et de maturité[7].

Plusieurs tests de sélection sont organisés chaque année, en fonction des besoins. Chaque test dure une semaine et seuls les meilleurs sont retenus, de l'ordre de 5 à 10%, et peuvent poursuivre l'entraînement en vue de l'obtention du brevet du GIGN[31]. Les candidats qui réussissent effectuent ensuite un stage probatoire de 8 semaines, généralement à l'automne. Leur formation est reprise à zéro ; il seront formés physiquement (course à pied, sports de combat, combat d’infanterie classique, escalade, etc.), et apprendront à se servir d'une arme de poing et d'épaule[31]. À l'issue du stage, les candidats retenus effectuent une formation de 10 mois, commune à toutes les forces du GIGN. Ils y apprendront les techniques d'action de l'unité : neutralisation d'individu, mutinerie en prison, lutte antiterroriste, filature, etc[31]. Ils intègrent ensuite la force à laquelle ils sont affectés et complètent leur formation.

À l'issue de cette formation spécifique, et avant la remise du brevet, chaque futur membre de l'unité effectue un « tir de confiance » au revolver sur un plateau d'argile porté par l'un de ses camarades sur son gilet pare-balles[N 8], pour démontrer l'absolue confiance qui règne entre les membres du groupe[7].

Les gendarmes nouvellement arrivés sont tous formés à l'intervention, puis ont la possibilité d'être formés à la protection ou à la recherche/observation (anciennes missions du GSPR et de l'EPIGN). Ils sont notamment formés aux sports de combat (Jiu-jitsu brésilien, Mixed Martial Arts - MMA, etc.)[7]. Par ailleurs, les parachutistes du GIGN effectuent environ 1 500 sauts par an en ouverture automatique ainsi que 6 000 sauts par an en chute libre[7].

Épreuves physiques

Les épreuves données ici le sont à titre indicatif et sont non exhaustives[31] :

Épreuves de tir

Les femmes et le GIGN

Les femmes peuvent intégrer le GIGN, à l'exception de la cellule d'intervention[7] pour des questions de force physique (l'équipement de protection et les armes pèsent plus de 30 kg)[N 9].

En 2009, la force d'observation-recherche comptait quatre femmes[32]. Les épreuves de sélection féminines sont les mêmes que les masculines avec quelques modifications.

Unité équivalente dans la Police

Article détaillé : RAID.

En 1985, la Police nationale créé, sur le modèle du GIGN, une unité spéciale d'intervention : le RAID (Recherche, assistance, intervention et dissuasion)[7].

Les deux unités collaborent occasionnellement, comme lors de l'assaut de Dammartin-en-Goële le à la suite de l'attentat contre Charlie Hebdo le [33] et durant la période des attentats de janvier 2015 en France.

Armement

« Notre principe fondamental est de reculer l'usage des armes à feu jusqu'au dernier moment. »

 Denis Favier, commandant du GIGN de 1992 à 1997

Malgré ce but du GIGN d'éviter au maximum l'emploi des armes, le Groupe possède un armement répondant à des besoins précis. On n'emploie pas des fusils d'assaut comme un HK G-3 TGS contre un forcené, ils sont réservés à l'utilisation dans des situations quasi-militaires. À l'opposé, dans le cas d'une intervention extrême comme lors de la prise d'otages du Vol 8969 Air France à Marignane, il est nécessaire de disposer de tous types d'armes, du Manurhin .357 Magnum au fusil de précision en passant par le HK MP5.

L'armement « de base » lors d'une mission se compose d'une arme de poing pour chaque homme, plus un MP-5 et un fusil calibre 12 pour l'appui.

Chaque élément de Groupe possède trois ou quatre armes de poing et au moins deux armes d'épaule. Au total, on dénombre pour le Groupe quelque 900 armes et 1 000 optiques. Les armes (du fusil de précision à l'arme de poing) sont testées au banc d'essai Stabilisator 3000 A1 de la marque française L2S.

Un grand nombre des armes ont été modifiées sur commande pour le GIGN. Il ne faut pas oublier les accessoires génériquement nommés « aides à la visée » : collimateurs (systèmes de visée non grossissants, souvent luminescents), lunettes grossissantes, lasers de visée, lampes torches, équipements de visée nocturne, etc. Les modifications et les aides à la visée présentes sur les armes sont détaillées en même temps que les armes elles-mêmes.

Les armes sont présentées de la plus fréquemment employée à la moins employée. Exceptions : les armes de précision (ordre en fonction des calibres).

Tous les membres opérationnels du GIGN sont en mesure de neutraliser une cible jusqu'à 400 m. La trentaine de tireurs de longue distance est capable d'effectuer un tir précis jusqu'à 1 200 m[7]. Pour prévenir les blessures mortelles, les militaires du GIGN s'entraînent à viser leurs cibles à l'épaule[7].

Armes de poing

Article détaillé : Arme de poing.

En opération classique, les armes de poing employées sont généralement des modèles compacts (MR-73 à canon 4", Glock 19, P228) ; par contre, les Glocks 17 et P226 sont utilisés lors des « missions kaki » (en milieu naturel), où les contraintes d'espace sont moins importantes.

Pistolets-mitrailleurs

Article détaillé : Pistolet mitrailleur.
Le « PM HK » (comme il est couramment nommé au sein du Groupe) est toujours très utilisé malgré l'arrivée du FN P90 aux caractéristiques balistiques intéressantes.

Fusils à canon lisse

Article détaillé : Fusil militaire.

Fusils d'assaut

Article détaillé : Fusil d'assaut.

Le GIGN, comme la plupart des groupes d'intervention de la Gendarmerie nationale, n'utilise des fusils d'assaut qu'en milieu extérieur :

Armes de précision

Article détaillé : Fusil de précision.
Plus de soixante AW remplacent depuis 1995 les vieux FR-F1, qui auront été en service une vingtaine d'années. Une cinquantaine d'AW Super Magnum en .338 Lapua Magnum est entré en service en 2003 pour combler le « trou » existant entre les munitions de 7,62 mm et 12,7 × 99 mm OTAN. Le GIGN a signé un partenariat avec le constructeur Accuracy International pour lui faire partager les résultats des expérimentations de ces fusils dans toutes les conditions climatiques.
La lunette employée pour ces trois armes est la Schmidt & Bender Mk.II 3-12 × 50 avec un réticule Mil-Dot (comme toutes les armes de précision actuellement utilisées par le GIGN) 30 × 30 mm pourvu d'un croisillon luminescent rouge à l'intensité modifiable.
Chacun des huit groupes tactiques du GIGN emporte en opération huit Accuracy équipés d'un intensificateur de lumière Simrad KN200 de 3e génération monté sur la lunette grossissante pour le tir nocturne, ce qui permet d'utiliser la même arme avec les mêmes optiques de jour comme de nuit. Du temps du FR-F1, il fallait choisir entre un exemplaire équipé d'une lunette diurne ou un autre avec un intensificateur OB50. Auparavant les Accuracy étaient équipés de lunettes Bausch & Lomb Tactical 62-1040 grossissement 10 × 40 mm (elles étaient encore en service lors d'un entraînement à Djibouti début 2001) et du bipied Parker-Hale LM6 placé à l'avant de la crosse. Celui-ci a été fixé à mi-longueur de la crosse et non à l'extrémité de celle-ci. L'Accuracy est aussi équipé de rails latéraux type Picatinny (encore que l'on n'ait pas vu d'accessoires montés dessus).
Le GIGN dispose d'équipements de camouflage spéciaux pour ces fusils (schémas Armée française type Centre-Europe et désertique, anglais DPM et moucheté allemand Bundeswehr). Le coût total de l'arme entière est d'environ 20 000 euros.

Le groupe disposerait au total de plus de cent Accuracy de tous calibres, et tous ses hommes ont une qualification TE (équipes tireur d'élite) de base sur Accuracy .308 et .338, ce qui en fait le groupe d'intervention disposant du plus grand nombre de tireurs d'élite au monde. Les équipes TE sont habituellement composées de deux hommes, un tireur et un observateur qui utilise un télescope monoculaire Leica Televid 77 mm (ou plus rarement l'Apo-Televid 77 mm) avec divers grossissements disponibles jusqu'à 60 ×, une paire de jumelles Leica Vector IV (ou jumelles infrarouges Thomson Sophie la nuit). Les équipes TE disposent en plus d'un télémètre laser Leica Rangemaster LRF 1200 doté d'une optique 7 × 21 mm ayant une précision d'un mètre avec une portée de 15 à 1 100 m, d'une mini-station météo Skywatch Geos 9 (anémomètre-girouette, boussole, hygromètre, thermomètre, baromètre, altimètre et montre combinés dans un objet de quelque grammes), d'un sac à eau, d'une musette de tir et depuis 2003-2004 d'un carnet de tir spécifique au Groupe.

Armes sub-létales

Article détaillé : Arme non létale.

La faible fiabilité des armes sublétales et leur dangerosité a longtemps limité leur adoption par le GIGN. La technique favorite était le tir à l'épaule au revolver ou au fusil de précision : une balle dans l'épaule du bras armé est une technique de neutralisation très efficace.

Moyens de transport

Le GIGN bénéficie depuis 2006[36] du Groupe interarmées d'hélicoptères (GIH), unité mixte d'hélicoptères de l'Armée de terre et de l'Armée de l'air, mise à sa disposition par le 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS), qui est installé sur la base aérienne 107 de Villacoublay.

Véhicule SWATEC

Véhicule SWATEC avec système HARAS.

À la suite de la prise d'otage de l'avion d'Air France à Marignane, les unités d'intervention ont compris que sans un matériel adéquat, la résolution de ce genre d'opération est plus difficile ; Le FBI demande alors à la société américaine SWATEC de fabriquer un système d'intervention surmonté d'un système hydraulique. Cette dernière met au point l'échelle d'assaut HARAS (Height Ajustable Rescue Assault System) ou en français : « Système d'assaut et de secours à hauteur réglable ». Fabriqué par Chevrolet et SWATEC, il est destiné à faciliter les interventions contre des bâtiments ou des véhicules (bus, avion). Il est opérationnel depuis 1999 et le Groupe en possède au minimum quatre.

Le HARAS est maintenu en place grâce à des goupilles de fixation de sûreté à attache rapide. Grâce à cela, il peut être monté ou démonté en moins de dix minutes. Lorsqu'il est entièrement déployé, le HARAS autorise un assaut jusqu'au troisième étage d'un immeuble (à peu près 9 mètres).

Véhicule Sherpa

Véhicule d'assaut Sherpa APC.

Le SWATEC est complété par le véhicule d'assaut de type Sherpa Light APC à partir de 2014 (deux véhicules en dotation en 2016).

Le Sherpa est un camion 4×4 permanent doté de capacités largement supérieures aux SWATEC. Équipé d’une plateforme modulaire avec rampe hydraulique HARAS pouvant supporter 1,5 tonne ou 10 « opérationnels » jusqu’à 8,65 mètres, ce camion blindé léger (blindage de niveau 2) est fabriqué par Renault Trucks Defense[37].

Caractéristiques principales[38] :

Distinctions

Le 13 novembre 2011, le GIGN est décoré de la croix de la Valeur militaire par le ministre de la Défense Gérard Longuet pour sa contribution aux trois principales opérations extérieures de 2011 : guerre d'Afghanistan (2001), guerre civile libyenne de 2011 et crise politico-militaire en Côte d'Ivoire. C'est la première fois que la présence du GIGN en Afghanistan est reconnue officiellement[39].

Le 31 juillet 2013[40], l'unité est de nouveau décorée d'une croix de la Valeur militaire pour les opérations conduites en Afghanistan[41].

Le 17 juin 2015, l'unité se voit remettre par le Directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN) la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de la Valeur Militaire (CVM) ainsi que la médaille de la sécurité intérieure, échelon or[42]. La fourragère rappelle de façon permanente des actions d'éclat récompensées à plusieurs reprises à l'ordre de l'armée, en l'occurrence les deux attributions au GIGN de la CVM avec croix de bronze à la suite de ses engagements à l'étranger (Afghanistan, Libye et Côte d'Ivoire pour la première, Afghanistan de nouveau pour la seconde). La médaille de la sécurité intérieure récompense l'intervention du GIGN à Dammartin-en-Goële le à la suite des attentats commis à Paris les jours précédents.

L'unité défile le 14 juillet 2015 lors de la fête nationale, avec le RAID et la BRI PP, en reconnaissance de leur engagement conjoint lors de cette crise[43].

Le GIGN dans la culture populaire

Films

Le film Peur sur la ville d'Henri Verneuil, sorti en 1975 comporte une scène d'intervention où le héros (Jean-Paul Belmondo) descend en corde lisse d'un hélicoptère. Cette scène a été tournée avec une équipe du GIGN dirigée par Christian Prouteau lui-même[44]

Documentaires

Micro-documentaires

Jeux vidéo

Notes et références

Notes

  1. L'unité est surtout connue pour ses capacités anti-terroristes, mais elle est engagée au quotidien dans la lutte contre le banditisme et participe chaque année à 150 à 200 missions de Police judiciaire (P.J.) et de Police administrative (P.A.). Source : numéro 372 « spécial GIGN » du magazine Gend'info (décembre 2014).
  2. Le GIGN a été engagé à de très nombreuses reprises à l'étranger : Afghanistan, Bosnie-Herzégovine, Comores, Côte d'Ivoire, Libye, libération du Ponant, etc. Voir notamment l'article Liste détaillée des missions du GIGN. Lors de l'Attentat du Radisson Blu de Bamako, le GIGN a également été déployé mais est arrivé après le dénouement de l'affaire.
  3. Le général Héraut, commandant la gendarmerie de la région Ile-de-France, sélectionna Christian Prouteau sur la recommandation du capitaine Jean-Pierre Baux, qui avait travaillé avec ce dernier lorsque, officier à l'escadron 6/3 de Saint-Denis, le lieutenant s'occupait de la formation des équipes commando (précurseurs des pelotons d'intervention actuels. Au sein du groupe I/2, l'ECRI dépendait plus particulièrement pour son support de l'escadron 2/2, commandé par le capitaine Gervais. Sources : Christian Prouteau, Mémoires d'État et Roland Môntins, GIGN, 40 ans d'actions extraordinaires - voir section biographie ci-dessous
  4. Alors que la Police nationale retient, dès octobre 1972, le principe de créer des groupes d'intervention sur l'ensemble du territoire (les GIPN), la Gendarmerie envisage tout d'abord de créer une seule unité centrale prépositionnée en Ile-de-France et apte à être projetée en tout point du territoire puis elle envisage de créer un GIGN dans chaque région militaire en commençant par la 1re et la 4e (d'où les deux numérotations GIGN 1 et 4). Finalement, elle choisit en 1976 de regrouper ses unités d'intervention en région parisienne puis, à partir des années 2000, de les compléter par des unités régionales : les antennes GIGN anciennement PI2G) qui sont au nombre de six en 2016.
  5. dans la caserne Pasquier (du nom du 1er gendarme du Groupe mort à l'entraînement).
  6. En collaboration avec les forces spéciales de la Marine et de la DGSE.
  7. Rattachement administratif. Le GSPR, composé essentiellement de gendarmes lors de sa création, est devenue une unité mixte Police-Gendarmerie en 1996, puis une unité entièrement composée de policiers en 2007. Depuis 2012, le GSPR est de nouveau une unité mixte.
  8. Un disque en argile d'une dizaine de cm. Le tireur est à environ une quinzaine de mètres de son camarade. On le voit dans le documentaire « GIGN "je ne suis pas un hero", prise d'otages marignane » (voir section « Documentaires »).
  9. Le bouclier des gendarmes du GIGN pèse 22 kg, le casque avec sa visière pare-balles pèse 4−5 kg et le gilet pare-balles pèse 14 kg, soit un total d'environ 40 kg. Source : article de L'Express, « Le GIGN en 20 anecdotes »

Références

  1. Discours de présentation du GIGN au Séminaire interarmées des Grandes Écoles militaires 2017.
  2. 1 2 Interview du général d'armée Denis Favier, directeur général de la Gendarmerie nationale et ancien commandant du GIGN dans la revue Gend'info no 372 de décembre 2014.
  3. Organisation après la réforme, sur le site de la Gendarmerie nationale : http://www.defense.gouv.fr/gendarmerie
  4. Présentation du schéma national d'intervention des forces de sécurité sur le site du Ministère de l'Intérieur http://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Schema-national-d-intervention-des-forces-de-securite
  5. 1 2 « Attaques terroristes : Le patron du GIGN raconte ». Interview du colonel Hubert Bonneau, commandant du GIGN. Propos recueillis par Pierre-Marie Giraud et Matthieu Guyot. L’Essor de la Gendarmerie nationale n°478 – février 2015. http://www.lessor.org.
  6. Présentation du schéma national d'intervention des forces de sécurité. Site du ministère de l'intérieur.http://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Schema-national-d-intervention-des-forces-de-securite
  7. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 « Le GIGN en 20 anecdotes », L'Express.fr, 2 mars 2014 (consulté le 21 juin 2016).
  8. 1 2 Collectif, Histoire de la gendarmerie mobile d'Île-de-France, 3 volumes, Éditions SPE-Barthelemy, Paris, 2007, ISBN 2-912838-31-2. Tome II p. 314-315 tableau récapitulatif avec dates officielles de création des unités.
  9. François Dieu, La Gendarmerie, secrets d'un corps, Éditions Complexe, , p. 115
  10. Collectif, Histoire de la gendarmerie mobile d'Ile-de-France.
  11. 1 2 3 4 5 Encyclopédie de la Gendarmerie Nationale, tome III, Éditions SPE Barthelemy Paris 2006.
  12. Le GIGN rend hommage au Major MORTIER
  13. « Mémorial », sur le site http://www.gign.org (consulté le 9 juillet 2015)
  14. « Le général Thierry Orosco prend la tête du GIGN », L'Express, 30 mars 2011.
  15. Le colonel Phélip prend le commandement du GIGN sur le site de l'Essor de la Gendarmerie nationale
  16. http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/gign-depeche-en-urgence-mali-actualise-91056. Néanmoins, dans le cas de l'attentat du Radisson Blu de Bamako en novembre 2015, les forces locales (comprenant notamment des forces spéciales françaises, ont résolu la crise avant l'arrivée du GIGN.
  17. Numéro 372 « spécial GIGN » du magazine Gend'info (décembre 2014) - p. 30-31.
  18. Jean Luc Calyel, GIGN, les secrets d'une unité d'élite, Le Cherche-midi, , p. 34.
  19. 1 2 3 Interview du Colonel Bonneau, commandant du GIGN, dans le numéro 372 « spécial GIGN » du magazine Gend'info (décembre 2014).
  20. Le GIGN par le GIGN- éditions LBM, 2012 . Certaines publications mentionnent un 3e état-major qui est en fait le cabinet du commandant du GIGN.
  21. « Question no  50888 de M. Urvoas Jean-Jacques (Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Finistère) », Assemblée nationale française, (consulté le 15 septembre 2008)
  22. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 « Force Appui Opérationnel », sur le site de la Gendarmerie nationale : http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gign/
  23. Fin de la prise d’otage à la prison de Fleury-Mérogis (France Info 8 septembre 2011)
  24. Le Minihic-sur-Rance : le forcené s’est rendu sans tirer un coup de feu (Ouest-France 23 septembre 2011)
  25. GIGN : Mission type contre un forcené, dossier du GIGN
  26. https://books.google.fr/books?id=zocUAgAAQBAJ&pg=PT74&lpg=PT74&dq=krex+gign&source=bl&ots=EOKwAXmqVA&sig=8lStwsgaU8xp3BMtr33E8d3iLyU&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj_t5al8aDNAhVB5xoKHSFXB1kQ6AEIHDAA#v=onepage&q=krex%20gign&f=false
  27. http://www.gign.org/groupe-intervention/?page_id=623
  28. Éric Micheletti, GIGN : Le GIGN aujourd'hui, vol. 1, Histoire & Collections, , 175 p. (ISBN 2-9139-0394-0)
  29. « International », sur le site de la Gendarmerie nationale, http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr (consulté le 9 juillet 2015).
  30. « Gendarmes (officiers / sous-officiers) », sur le site de la Gendarmerie nationale (consulté le 4 avril 2017).
  31. 1 2 3 4 « GIGN recrutement », 27 mai 2006 (consulté le 4 avril 2017).
  32. Le mammouth : « GIGN : quatre femmes », 26 juin 2009 (consulté le 4 avril 2017).
  33. « Prises d’otages à Dammartin et Vincennes: Retour sur l'intervention simultanée et inédite du Raid et du GIGN », sur 20minutes.fr, .
  34. « Le remplacement du FAMAS est bien en route »
  35. (en) « SOFINS: French GIGN gets new rifle », Erwan de Cherisey, Shephardmedia.com, 30 mars 2017.
  36. hélicos du GIGN : la Terre et l'Air volent ensemble - Blog Secret-Défense Libération
  37. « Un nouveau véhicule d'assaut pour le GIGN », sur operationnels.com,
  38. Source : plaquette d'information GIGN sur le salon Eurosatory 2016.
  39. « Les gendarmes, aussi », sur le site http://lemamouth.blogspot.com, 12 novembre 2011 (consulté le 9 juillet 2015).(
  40. « Seconde Croix de la Valeur militaire pour le drapeau du GIGN », sur le site de la Gendarmerie nationale, http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr, 31 juillet 2013 (consulté le 9 juillet 2015).
  41. Blog source
  42. http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gign/Actus/Le-drapeau-du-GIGN-recoit-la-fourragere-et-la-medaille-de-la-securite-interieure
  43. « Défilé du 14-Juillet : le GIGN, le RAID et la BRI ont été mis à l'honneur », Le Monde.fr, 14 juillet 2015 (consulté le 19 juillet 2015).
  44. Christian Prouteau, Mémoires d'État, op. cit.

Annexes

Bibliographie

Ouvrages produits ou validés par la Gendarmerie

Souvenirs d'anciens membres du GIGN

Autres ouvrages

Presse et revues

Articles connexes

Liens externes

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