Jean Naigeon

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Jean Naigeon
Naissance
Décès
(à 75 ans)
Paris,  France
Nationalité
Activité
Maître
Mouvement
Influencé par
Distinction

Jean Naigeon, né à Beaune le [1], et mort à Paris le , est un peintre d'histoire français.

Biographie

Il suit les cours de l'École de peinture ouverte à Dijon par le statuaire François Devosge. En 1778, il gagne le premier prix et est couronné par le prince de Condé. En 1779, n'ayant pu remporter le prix de Rome fondé par l'école, il va à Paris avec ses condisciples et amis Pierre-Paul Prud'hon et Claude Ramey avec une recommandation de M. de Joursauvault au graveur Jean-Georges Wille.

Il entre dans l'atelier du peintre Jacques-Louis David. Il a pour condisciples Jean-Germain Drouais, Jean-Baptiste Wicar, François Gérard et Antoine-Jean Gros.

Après le début de la Révolution, il prend le commandement d'une compagnie de la Garde nationale en 1789, puis administrateur du dixième arrondissement de Paris en 1790.

Le 8 avril 1793, il est désigné, avec deux autres commissaires, pour accompagner à Marseille les membres de la famille de Bourbon, dont Philippe Égalité, non détenus à la prison du Temple.

Il est nommé par le comité d'instruction publique et le ministre de l'Intérieur Jules François Paré, le 28 août 1793, comme membre de la Commission pour la conservation des monuments des arts et des sciences[2] crée en 1792 par la Convention qui comprend Monge, Berthollet, Vauquelin, Vicq-d'Azir, Barbier. Cette commission va sauver des monuments et des œuvres. À Paris et dans les environs, il va, avec ses collaborateurs, s'opposer au vandalisme dans la basilique de Saint-Denis, le château de Praslin, le château d'Écouen, le château de Marly, avec toutes les œuvres qu'ils contiennent et un grand nombre de collections privées.

Le 17 février 1794, il est nommé conservateur du dépôt de Nesle. Ce dépôt a contenu un grand nombre d'œuvres d'art, d'objets scientifiques et de curiosités qui ont été depuis envoyés dans les musées, les bibliothèques et palais.

Il est resté dans la Commission des arts jusqu'à sa suppression le 7 octobre 1800.

Il est nommé le 18 janvier 1802, conservateur du nouveau musée du Luxembourg, galerie d'art du Sénat. Il y a travaillé avec l'aide de son frère, François Naigeon. Il a fait revenir au palais du Luxembourg les tableaux de la galerie Médicis de Rubens, la série des Ports de France d'Horace Vernet et la série de tableaux d'Eustache Le Sueur représentant la vie de saint Bruno. Il y a ajouté des œuvres de Philippe de Champaigne, de Raphaël, Rembrandt et Titien. C'était donc une galerie des maîtres anciens. Elle est transférée au musée du Louvre en 1815 pour compenser les pertes dues aux reprises des troupes alliées après Waterloo.

Il conserve son poste à la chute de Napoléon 1er et l'arrivée de Louis XVIII. Cependant le musée va changer d'objectif. Le Musée royal du Luxembourg va devenir le musée des artistes vivants. Cette idée semble avoir été proposée de Louis-Antoine Lavallée ou Athanase Lavallée, secrétaire général du musée Napoléon, et suggérée par le comte de Forbin dans une lettre du 23 novembre 1815 au comte de Pradel (1779-1857), directeur général du ministère de la Maison du roi.

Le comte de Forbin, directeur du musée royal du Louvre, choisit les tableaux modernes appartenant à l'État. Le gouvernement charge Naigeon d'aller discuter à Bruxelles avec son maître David l'achat de tableaux. Il acquiert les Sabines, Léonidas, Horaces et Brutus.

Le premier catalogue de la nouvelle galerie est publié en 1820 sous le titre Explication des ouvrages de peinture et de sculpture de l'école moderne de France exposée le 24 avril 1818 dans la galerie royale du Luxembourg.

Il prend sa retraite le 24 décembre 1829.

Il est mort au cours de l'épidémie de choléra qui a sévi dans une grande partie de l'Europe et en France en 1832.

Quelques tableaux

Décoration

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

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