Le Fils naturel

Le Fils naturel
Image illustrative de l'article Le Fils naturel
Première page de l’édition princeps

Auteur Denis Diderot
Pays  France
Genre Drame bourgeois
Lieu de parution Amsterdam
Date de parution 1757
Date de la 1re représentation 1757
Lieu de la 1re représentation Saint-Germain-en-Laye

Le Fils naturel, ou Les épreuves de la vertu est un drame bourgeois en cinq actes et en prose de Diderot écrit en 1757 et représenté pour la première fois en 1757 chez le duc d’Ayen à Saint-Germain-en-Laye.

Genèse et histoire éditoriale

Cette pièce suscita une controverse lorsque Fréron, puis Palissot accusèrent Diderot d'avoir plagié Il vero amico de Goldoni. Goldoni lui-même a contesté ce plagiat.

Lors de la publication de cette pièce, il l’a fait précéder d’une épître dédicatoire à la princesse de Nassau-Saarbruck (l'épouse du prince Guillaume Henri de Nassau-Saarbrücken).

Personnages

L’histoire

Clairville prie son ami Dorval, un jeune homme d’origine inconnue mais riche, beau, estimé et vertueux, de plaider sa cause auprès de Rosalie qu’il adore. Lorsque celui-ci le fait, Rosalie dit à Dorval que c’est lui qu’elle aime. Bien accueilli dans la famille de Clairville où vit également sa sœur Constance, une veuve, Dorval est déchiré entre ses sentiments pour Rosalie et son respect pour Clairville. Quand le père de Rosalie arrive pour bénir le mariage de Clairville et de Rosalie, il reconnaît que Dorval est son fils illégitime. Rosalie et Dorval se rendent alors compte que la nature de leur amour est d'ordre familial plutôt qu'amoureux. Rosalie épouse alors Clairville et Dorval, Constance.

Les entretiens sur Le Fils naturel

Diderot a écrit Le Fils naturel et Le Père de famille pour soutenir la théorie du drame bourgeois qu’il avait élaborée. En ce sens, d'ailleurs, le texte de la pièce est suivi d'un texte théorique, sous forme dialoguée, intitulé Entretiens sur Le Fils naturel.

Un épisode de la brouille avec Rousseau

Le texte contient cette phrase qui envenima les relations de Diderot avec Jean-Jacques Rousseau : « Il n'y a que le méchant qui soit seul ». Rousseau prit effectivement pour lui cette critique indirecte. Il s'en ouvre dans ses Confessions.

« Mais il n'était pas question de cela dans mes prises avec Diderot; elles avaient des causes plus graves. Après la publication du Fils naturel, il m'en avait envoyé un exemplaire, que j'avais lu avec l'intérêt et l'attention qu'on donne aux ouvrages d'un ami. En lisant l'espèce de poétique en dialogue qu'il y a jointe, je fus surpris, et même un peu contristé, d'y trouver, parmi plusieurs choses désobligeantes, mais tolérables, contre les solitaires, cette âpre et dure sentence, sans aucun adoucissement : Il n'y a que le méchant qui soit seul. »

Notes

    Bibliographie

    L'œuvre en général

    À propos du plagiat

    Liens externes

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