Marquis d'Espard

Marquis d'Espard
Personnage de fiction apparaissant dans
La Comédie humaine.

Alias Charles-Maurice-Marie-Andoche, troisième marquis d'Espard
Origine très ancienne noblesse
Sexe Masculin
Caractéristique bienveillant, estimé de Monsieur, futur Charles X de France
Famille vieille famille du Béarn, alliée aux Albrets par les femmes, les deux fils du marquis, sa femme la marquise d'Espard, son frère le chevalier d'Espard
Entourage Madame Jeanrenaud, le juge Popinot, les deux fils du marquis
Ennemi de la marquise d'Espard, le Juge Camusot

Créé par Honoré de Balzac
Romans L'Interdiction

Le Marquis Charles-Maurice-Marie Andoche d'Espard, né en 1785, est un personnage de La Comédie humaine d'Honoré de Balzac.

Il apparaît principalement dans L'Interdiction en 1811 où il se révèle en gentilhomme doté de toutes les noblesses de la noblesse. Il aurait pu servir de modèle pour exprimer l'aristocratie nobiliaire au dix-neuvième siècle. Il était mince et blond, sa figure avait cette distinction native dans la coupe et dans l'expression générale qui annonçait des sentiments élevés ; mais elle portait l'empreinte d'une froideur calculée qui commandait un peu trop le respect.

Son frère cadet est le chevalier d'Espard. Il a deux fils, le comte Clement de Nègrepelisse, et le vicomte Camille d'Espard.

En 1816, il a proposé à sa femme d'aller vivre avec lui sur une de ses terres, près de Briançon, mais la marquise a refusé. Il vit, dès ce moment, séparé de sa femme, la marquise d'Espard, à laquelle il a laissé le superbe l'hôtel qu'il possède rue du Faubourg-Saint-Honoré.

Le marquis et ses deux fils, qu'il éduque avec tendresse, se sont réfugiés rue de la Montagne-Sainte-Geneviève dans une maison simple mais confortable.

Le marquis est un érudit, il connaît la Chine, parle le chinois et il a publié une volumineuse Histoire Pittoresque de la Chine.

Assigné en interdiction par sa femme qui le prétend frappé de démence et d'imbécillité, son affaire est suivie par le très honnête juge Popinot qui démasque très vite la fausseté des allégations de la marquise.

Le marquis s'est fixé comme un devoir de rendre à Madame Jeanrenaud l'argent que ses ancêtres, les Nègrepelisse, avaient reçu de par la confiscation des biens de cette famille protestante lors de la révocation de l'édit de Nantes.

En 1829 dans Splendeurs et misères des courtisanes, on apprend par Lucien de Rubempré et par Monsieur de Sérisy que l'avis de Monsieur de Granville, le juge Granville, a modifié l'opinion du garde des sceaux dans cette affaire. Non seulement le marquis n'a pas été interdit, mais la marquise d'Espard a fait l'objet de sévères attendus à la Cour.

Le marquis d'Espard apparaît aussi dans:

Il est évoqué dans:

Pour les références, voir:

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