Maurice Sand

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Maurice Sand

Maurice Sand photographié par Nadar dans les années 1880.

Naissance
Décès
(à 66 ans)
Nohant-Vic
Nationalité
Activités
Père
Casimir Dudevant (en)
Mère

Jean-François-Maurice-Arnauld, baron Dudevant, dit Maurice Sand, né le à Paris et mort le à Nohant-Vic (Indre), est un écrivain, entomologiste et peintre français.

Biographie

Maurice Dudevant est le fils du baron François Casimir Dudevant et de la romancière et écrivaine George Sand, dont il adopte le pseudonyme. Très attaché à sa mère, il vivra toujours auprès d'elle.

Jeune homme, sa mère observe : « Maurice se porte comme le Pont Neuf. Il est fort gras, rose, ingambe, il pioche le jardin et l'histoire avec autant d'aisance l'un que l'autre (...) Il fait l'admiration du docteur par sa belle santé. »[1]

Le , à 39 ans, plus ou moins incité par sa mère, il épouse à Nohant Lina Calamatta, fille de l'un de ses amis, le peintre et graveur italien Luigi Calamatta, disciple d'Ingres, qui fait un portrait de lui en 1828, dont il copie le style et reproduit certaines œuvres. Avec Lina Calamatta, il a deux filles : Aurore (1866-1961) et Gabrielle (1868-1909). Aurore Sand, qui épousera le peintre Charles Frédéric Lauth (1865–1922), possédait un hôtel particulier rue de Bagneux dans le 6e arrondissement de Paris et vécut à Nohant jusqu'à sa mort. Gabrielle épousera un professeur de dessin italien, Romeo Palazzi.

Encore toute jeune femme, Lina Calamatta aurait déclaré : « J'épouse Maurice, car je ne peux épouser sa mère ». Elle n'apporte pas la dot espérée pour rétablir les finances de la famille, mais fait la joie de George Sand, qui, dans sa correspondance, dit d'elle : « La petite femme est charmante et je ne pense plus qu’à la gâter. Elle a beaucoup de charme et de vitalité. C’est du soleil sur Nohant. »[2]

Sa mère doit vendre ses trois tableaux de Delacroix afin de lui assurer une confortable rente annuelle de 3 000 francs-or. Plus tard, à court d'argent, lui-même vend la petite maison du village de Gargilesse, léguée par son camarade de jeunesse Alexandre Manceau qui l'avait acquise et baptisée « villa Algira » - du nom d'un papillon d'Alger exceptionnellement trouvé sur place - pour l'offrir à George Sand, dont il a été l'homme de confiance, et l'amant, pendant quinze ans. Après la mort de sa mère, en 1876, il cède également le mobilier des chambres de Nohant dites « à donner », et depuis restées vides.

Au cours de sa vie, Maurice Sand touche à plusieurs domaines : le dessin (en particulier l'art de la dendrite qu'il apprit aux côtés de sa mère), la peinture (il a brièvement été le seul élève de Delacroix, avec qui les relations ont été tendues), la littérature, la géologie, les sciences, et le théâtre de marionnettes qu'il pratiqua avec passion dans la propriété familiale de Nohant.

Il a également beaucoup voyagé, notamment au Québec et aux États-Unis, où il a rencontré Abraham Lincoln.

Auteur de plusieurs romans, il est surtout connu pour l’étude monumentale qu’il a rédigée sur la commedia dell'arte : Masques et Bouffons (comédie italienne) (1860).

Grand éleveur et collectionneur de papillons, il fut membre de la Société d'entomologie de France.

Son portrait adolescent, où il ressemble beaucoup à sa mère, est conservé dans le salon du château de Nohant à côté de son célébre portrait par Auguste Charpentier, et celui de sa sœur Solange.

Depuis 1889, il repose en face de sa mère et à côté de sa femme dans le petit cimetière familial qui jouxte le cimetière communal de Nohant.

Il possédait un théâtre de marionnette au n°16 chaussée de la Muette (16e arrondissement de Paris).

Œuvres

Joséphine Raoul-Rochette-Calamatta, Portrait de Maurice Sand (1845), château de Nohant.

Œuvres dans les collections publiques

Anecdote

La mort brutale du prélat Charles Amable de La Tour d'Auvergne Lauraguais (1826-1879) a inspiré cette malicieuse lettre à Maurice Sand, dont une copie fut envoyée par un correspondant à Gaston Chérau, auteur du roman Monseigneur Voyage (1903), savoureuse visite pastorale d'un évêque en Bas-Berry imaginée à partir de ce personnage[5] :

« J'ai perdu La Tour d'Auvergne mon archevêque (celui de Bourges). Il est mort subitement. Quel malheur ! 53 ans ! Si jeune ! Une si belle main et comme il bénissait ! Ah, quel joli goupillon vous perdez mesdames de Bourges et des environs ! »

Annexes

Notes et références

  1. George Sand, lettres de Valdemosa, 20 janvier et 26 février 1839 (Lettres de Chopin et de George Sand (1836-1839), éd. La Cartoixa, Palma de Mallorca).
  2. George Sand à Eugène Lambert, 21 mai 1862, Correspondance.
  3. Consulter en ligne Masques et bouffons (comédie italienne)
  4. Numérisés et consultables sur le portail des bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris : carnet n°1 (1840-1849) ; carnet n°2 (1850-1854, Paris, Creuse, Nohant, Beauce) ; carnet n°3 (1855-1860, France) ; carnet n°4 (1855, Italie) ; carnet n°5 (1861, Toulon, Afrique, Espagne) ; carnet n°6 (1861, États-Unis d'Amérique) ; carnet n°7 (1862-1876, France) ; carnet n°8 (1877-1887, France). [BHVP, Sand-H-0392 à 399
  5. coll. Imbault à Saint-Amand en 1987, n° 103 du cat. de l'exposition du cinquantenaire de la mort de l'écrivain, Paris et Niort, 1987 - archives pers.

Bibliographie

Liens externes

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