Niort

Niort
Le centre-ville de Niort vu depuis les quais de la Sèvre niortaise.
Le centre-ville de Niort vu depuis les quais de la Sèvre niortaise.

Blason

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Administration
Pays  France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Deux-Sèvres (préfecture)
Arrondissement Niort (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de trois cantons : Niort-1, Niort-2, Niort-3
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Niortais
Maire
Mandat
Jérôme Baloge (PR)
2014-2020
Code postal 79000
Code commune 79191
Démographie
Gentilé Niortais, niorquais
Population
municipale
58 311 hab. (2014)
Densité 855 hab./km2
Population
aire urbaine
151 254 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 46° 19′ 33″ nord, 0° 27′ 38″ ouest
Altitude Min. 2 m – Max. 77 m
Superficie 68,20 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Deux-Sèvres

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Niort
Liens
Site web vivre-a-niort.com

    Niort est une commune du centre-ouest de la France, chef-lieu du département des Deux-Sèvres (région Nouvelle-Aquitaine).

    Niort est le siège de la communauté d'agglomération du Niortais, regroupant 149 220 habitants (2010). Son aire urbaine regroupe 77 communes et 151 254 habitants ce qui en fait la 59e de France. (délimitation et chiffres de population de 2010).

    Son économie repose essentiellement sur le secteur tertiaire (assurances, banques, assistance, consulting informatique et financier, vente par correspondance…). La ville est célèbre pour accueillir notamment le siège des principales mutuelles d'assurance françaises, et est considérée comme la capitale régionale de l'économie sociale[1].

    Selon la Banque de France, ces différentes activités font de Niort la quatrième place financière française, en termes d'échanges de flux financiers[2], derrière Paris, Lyon et Lille. Niort se situe au septième rang sur 50 (aires urbaines équivalentes) en ce qui concerne les emplois supérieurs. Niort est également un centre commercial et logistique important à la croisée des autoroutes A10 et A83.

    Selon une étude réalisée en 2005, Niort se classait en 12e position des villes où il faisait le plus bon vivre[3].

    Géographie

    Situation

    Topographie de Niort.

    La ville est située au sud-ouest du département des Deux-Sèvres, sur les rives de la Sèvre niortaise, aujourd'hui aménagées en coulée verte. En bordure des marais mouillés (la « Venise verte »), Niort est la principale porte d'entrée du marais poitevin. La ville est l'une des cités majeures du Poitou Historique.

    La ville est située dans une plaine riche et fertile, au sud de la Gâtine du Bas-Poitou. Localisée sur un point de passage important entre le Sud-Ouest, la Bretagne et le Nord de la France, elle est au contact de plusieurs pays du Poitou, de l'Aunis et de la Saintonge.

    Distances entre Niort et quelques villes :

    Située à 63 km de la côte de l'océan Atlantique, la ville jouit d'un ensoleillement annuel d'environ 2 000 heures par an[4].

    Communes limitrophes

    Climat

    La station météorologique de Météo-France, implantée sur l'aérodrome Niort - Marais Poitevin, à une altitude de 57 m, mesure quotidiennement plusieurs paramètres.

    Le climat de Niort est de type climat océanique aquitain, les étés et les hivers y sont tempérés et doux. Le maximum de température a été enregistré en août 2003 avec 40,1 °C, et le minimum en janvier 1987 avec −16,0 °C. Bien que située plus au Nord, Niort présente un ensoleillement proche de celui de Bordeaux, Agen ou Tarbes. Le mois le plus ensoleillé de l'année est août avec 255 h en moyenne.

    Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
    Lille 1 600 h/an 687 mm/an 19 j/an 19 j/an 69 j/an[5]
    Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an[6]
    Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an[7]
    Pau 1 849 h/an 1 121 mm/an 6 j/an 27 j/an 42 j/an[8]
    Brest 1 749 h/an 1 109 mm/an 9 j/an 11 j/an 74 j/an[9]
    Nantes 1 690 h/an 789 mm/an 5 j/an 14 j/an 58 j/an[10]
    Bordeaux 1 992 h/an 923 mm/an 4 j/an 31 j/an 69 j/an[11]
    Paris 1 630 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an[12]
    Niort 1 934 h/an 890 mm/an 8 j/an 17 j/an 49 j/an[13]
    Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

    Voies de communication et transports

    Aérodrome de Niort.

    Niort est aujourd'hui un important nœud de communication routière et ferroviaire.

    Transports routiers

    Niort est située à proximité de l'échangeur entre l'A10 et l'A83. La ville est desservie par les sorties d'autoroutes suivantes :

    Niort est également traversée par la N11 vers Poitiers et vers La Rochelle, section sur laquelle elle se transformera en future A810.

    Enfin, une liaison autoroutière vers l'est, jonction entre l'A10 et l'A20, est également projetée et a été actée le 6 décembre 2005 par l'État.

    Transports ferroviaires

    Transports urbains

    Les TAN, Transports de l’agglomération niortaise, exploités par Transdev, gèrent 22 lignes depuis la mise en place du nouveau réseau le 4 juillet 2011. Ces lignes sont hiérarchisées selon leur importance :

    Lignes majeures CHRONOTAN

    Lignes de desserte TRANSTAN

    Ligne du centre-ville CITITAN

    Lignes du dimanche

    Lignes d'agglomération INTERTAN

    Ligne Maraîchine (été) du Marais Poitevin

    Transport aérien

    L’aérodrome Niort - Marais Poitevin est un aérodrome civil, ouvert à la circulation aérienne publique, situé à 4 km de Niort. Il est utilisé pour l’aviation d'affaires, le fret et le transport sanitaire et pour la pratique d’activités de loisirs et de tourisme (aviation légère, parachutisme et aéromodélisme).

    Urbanisme

    Quartiers de Niort

    La ville se divise en 13 quartiers :

    1. à l'ouest : Sainte-Pezenne, Saint-Liguaire, Noron (Parc des Expositions et IUT-Technopôle), Tour-Chabot, Gavacherie et le quartier de l'ancien port, les quais Métayer longeant la Vieille Sèvre,
    2. à l'est : Souché, Champommiers, Champclairot, Goise,
    3. au nord : Les Brizeaux, Cholette, Espaces Mendès-France I et II,
    4. au sud : Clou-Bouchet et Saint-Florent.

    Mais administrativement pour constitution des conseils de quartier on les regroupe en 9 quartiers :

    Toponymie

    Le toponyme Niort est attesté sous la forme Noiordo sur une monnaie mérovingienne[14], en 940[15], Nyorto en 1204.

    Il s'agit d'un type toponymique gaulois, composé des éléments nouiios « neuf, nouveau » (fréquemment attesté dans la toponymie française cf. Noyon, Nogent) et ritu- « gué » (cf. vieux gallois rit > gallois rhyd « gué », vieux breton rit, ret « gué »)[16], latinisé en ritum dans les textes anciens. Dans la toponymie française, cet appellatif a souvent abouti par coalescence à une terminaison (-o)rt (autrement graphiée -(o)rd ou -(o)rs) quand l'élément précédent du composé se terminait par -o : *Camboritum> Chambord; *Divoritum> Jort, etc.

    Le sens global de Niort est donc celui de « nouveau gué »[17],[18],[19],[16] (sur la Sèvre niortaise).

    Histoire

    Origines

    Niort a été peuplé dès le néolithique comme l'attestent divers silex travaillés dont une hache polie découverte place de la Brèche (collection des musées de Niort)

    Antiquité

    Avant le Ier siècle, Niort n'est sans doute qu'un village implanté dans la boucle de la Sèvre là ou se trouve le quartier de Bessac. Des fouilles archéologiques réalisées au cours des années 1970-1980 démontrent une activité commerçante importante pour l'époque. Ces mêmes travaux datent un abandon progressif de l'habitat vers la fin du Ier siècle. Les raisons de cette baisse d'activité ne sont pas connues : incendies, épidémies (marais proche), les hypothèses peuvent être nombreuses et les causes parfois complémentaires.

    Le plan orthonormé des rues de la boucle de la Sèvre niortaise suggère une pérennisation de la cadastration antique. De part et d'autre la voie gallo-romaine quittant Niort vers l'ouest, des zones sépulcrales se sont développées. L'une d'elle, le cimetière Saint-Martin, a été utilisée largement à l'époque mérovingienne. Il fut fouillé en 1972[20].

    Moyen Âge

    Haut Moyen Âge

    À l'époque carolingienne, il semble que pour des raisons de sécurité, l'occupation humaine se resserre autour d'un lieu de culte et s'implante sur les collines de Notre-Dame et Saint-André. Ces collines offrent en effet la possibilité d'une surveillance accrue sur la Sèvre niortaise, et son port. Le fleuve constitue une voie naturelle de transport et de commerce non négligeable à cette époque. C'est aussi un lieu de rupture de charge pour continuer par voie terrestre avec l'arrière pays. Mais c'est aussi une porte ouverte aux invasions, comme l'atteste l’arrivée conquérante des Normands en 940.

    Moyen Âge classique

    La ville dépend du comte de Poitiers.

    Elle passe avec la dot d’Aliénor d'Aquitaine d’abord sous autorité du roi de France, puis avec son remariage, dans les domaines du duc d'anjou, qui est aussi roi d’Angleterre.(Empire Plantagenêt) Cette situation ne fut pas sans quelques avantages. En 1203, Aliénor accorde aux Niortais une charte de franchise. Son royal époux, Henri II puis son fils Richard Cœur de Lion, fortifient la citadelle avec un château et une enceinte qui avait une longueur de 2 800 mètres, soit presque le double de celle de Carcassonne. Seul subsiste aujourd'hui l'imposant donjon double et quelques traces de fondations place Saint-Jean.

    Revenue dans le giron français, en 1244, Niort résiste à un assaut du comte de Derby en septembre 1346[21] (guerre de Cent Ans). Elle repasse néanmoins sous bannière anglaise à la signature du traité de Brétigny, en 1360. La ville est devenue « port franc » en 1285, permettant la poursuite de son développement économique et commercial.

    Bas Moyen Âge

    Bertrand du Guesclin reprit Niort aux mains des Anglais le 23 mars 1372. Pour cela il usa d'un stratagème, celui de revêtir d'uniformes anglais deux-cents de ses plus braves soldats. À leur vue, les sentinelles ennemies abaissèrent le pont-levis. Les Français entrèrent dans la ville et désarmèrent les Anglais. Ainsi Niort réintégra le royaume de France.
    Pendant la Praguerie (1440), soulèvement contre les réformes de Charles VII, le dauphin futur Louis XI, fit de Niort son quartier général et lui accorda de nombreux privilèges.

    Au XIVe siècle les drapiers, les tanneurs faisaient la réputation de Niort. La fin du Moyen Âge voit le creusement du port qui assurera l'essor commercial de la ville en la reliant à l'océan Atlantique. Creusé par ordre de Jean de Berry, comte du Poitou, le port expédiait en Flandre et en Espagne du sel, du poisson, du blé, de la laine et bien sûr des draps et des peaux… Dans le même temps, les Niortais tiraient orgueil et profit de leurs foires et marchés, pourvus de halles qui compteront parmi les plus belles du royaume.

    En novembre 1461, le roi Louis XI (1423-1461-1483) confirma les privilèges de la ville de Niort, afin qu'elle accroisse[22],[23].

    Époque moderne

    Guerres de religion

    Gagnée par la réforme en 1557, la ville devient protestante, mais est reprise par les catholiques en 1569. Du 20 juin au 3 juillet, les troupes royales du comte de Lude font le siège de la ville, sans succès. En octobre, après la défaite protestante à Moncontour, La Brosse abandonne la ville aux catholiques[24].

    Un des épisodes sanglants de Niort pendant les guerres de Religion, se déroule dans la nuit du 27 au , durant laquelle se produisirent des affrontements entre catholiques et protestants avec des meurtres, des pillages et des incendies. Saint-Gelais et Agrippa d’Aubigné s’emparent de la ville[25]. En 1627, Niort redevient catholique mais demeure un foyer actif du protestantisme.

    XVIIe et XVIIIe siècles

    Les dragonnades touchent la ville dès 1668. Elles durent jusqu'en 1685 et contraignent de nombreux protestants à fuir notamment vers le Canada. Le port de Niort continue cependant à accueillir le commerce des peaux et des fourrures en provenance du Canada où de nombreux poitevins se sont installés. Toutefois, la révocation de l'édit de Nantes (1685) puis la perte du Canada entraînent la chute de cette industrie globalement aux mains des protestants.

    Avant la Révolution, il y avait cependant encore une trentaine de moulins à fouler et plus de 30 régiments de cavalerie se fournissaient ici en culottes de peau.

    Époque contemporaine

    En 1807, Napoléon Ier prend un décret d'aménagement de la Sèvre niortaise afin de conforter son rôle de voie navigable. Ce décret est le premier acte ayant abouti à l'assèchement total du marais poitevin.

    Napoléon Ier passe par Niort sur le chemin de l'exil vers l'île de Sainte-Hélène et y passe l'une de ses dernières nuits en terre française (nuit du 2 au 3 juillet 1815) à l'auberge de la Boule d'Or. Il aura assuré la prospérité de la ville pendant son règne en faisant travailler ses industries de chamoiserie, notamment en y faisant fabriquer les culottes de peau utilisées par la cavalerie.

    Cette industrie de la chamoiserie et de la ganterie perdure en déclinant régulièrement jusqu'à s'éteindre à la fin du XXe siècle.

    La ville développe alors l'économie sociale et solidaire à partir de la seconde moitié du XXe siècle au travers de mutuelles d'assurances.

    Le 7 juin 1944, l'aviation US bombarde le quartier de la gare faisant une quarantaine de victimes. Les cibles étant la gare de triage et une usine de fabrication de détonateurs pour l'armée allemande.

    De 1964 à 1972, quatre communes fusionnent avec Niort[26] :

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Niort est une ville historiquement classée à gauche. Le rapport de forces gauche-droite y était jusqu'ici traditionnellement autour de 60-40%, Niort avait ainsi voté à 64,56% pour François Hollande en 2012. Cependant, les Élections municipales de 2014 sont une onde de choc dans le paysage politique Niortais. Avec le soutien de l'UMP, Jérôme Baloge a été élu avec plus de 54% des voix au premier tour face à la maire sortante de la ville, la socialiste Geneviève Gaillard (20,35% qui briguait un second mandat. Une victoire écrasante dans cette ville gouvernée par la gauche depuis 1957.

    Liste des maires

    Article détaillé : Liste des maires de Niort.

    Conseil municipal

    Puisque la population niortaise se situe entre 50 000 et 60 000 habitants, le conseil municipal compte 45 membres.

    Groupe Président Effectif Statut
    PR - UDI Jérôme Baloge 36 Majorité
    PS Pascal Duforestel 5 Opposition
    FDG Nathalie Seguin 2 Opposition
    EELV Amaury Breuil 1 Opposition
    FN Jean-Romée Charbonneau 1 Opposition

    Jumelages et échanges

    Population et société

    Démographie

    Niort a fusionné avec plusieurs communes environnantes : Souché en 1964, Sainte-Pezenne en 1965, Saint-Florent en 1969 et Saint-Liguaire en 1972.

    Avant les fusions de communes de 1964 à 1972

    Évolution démographique de Souché
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
    6957267978138248498931 019
    1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
    1 0381 0981 1151 1711 1881 2241 2091 219
    1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
    1 2381 1531 1161 1021 1291 0891 2131 200
    1936 1946 1954 1962 - - - -
    1 2171 4231 5892 386----
    À partir de 1962 : population sans doubles comptes.
    (Source : Ldh/EHESS/Cassini[28].)
    Évolution démographique de Sainte-Pezenne
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
    1 2811 2331 1201 5201 0181 2411 2411 354
    1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
    1 4141 5071 5541 6321 5861 6061 6881 732
    1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
    1 8011 7521 6501 6141 5931 5281 7191 823
    1936 1946 1954 1962 - - - -
    1 8192 1182 3653 029----
    À partir de 1962 : population sans doubles comptes.
    (Source : Ldh/EHESS/Cassini[29].)
    Évolution démographique de Saint-Florent
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
    509595540665813883900951
    1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
    9871 0061 0631 1571 2171 2621 4181 625
    1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
    1 6681 7001 7541 8061 8251 9062 0232 192
    1936 1946 1954 1962 1968 - - -
    2 4482 7902 8763 6444 925---
    À partir de 1962 : population sans doubles comptes.
    (Source : Ldh/EHESS/Cassini[30].)
    Évolution démographique de Saint-Liguaire
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
    6286916907748829071 0321 020
    1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
    1 0401 1091 0941 1381 1321 1411 1161 157
    1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
    1 1261 1241 0741 0471 0771 0301 0881 206
    1936 1946 1954 1962 1968 - - -
    1 2371 3231 3901 9452 590---
    À partir de 1962 : population sans doubles comptes.
    (Source : Ldh/EHESS/Cassini[31].)
    Évolution démographique de Niort
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
    11 51515 02815 06615 49917 00018 19718 73918 604
    1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
    18 72720 03720 83120 77521 34420 92322 25423 015
    1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
    23 22523 67423 89723 32923 77523 55925 72125 935
    1936 1946 1954 1962 - - - -
    27 83032 75233 16737 512----
    À partir de 1962 : population sans doubles comptes.
    (Source : Ldh/EHESS/Cassini[32].)

    Après les fusions de communes

    À partir de 1968, le recensement de Niort enregistre les nouvelles communes intégrées, Souché et Sainte-Pezenne. À compter de 1975, il tient compte également de l'intégration de Saint-Florent et Saint-Liguaire.

    Au XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants s'effectuent par quartiers sur une période de cinq ans. Pour Niort, les dates de « recensements » ci-dessous (2006, 2009, etc.) sont des estimations légales.

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[33],[Note 1].

    En 2014, la commune comptait 58 311 habitants, en augmentation de 2,52 % par rapport à 2009 (Deux-Sèvres : 1,93 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

               Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    11 51515 02815 06615 49917 00018 19718 73918 60418 727
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    20 03720 83120 77521 34420 92322 25423 01523 22523 674
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    23 89723 32923 77523 55925 72125 93527 83032 75233 167
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
    37 51248 46962 26758 20357 01256 66358 06657 81358 311
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)

    Histogramme de l'évolution démographique

    En 2006, Niort est la 86e commune la plus peuplée de France[36].

    Après avoir connu une forte expansion démographique entre 1952 et 1975, avec un doublement de la population — en partie dû à l'absorption des communes environnantes, Niort a connu une période de lente érosion de sa population jusqu'en 1999. Cette décrue s'est opérée au profit des communes environnantes qui ont vu leur population fortement s'accroître sur la même période. Ce sont d'abord les communes périphériques, puis celles plus lointaines, qui ont connu une importante croissance démographique.

    Les villages ruraux de la région connaissent alors un important phénomène de rurbanisation, principalement sur un axe allant du sud-ouest (depuis Mauzé-sur-le-Mignon, Frontenay-Rohan-Rohan, Saint-Symphorien, Magné, Bessines, Aiffres) au nord-est de Niort (Échiré, Chauray, Saint-Gelais, Vouillé, La Crèche, jusqu'à Saint-Maixent-l'École et les communes environnantes). Cet axe de peuplement rurbain, constitué de nombreuses communes de 2 000 à 6 500 habitants, suit principalement l'autoroute A10 et ses échangeurs. Ce même phénomène de rurbanisation se prolonge dans une moindre mesure en direction des agglomérations de La Rochelle et de Poitiers.

    Depuis 1999, la ville de Niort a connu une nouvelle période de croissance démographique légère et demeurant fragile (hausse sensible en 2007, puis baisse du même ordre en 2008 et 2009). Les communes environnantes quant à elles poursuivent leur expansion, parfois soutenue, comme pour Aiffres, Chauray ou encore La Crèche.

    L'absorption des communes périphériques a eu pour conséquence un relatif éloignement des autres communes environnantes. Éloignement qui explique que l'agglomération de Niort - ou unité urbaine de Niort - compte aujourd'hui 71 058 habitants mais approche les 80 000 habitants en intégrant Magné, Échiré et Saint-Gelais.

    Toutefois, en prenant en compte la notion d'aire urbaine (aire urbaine de Niort), plus cohérente de par la physionomie de peuplement de la zone, Niort est la 54e aire urbaine de France totalisant 151 254 habitants (2010).

    La ville fait également partie du 13e espace urbain de France (sur 96 dénombrés) dit de La Rochelle-Niort-Val de Charente qui compte (en 2007) 538 473 habitants.

    La communauté d'agglomération du Niortais quant à elle compte près de 117 388 habitants en 2012.

    Enseignement

    La ville accueille 6 établissements d'enseignement primaire privés et 20 publics, ainsi que 9 collèges et 7 lycées (dont 1 horticole).

    Niort est également l'un des principaux centres de formation aux métiers de l'assurance et des risques en France, notamment au travers d'établissements spécialisés :

    Ces thématiques sont également reprises dans les formations dispensées par l'antenne locale de l'université de Poitiers par l'IUP et l'IUT de Niort[39].

    Le Master 2 Droit des assurances, dont les enseignements sont assurés à Niort en cohabilitation entre les universités de Poitiers et de la Rochelle, a obtenu en 2012 la 8e place du classement SMBG dans la catégorie Management et Droit de l'Assurance. Depuis janvier 2009, l'ensemble des filières niortaises rattachées à l'université de Poitiers sont regroupées sur le campus de Noron, sous le nom de Pôle universitaire de Niort, situé le long de l’avenue Salvado- Allende[40].

    La ville accueille plus d'un millier d'étudiants chaque année.

    Manifestations culturelles et festivités

    Quai Métayer lors du festival Téciverdi.

    Sports

    Équipements sportifs de la ville

    Mur d'Escalade de L'Acclameur.
    Chamois Niortais au stade René-Gaillard.

    En 2007, la ville a lancé la réalisation d'un pôle des Sports. Depuis 2012, sur un site de 122 hectares le long de l'avenue de Limoges, ce pôle a intégré de nouveaux équipements sportifs (halle des sports, centre de développement du sport, mur d'escalade ainsi que des équipements de loisirs). La réalisation d'un stade de 12 000 places extensible à 20 000 fait débat, notamment sur son financement. Après l'idée de halles des sports, Geneviève Gaillard a lancé le projet réaménagement de la salle pour devenir une salle de spectacle digne de ce nom.

    Clubs sportifs

    Vie associative

    Médias

    Presse locale

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    Télévision

    La chaîne locale publique France 3 Poitou-Charentes est recevable dans Niort via les sites TDF de la Brousse à Maisonnay et de l'Usine des Eaux, rue du Vivier à Niort (émetteur de confort pour la TNT dans Niort intra-muros et de la plupart des radios nationales présentes à Niort).

    Radios locales

    Les radios associatives (catégorie A) :

    Les radios commerciales (catégorie B) :

    Les radios nationales avec décrochages locaux (catégorie C) :

    Les radios nationales sans décrochages locaux (catégorie D) :

    Les radios généralistes (catégorie E) :

    Les radios publiques entendues à Niort :

    - Ces 3 stations émettent depuis le site TDF de la Brousse à Maisonnay.

    - Ces deux stations émettent depuis le site TDF de l'Usine des Eaux, rue du Vivier à Niort.

    Économie

    Longtemps important centre de chamoiserie (en témoigne le nom du club de football « Le Chamois Niortais FC »), de tissage et d'échanges commerciaux (marchés et foires d'importance régionales), Niort est de nos jours un important centre commercial et de services, principalement financiers.

    Le secteur des services y emploie 28 000 salariés.

    Les mutuelles d'assurances

    Niort est l'une des places fortes de l'économie sociale française, et en particulier considérée depuis les années 1970 comme « la capitale des mutuelles d'assurances ». La ville abrite en effet le siège social de nombreuses mutuelles, ou de sociétés liées à ce secteur économique :

    Premiers employeurs privés de la ville (environ 6 000 salariés), les mutuelles d'assurances étaient à l'origine destinées à assurer les biens de certaines catégories professionnelles précises telles que les artisans, enseignants, commerçants, industriels… Dans les années 1980-90, le modèle mutualiste s'essouffle. Mais depuis la fin des années 1990, le modèle a évolué notamment par la mise en place de synergies et de partenariats commerciaux (MAAF-MMA-GMF, Caisse d'épargne-MACIF-MAIF, MAAF-Banque populaire…). Elles se sont également ouvertes au-delà des corporations d'origine et sont devenues accessibles dans un premier temps à la famille des assurés, puis au grand public. Elles ont enfin fait évoluer leur activité en se diversifiant dans l'assurance des particuliers, l'assurance santé, l'assurance vie, la prévoyance, la banque, et la gestion d'actifs. Aujourd'hui encore, les mutuelles niortaises continuent de se développer sur le territoire de la commune et en périphérie, à l'image de la MACIF qui étend son siège social le long de l'avenue de la Rochelle et à Bessines.

    Banque

    Niort est également le siège de :

    Services

    Autour de ces activités d'assurance et de banque, la ville abrite également de nombreuses sociétés de services, locales ou antennes de groupes internationaux, liées à ces activités  :

    Niort favorise les activités de services au travers d'une pépinière d'entreprises localisée dans la Technopole de Noron-La Venise Verte. Cette technopole se situe à côté du Parc des Expositions et des Congrès de Noron. La ville est également dotée d'un IUT spécialisé dans les formations aux métiers des assurances et de la gestion des risques.

    Pôle commercial

    La ville est depuis longtemps un important pôle commercial. Ainsi la foire-exposition annuelle (Foirexpo de Niort), survivance des foires médiévales, se tient le premier week-end de mai et attire toujours plus de 100 000 visiteurs, ce qui en fait l'une des principales foires de l'Ouest et la 20e de France.

    L'offre commerciale s'articule autour du centre-ville - devenu piétonnier en juin 2009, et faisant l'objet d'une vaste réhabilitation d'ici 2012, allant de transformation de la place de la Brèche jusqu'aux bords de Sèvre en passant par l'esplanade du Donjon, et la place du Temple - mais surtout de vastes zones commerciales en périphérie de la ville (Mendès France 1, Mendès France 2, Niort-Est, et récemment La Mude). Ces zones organisées autour d'hypermarchés (3 sur l'agglomération) ou de gros supermarchés sont occupées par de nombreuses moyennes surfaces spécialisées (Kiabi, H&M, Décathlon, Castorama, Darty, C&A, Saint-Maclou, Conforama, Fly…) ainsi que par des restaurants de chaîne (Quick, Hippopotamus, Pizza del Arte, McDonald's…). Une nouvelle zone commerciale, spécialisée dans les loisirs et le sports, devrait voir le jour au sud-est de la ville le long de l'avenue de Limoges autour de la nouvelle salle des sports et des spectacles (l'Acclameur).

    Pôle vente par correspondance (VPC)

    L'agglomération niortaise a, depuis la création de la CAMIF en 1947 par la MAIF, toujours abrité des entreprises liées à la vente à distance. La CAMIF était la troisième société de vente par correspondance en France après La Redoute et 3 Suisses. Après plusieurs années de difficultés et de rebondissements, le 24 mars 2009, le tribunal de commerce de Niort a annoncé la reprise de CAMIF Collectivités par Manutan, un groupe spécialisé dans la vente à distance de petits équipements industriels et de bureau. Le même jour, a été annoncée la reprise de CAMIF Particuliers par un groupement rassemblant Matelsom (spécialiste de la vente de literies à distance), Geodis (logisticien) et Téléperformance (leader mondial des centres d'appels).

    Matelsom et ses filiales (meubles.com, camif.fr…) ont transféré leurs sièges sociaux de Nanterre à Niort en octobre 2009. Téléperformance et Geodis ont chacun ouvert une agence à Niort spécialisée dans la vente à distance.

    Aujourd'hui Niort et son agglomération demeurent un centre important de la vente par correspondance avec entre autres CAMIF Collectivités (deuxième distributeur français à destination des acheteurs publics), Matelsom (premier distributeur de literie à distance), camif.fr et meubles.com.

    Logistique

    L'agglomération de Niort est devenue un centre logistique de premier ordre du fait de sa localisation, des infrastructures autoroutières (l'agglomération est desservie par 5 échangeurs autoroutiers sur l'A10, l'A83, sans oublier la future A810) et ferroviaires l'environnant (Gare et gare de triage), mais aussi grâce à la présence historique d'activités de vente par correspondance.

    La ville profite aussi de la proximité du port de La Rochelle. L'agglomération s'est spécialisée dans la logistique agroalimentaire et pharmaceutique. À quelques kilomètres à l'est de la ville, à l'embranchement des autoroutes A10 et A83, sur la commune de La Crèche, se trouve un important centre routier et logistique sur le site Atlansèvre, espace économique de 450 hectares, qui compte à ce jour plus de 100 entreprises réparties sur les différentes zones, des terrains d'activités viabilisés et des services[65].

    Les nouveaux sites sont en cours de réalisation afin de compléter l'offre actuelle en la matière :

    Industries

    Enfin, le tissu économique niortais est diversifié, avec quelques entreprises industrielles très spécialisées qui sont souvent sous-traitantes de grands groupes. Ces entreprises sont liées à l'aéronautique (ECE-groupe Zodiac Aerospace, Leach International), la chimie (Arizona Chemical, Christol Grease - groupe Shell, Quaron), l'exploitation et la transformation du bois (Groupe Rougier, propriétaire d'exploitations forestières et de sites de production en Afrique), la mécanique, l'agro-alimentaire (TECNAL), les équipements électriques, et l'électronique.

    Il faut noter que Niort fut une des capitales française de l'automobile au début du XXe siècle avec les Automobiles Barré dont les usines de production étaient situées à proximité de la Place de la Brèche.

    Autres

    Le principal employeur de la ville et du département des Deux-Sèvres est le centre hospitalier (2 884 salariés en 2009). La plus importante clinique privée de la région Poitou-Charentes est également située à Niort (polyclinique Inkermann).

    Niort abrite le CLUSIR (Club Sécurité de l'Information Régional) Poitou-Charentes - Association de promotion de la sécurité de l'information en région poitou-Charentes.

    Enfin, Niort est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie des Deux-Sèvres. La ville est desservie par un aérodrome : l'aérodrome Niort Marais Poitevin.

    En 2012, la ville de Niort soutient publiquement le chef Raoni dans son combat contre le barrage de Belo Monte[67].

    Culture locale et patrimoine

    Monuments et lieux touristiques

    Le donjon

    Le Donjon depuis les bords de Sèvres.

    Au bord de la Sèvre niortaise, se dresse un des plus beaux ensembles de donjons jumeaux romans de France. Il formait le réduit central d'un vaste château en forme de quadrilatère qui mesurait 700 m de long.

    C'est Henri II Plantagenêt qui, voulant mettre en valeur et en défense les domaines que sa femme, Aliénor d'Aquitaine, lui apportait par son mariage, décida de faire construire à la fin du XIIe siècle le château de Niort et d'en faire une forteresse inexpugnable. C'était une véritable cité englobant des habitations, des jardins et une place d'arme sur laquelle il y avait la collégiale Saint-Gaudens, qui a été détruite au cours des guerres de religion. Plus tard le château servira de prison.

    Les deux donjons sont approximativement carrés. Le donjon sud mesure 28 mètres de hauteur, le donjon nord 23 mètres. Leur plan est semblable : une tour cylindrique pleine englobe chaque angle et un contrefort médian consolide les murs. Le donjon sud est un exemple typique de l'architecture militaire de cette époque : murs épais, contreforts, ouvertures peu nombreuses et de dimensions réduites. Il est armé sous son crénelage de mâchicoulis sur arcs (faces nord-est et sud-ouest). Le donjon nord qui s'écroulera partiellement en 1749 fut reconstruit en 1750. Il est moins haut que le donjon sud et son allure générale est un peu moins austère. À l'origine, les deux donjons, surmontés d'une terrasse crénelée et distants de 16 mètres étaient reliés entre eux par des courtines entre lesquelles s'étendait une cour intérieure pavée. Ce n'est qu'au XVe siècle, que fut élevé le corps de bâtiment central.

    Le Donjon est aujourd'hui classé monument historique. Ancien musée, il abrite parfois des expositions temporaires. De la plate-forme, on a une très belle vue sur la ville et sur la Sèvre.

    Le Pilori

    Le Pilori.

    Le Pilori c'est l'ancien hôtel de ville, précieux exemple de l'architecture Renaissance, construit à l'endroit où se trouvait le pilori médiéval, il fut remanié au XVIe siècle par l'architecte Mathurin Berthomé. La partie supérieure du beffroi date du XVIIe siècle. Après avoir abrité un temps une librairie, il est aujourd'hui dédié aux expositions temporaires.

    De plan trapézoïdal, l'édifice à trois niveaux présente en particulier une jolie décoration supérieure avec ses fenêtres à frontons sculptés, candélabres, créneaux et merlons soutenus par des consoles, gargouilles.

    À la base du beffroi, côté rue Saint-Gelais, derrière le crénelage se trouvent les anciennes armoiries de Niort (fin XIVe siècle) avec deux sauvages cantonnant une tour.

    Lors de la restauration de 1885, le décor peint de la grande salle du premier étage fut confié à Charles Lameire. On y remarque une cheminée de décor végétal peint, ainsi que les blasons des maires et échevins de Niort, sous l'Ancien Régime. Le Pilori est classé monument historique. Il retrouve aujourd'hui sa fonction d'espace d'expositions artistiques. Voir le site de la ville

    Édifices religieux

    La flèche de l'église Notre-Dame.
    L'église Saint-André.
    L'église Saint-Étienne.
    L'église Saint-Hilaire.

    Les halles

    Les Halles de Niort.

    Les halles, construites en 1869 par Durand, en fonte et d'acier dans le style de Baltard sont le troisième marché couvert de Niort (les halles médiévales de Niort furent considérées comme les plus vastes du royaume). Le bâtiment actuel formé d'une vaste nef centrale et de deux bas côtés a été cantonné postérieurement de deux galeries ouvertes sur la place du Donjon et la rue Brisson. Chaque façade est ornée en son centre de trois arcatures abritant une porte d'entrée. Celle-ci est surmontée d'un fronton en fonte moulée ornée des figures de Mercure, dieu du commerce et des voleurs, et des Cérès entourée des attributs de l'agriculture, fruits, légumes, etc. Bel exemple de la survivance antique dans une architecture moderne, l'ensemble du site des halles est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Au Moyen Âge, on les appelait « la plus belle cohue du royaume de France », elles abritent le marché du mardi au dimanche, le matin et jusqu'à 14 h. Le jeudi et le samedi, le marché s'étale aussi sur le parvis.

    Édifices militaires

    Quartier Du Guesclin.

    La caserne accueille maintenant le conseil général des Deux-Sèvres.

    Édifices civils

    Le jardin de la Brèche.

    Le bas de la place autrefois ouvert à la circulation automobiles a été transformé en esplanade avec terrasses de bars et de restaurants.

    Le nom de la place provient de la « brêche » ouverte dans les remparts de la ville afin d'agrandir l'espace dédié aux importantes foires royales.

    Tour crénelée, vestige d'une forteresse construite au XIIe siècle en dehors des remparts, devant le château, et qui comprenait autrefois quatre tours. Avec sa position stratégique, cet ouvrage avancé, relié au château par une passerelle dans le prolongement du pont-levis dudit château, défendait le passage de la Sèvre. C'était de ce côté que la garnison pouvait communiquer avec la campagne et entreprendre, si nécessaire, quelques sorties. C'est à l'emplacement de cette forteresse que fut construite, en 1811, la villa de Fort Foucault, de style néo-classique. Auguste Tolbecque (1830-1878), compositeur, violoncelliste et chef d'orchestre en devint le propriétaire en 1875. Il y installa un atelier de lutherie où il put restaurer les instruments de musique anciens qu'il collectionnait avec passion. Propriété de la ville de Niort, le fort Foucault est actuellement une résidence d'artistes.

    Ces quatre figures élevées au rang d’œuvre d’art continuent, comme dans la légende, à hanter la ville, mais avec une fonction plus pratique : celle de séparer l’espace piéton.

    Espaces verts

    Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[70]. La commune compte 183 ha d'espaces verts publics et près de 150 ha d'espaces naturels[71].

    Établissements culturels

    L'Acclameur.

    Niort fait partie du réseau Ville et Métiers d'Art. Le Pôle régional des métiers d’arts (PRMA) est chargé par la communauté d'agglomération de Niort et la région Poitou-Charentes de promouvoir les métiers d’arts de la région (arts mécaniques, les arts graphiques, la poterie ou la facture instrumentale). Chaque été, se déroule une manifestation mettant à l’honneur les artisans d’arts de la région.

    Les autres établissements culturels localisés dans la ville sont :

    Les musées de la ville de Niort ont été récompensés en 1990 pour leur action en faveur des non-voyants. Ils ont été regroupés dans l'ancien lycée de jeunes filles Jean-Macé (avenue de Limoges) sous le nom de musée Bernard-d'Agesci ouvert au public depuis 2006.

    Cinémas

    Spécialités locales

    L’angélique est une plante, de la famille des apiacées (anciennement ombellifères), cultivée comme plante condimentaire et médicinale pour ses pétioles, tiges et graines très aromatiques et stimulantes et pour sa racine utilisée en phytothérapie. Des religieuses de la ville de Niort, au XVIIIe siècle, auraient eu l'idée de confire l'angélique et de donner à cette plante aux vertus réputées médicinales la renommée d'une friandise.

    Herbe à liqueur, l'angélique, seule ou associée à d'autres espèces aromatiques, donne son parfum à nombre de ratafias, d'élixirs, de crèmes ainsi qu'à des liqueurs. Elle est la composante principale de la liqueur d'angélique de Niort.

    Des générations de maraîchers niortais avaient sélectionné la plante en vue de la confiserie. Il lui faut une terre fertile, toujours fraîche mais ensoleillée et des façons culturales attentives.

    Aujourd'hui, Niort maintient la tradition et la recette de l'angélique confite (comme confiserie) demeure un secret de fabrication. Toutefois, l'urbanisation a éloigné cette culture délicate, en périphérie de la commune à Magné et Chanteloup où elle reste cultivée, même si elle est vendue à Niort[78].

    Locutions

    Personnalités liées à la commune

    Françoise d'Aubigné, marquise de Maintenon.
    Antonin Proust
    Portrait par Édouard Manet (v. 1877)
    Musée Pouchkine, Moscou.
    Médaille de Charles Piet Lataudrie par Oscar Roty.

    Héraldique

    Le premier sceau connu de la ville date de 1453[86] : à cette date, l’ancien sceau, qui datait de 1199, est envoyé à Paris où il est fondu et regravé, avec un donjon, et le maire à cheval sur le contre-sceau. Édouard Bouyé situe la première apparition des armes de la ville de Niort à la fin du XIVe siècle, sculptées sur la façade de l’hôtel de ville[87].

    Il est d’azur semé de fleurs de lys d'or, à une tour d’argent sommée d'une autre tour du même brochant sur le tout, maçonnée et ajourée de sable, posée sur une rivière aussi d’argent mouvant de la pointe.

    Ornements extérieurs. L'écu est timbré d'un heaume d'argent rehaussé d'or, taré de face, grilleté de sept pièces, retenant par un bourrelet des lambrequins aux couleurs de France, cimé de 3 plumes d'autruche d'argent. Il est tenu par deux sauvages regardant d’argent, leurs cheveux et leur ceinture de feuillage d’or, tenant chacun une massue du même, celui de dextre en pal le long de son flanc dextre, le bras senestre reposant plié sur l'écu, celui de senestre la massue sur l'épaule senestre brochant sur les lambrequins, le bras dextre reposant plié sur l'écu. Le tout posé sur des rinceaux d'or et d'argent aux retroussis d'azur.

    Sur l'origine du semé de fleurs de lis, les historiens donnent des avis différents. Ce semé de lis serait celui que portait en parti de ses armes, Jean duc de Berry, comte de Poitiers, frère du roi Charles V Plus tardivement en 1372, les bourgeois de Niort qui aidèrent du Guesclin à chasser l'étranger de ses murs, auraient reçu cette concession royale[88], et firent sculpter ce blason sur le beffroi de l'hôtel de ville en 1393. Le 20 octobre 1813, Napoléon donnait à la ville de Niort de nouvelles armoiries qui devenaient : « D'azur à la tour d'argent flanquée de deux gants d'or ; au franc quartier des villes de seconde classe qui est à dextre d'azur à un N d'or, surmonté d'une étoile rayonnante du même »[89].

    La tour donjonnée rappelle les deux tours carrées du château que fit reconstruire en 1158 Henri II de Plantagenêt roi d’Angleterre ; selon Édouard Bouyé, il ne cherche pas à représenter fidèlement un monument existant réellement, mais est un symbole de la puissance de la ville, militaire au premier chef (fortifications et milice communale), mais aussi puissance économique qui finance cette puissance militaire[90]. La verticalité et la hauteur de la tour distinguent la ville de la campagne environnante et sont l’objet de la fierté des habitants[91]. Aliénor d'Aquitaine, première épouse de Louis VII apporta Niort aux roi d’Angleterre avec le reste du Poitou. Dans ces tours ce prince fit enfermer sa femme Aliénor d'Aquitaine après la révolte de son fils Jean sans Terre et Richard Cœur de Lion.

    En pointe les ondes évoquent la Sèvre niortaise coulant au pied du château. L'écu est timbré d'un heaume de chevalerie pour rappeler que le maire de Niort et les échevins recevaient la noblesse héréditaire. Les deux sauvages seraient en souvenir de l'intérêt que le duc de Berry leur portait, et qui utilisait fréquemment[92] ce déguisement dans les bals parés, qui furent en renom au début du Moyen Âge et dont l'un fut en 1393 le bal des ardents. À l'époque de la découverte du Canada, ces sauvages furent remplacés par des Indiens Iroquois, mais les municipalités abandonnèrent cette évocation qu’elles jugeaient peu courtoise pour les Canadiens et reprirent comme tenants les deux sauvages.

    Notes et références

    1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
    1. Présentation de la ville, sur le site vivre-a-niort.com - Page consultée le 24 décembre 2007.
    2. Le pôle tertiaire, sur le site agglo-niort.fr
    3. [PDF]Le tableau d’honneur, sur le site lepoint.fr
    4. Heures d'ensoleillement annuel des villes de plus de 20000 habitants, sur le site linternaute.com
    5. Données sur le climat de Lille, sur le site linternaute.com
    6. Données sur le climat de Strasbourg, sur le site linternaute.com
    7. Données sur le climat de Nice, sur le site linternaute.com
    8. Données sur le climat de Pau, sur le site linternaute.com
    9. Données sur le climat de Brest, sur le site linternaute.com
    10. Données sur le climat de Nantes, sur le site linternaute.com
    11. Données sur le climat de Bordeaux, sur le site linternaute.com
    12. Données sur le climat de Paris, sur le site linternaute.com
    13. Données sur le climat de Niort, sur le site linternaute.com
    14. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris 1979 (réédition), p. 497b.
    15. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise. Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, éditions Errance, 2003, p. 258
    16. 1 2 Xavier Delamarre, op. cit.
    17. Auguste Vincent, Toponymie de la France, Bruxelles, 1937 ; reprint Gérard Montfort, 1984, p. 97.
    18. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
    19. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, 2e partie : couche celtique, volume I, Librairie Droz, 1991.
    20. Bulletin Archéologique Région Poitou Charente Juin 1972, N°2
    21. Robert Favreau, in Jean Combes (dir.), Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand, , 334 p. (ISBN 2-84494-084-6, lire en ligne), p. 196
    22. Confirmation des privilèges de la ville de Niort, Ordonnances des rois de France
    23. Lettres de Louis XI par lesquelles…, Ordonnances des rois de France…
    24. Louis Brochet. La Vendée à travers les âges. 1902 Disponible en ligne - Consulté le 26 février
    25. Une biographie d'Agrippa d'Aubigné.En ligne, sur le site agrippadaubigne.org
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    38. Institut des Risques Industriels, Assurantiels et Financiers, sur le site iriaf.univ-poitiers.fr
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    41. Agenda des manifestations culturelles
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    43. Foire expo de Niort
    44. http://www.teciverdi.fr
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    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

    À lire

    Bibliographie

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