Obélisque

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Un obélisque (nom masculin, du grec ancien : ὀϐελίσκος (obeliskos), « broche à rôtir »[1]) est un monument monolithe élevé, utilisé notamment dans l'architecture sacrée de l'Égypte antique.

Il est composé de trois parties :

Égypte

Benben est le nom égyptien désignant l'obélisque. D'après les Héliopolitains, Atoum- se serait manifesté sous cette forme pour la première fois et l'obélisque serait un rayon de soleil figé. C'est certainement selon cette symbolique que le pyramidion était recouvert de feuilles d'or.

On a retrouvé la trace d'une cinquantaine d'obélisques au moins, dont la plupart se sont conservés ou ont été restaurés ; ces monolithes ont souvent été déplacés et ce depuis l'Antiquité, d'abord par les pharaons eux-mêmes (voir l'exemple de Tanis) puis par les souverains lagides pour orner leurs monuments alexandrins et enfin, emportés hors d'Égypte comme trophées par les empereurs romains. Au XIXe siècle le gouvernement égyptien offrit aux grandes capitales du monde certains de ces colosses de pierre qui ornent désormais de célèbres places ou des parcs.

L'obélisque inachevé d'Assouan se trouve encore dans sa carrière, non détaché du sol rocheux.

Liste d'obélisques égyptiens par ordre chronologique

L'aiguille de Cléopâtre (obélisque de Thoutmosis III), au bord de la Tamise, à Londres.
Obélisque de Thoutmôsis III, Istanbul, Turquie

Liste d'obélisques égyptiens classés par lieux actuels

Égypte

Karnak
Louxor
Héliopolis
Alexandrie
Le Caire
Tanis

Italie

C'est en Italie que l'on trouve le plus grand nombre d'obélisques en provenance d'Égypte, avec plus d'une quinzaine importés à Rome, et treize qui sont actuellement dressés au sein de la ville[2]. À la fin du XVIe siècle, le pape Sixte V les fit réériger pour baliser un pèlerinage dans Rome, en les surmontant d'une croix chrétienne et d'autres ornements.

À Rome
Dans le reste de l'Italie
Obélisque de la fontaine de l'Éléphant, piazza del Duomo à Catane.

Autres lieux

Obélisque de Nectanébo II au British Museum

Éthiopie

Obélisque à Aksoum

La ville d'Aksoum, ancienne capitale de l'empire axoumite, possède de nombreux obélisques antiques en forme de stèles, dont l'un, emporté par l'Italie lors de l'occupation de l'Éthiopie, a été restitué en 2005 et redressé en 2008. Des fouilles archéologiques menées à sa base ont permis de comprendre ses modes d'érection, et par voie de conséquence de restituer la hauteur originelle de ces stèles géantes intégrées jadis dans des podiums. L'une d'elle constitua même avant son abattage le plus grand et plus haut monolithe jamais dressé dans l'histoire de l'homme, avec 32,60 m hors sol[5].

Obélisques modernes

La plupart des obélisques modernes (fort nombreux) sont des édifices de maçonnerie ou de béton, souvent démesurés :

L'obélisque d'Aldégonde, à Reggio Emilia.

Quelques-uns, cependant, continuent la tradition antique de l'obélisque monolithe :

Via della Conciliazione, à Rome.

À Rome, la Via della Conciliazione — dégagée en 1936-50 pour relier la Basilique Saint-Pierre au centre de la capitale — est bordée d'obélisques servant de lampadaires.

De taille plus modeste, l'obélisque est en France une forme très souvent donnée aux monuments aux morts.

Notes et références

  1. Définitions lexicographiques et étymologiques de « obélisque » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  2. Les obélisques de Rome, consulté le 04/02/2015
  3. Robert Solé, Le Grand Voyage de l'obélisque, Seuil
  4. (en) en:Kingston Lacy
  5. Bertrand Poissonnier, 2012: Les stèles géantes d’Aksum à la lumière des fouilles de 1999

Voir aussi

Bibliographie

Ouvrages généraux
Obélisques de Rome, ouvrages en ligne
Obélisques d'Éthiopie, articles en ligne

Liens externes

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