Poitiers

Poitiers
Centre de Poitiers. Vue du quartier des Dunes : église Sainte-Radegonde, cathédrale Saint-Pierre, palais de Justice.
Centre de Poitiers. Vue du quartier des Dunes : église Sainte-Radegonde, cathédrale Saint-Pierre, palais de Justice.

Blason

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Administration
Pays  France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne (préfecture)
Arrondissement Poitiers (chef-lieu)
Canton Chef-lieu de sept cantons
Intercommunalité Grand Poitiers
Maire
Mandat
Alain Claeys
2014-2020
Code postal 86000
Code commune 86194
Démographie
Gentilé Poitevins (voir section "Démographie")
Population
municipale
87 435 hab. (2014)
Densité 2 076 hab./km2
Population
aire urbaine
257 233 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 46° 34′ 55″ nord, 0° 20′ 10″ est
Altitude Min. 65 m – Max. 144 m
Superficie 42,11 km2
Localisation

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Poitiers
Liens
Site web poitiers.fr

    Poitiers[1]prononcé /pwa.tje/ en français est une commune du Centre-Ouest de la France, chef-lieu (préfecture) du département de la Vienne. Ancienne capitale de la région Poitou-Charentes, elle constitue désormais un pôle d'équilibre de la région Nouvelle-Aquitaine.

    Avec 87 435 habitants en 2014, Poitiers est la commune la plus peuplée de la Vienne. Son agglomération compte 128 180 habitants en 2012[2], son unité urbaine constituant le pôle d'une aire urbaine de 255 831 habitants[3]. La communauté d'agglomération du Grand Poitiers comptait, quant à elle, 138 759 habitants au 1er janvier 2012[4].

    Ville d'art et d'histoire, celle qu'on nomme encore « La ville aux cent clochers » ou « La ville aux cent églises » est riche d'un important ensemble monumental comprenant notamment le baptistère Saint-Jean (IVe siècle), l'hypogée des Dunes (VIIe siècle), l'église Notre-Dame la Grande (XIIe siècle), l'église Saint-Porchaire (XIIe siècle) ou encore la cathédrale Saint-Pierre (fin du XIIe siècle — début du XIIIe siècle). Son centre historique concentre de nombreuses maisons à colombages, quelques hôtels particuliers — hôtel Fumé, hôtel Jean Beaucé — ainsi que l'ancien palais des comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine (XIIe siècle), où Aliénor d'Aquitaine tenait sa cour.

    Géographie

    Situation

    Topographie des environs de Poitiers.

    La ville de Poitiers est située sur le seuil du Poitou, passage peu élevé entre le Massif armoricain à l'ouest et le Massif central à l'est. Il s'agit donc d'une voie de passage facile entre le Bassin parisien et le Bassin aquitain, à 340 km au sud-ouest de Paris, 130 km de Limoges, 180 km de Nantes et à 220 km de Bordeaux. Poitiers jouit donc d’une position favorable sur une route commerciale et militaire.

    Communes limitrophes

    Poitiers est limitrophe des communes suivantes[5] :

    Géologie et relief

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    Le site de Poitiers est un vaste promontoire en spatule enserré entre les vallées de la Boivre et du Clain, qu'il domine d’une cinquantaine de mètres de haut. Les rivières ont creusé de profondes vallées. Ce promontoire est relié au plateau par un pédoncule étroit, au lieu-dit la Tranchée, qui tire son nom du fossé creusé pour couper ce passage et isoler ainsi Poitiers du pays environnant. Le premier creusement daterait de l’oppidum gaulois, et il fut maintenu jusqu'au XVIIIe siècle. L'aspect défensif du site est donc prépondérant, mais son intérêt provient également d'une vaste superficie (2,3 km sur 1,3 km, soit 250 ha) très facilement défendable, jusqu'à l'invention de l'artillerie du moins. Ces deux caractères, étendue et facilité de la défense, ont fait que le site de la ville n'a pas été déplacé à l'époque romaine, comme cela est souvent arrivé (Alésia, Lutèce). Ce vaste espace permettait de faire pâturer les troupeaux à l'abri, puis à partir du Moyen Âge, d'aménager des jardins potagers et des vignes.

    Les rivières étaient franchies sur des gués entretenus, sur les sites des actuels pont Joubert et pont Saint-Cyprien. En cas de siège, les gués étaient démolis.

    Actuellement, la ville de Poitiers s'étend sur le plateau de part et d'autre des vallées, notamment en direction de l'est (campus, CHU, zones commerciales et d'habitation) et du Nord (technopole du Futuroscope). Situé sur la commune de Poitiers, le lieu-dit le Breuil-Mingot constitue encore une agglomération séparée, malgré la création de nouveaux quartiers à l'est de Saint-Eloi.

    La géomorphologie du plateau, enserré entre les vallées de la Boivre et du Clain, doit son origine à la nature carbonatée du sous-sol. Les falaises du promontoire datent des périodes géologiques de l'Aalénien au Bathonien (entre 175 et 164 millions d'années) et forment une épaisse série d'environ 100 m de calcaire. Cette assise a ensuite été érodée par les rivières dont les vallées se sont profondément enfoncées dans les calcaires, formant ainsi le promontoire pictave. Le toit de l'Aalénien s'observe au sud, dans la grotte à Calvin, sous la forme d'un calcaire gris parfois dolomitisé. Viennent ensuite les calcaires bioclastiques à entroques et nombreux trichites du Bajocien moyen (falaise de Montmidi). Ils sont surmontés par des calcaires grenus à silex du Bajocien supérieur et du Bathonien (falaises du Porteau et de la Porte de Paris). Plus au nord, apparaissent les calcaires blancs sans silex du Callovien, au dessus d'une surface rubéfiée qui s'observe à la faveur des travaux récents.

    Hydrographie

    La ville est traversée par le Clain et son affluent la Boivre.

    Climat

    Article connexe : Climat de la Vienne.

    La commune bénéficie d'un climat océanique, car elle est assez proche de l'océan Atlantique.

    Ville Ensoleillement
    (h/an)
    Pluie
    (mm/an)
    Neige
    (j/an)
    Orage
    (j/an)
    Brouillard
    (j/an)
    Moyenne nationale 1 973 770142240
    Poitiers 1 988 648,21119 52
    Paris 1 661 637 12 18 10
    Nice 2 724 733 1 29 1
    Strasbourg 1 693 665 29 29 53
    Brest 1 605 1 211 7 12 75
    Moyennes climatiques et relevés records de Poitiers 1971-2000[6]
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 1,4 1,5 2,8 4,5 8,4 11 13,3 12,9 10,4 7,5 3,5 2,2 6,6
    Température moyenne (°C) 4,5 5,5 7,6 9,7 13,7 16,7 19,4 19,2 16,2 12,2 7,4 5,3 11,5
    Température maximale moyenne (°C) 7,6 9,4 12,4 14,8 18,9 22,3 25,4 25,4 21,9 16,9 11,2 8,4 16,2
    Record de froid (°C)
    date du record
    −17,9
    1985
    −17,3
    1929
    −13,1
    2005
    −5,6
    1996
    −2,7
    1945
    0,8
    1935
    1,5
    1935
    0,8
    1935
    0,8
    2002
    −6,5
    1997
    −10
    1998
    −16,5
    1985
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    17,7
    1975
    21,8
    1998
    25,1
    1955
    29,3
    2005
    33,6
    1922
    38
    2003
    40,8
    1947
    39,6
    2003
    34,8
    1961
    30,9
    1921
    22,4
    1955
    19
    2000
    Nombre de jours avec gel 12 11 8 3 0 0 0 0 0 1 7 12 54
    Ensoleillement (h) 74 96,9 159,6 169,4 209,9 217,4 242,5 252,2 179 122,8 83,5 59,3 1 866,5
    Record de vent (km/h)
    date du record
    115
    1988
    124
    2010
    97
    1988
    93
    2013
    79
    1988
    101
    1987
    130
    2013
    72
    1986
    86
    1988
    97
    1987
    104
    1983
    141
    1999
    141
    1999
    Précipitations (mm) 62,7 54,3 46,8 53,9 69,9 46,4 47,3 39,8 59 64,5 69,9 72,9 687,4
    Record de pluie en 24 h (mm)
    date du record
    37,6
    1961
    29
    1955
    37,3
    1930
    41,3
    2012
    92,3
    2011
    70,6
    1949
    60
    1935
    49,8
    1959
    48,9
    1973
    57,6
    1960
    51,3
    1925
    54,3
    1947
    92,3
    2011
    Relevé pluviométrique en 2008 (mm) 78 39 68 77 76 81 31 67 35 85 68 21 724,4
    Relevé pluviométrique en 2009 (mm) 63 21 28 50 69 84 54 8 52 36 121 98 684
    Relevé pluviométrique en 2010 (mm) 32 59 63 34 45 75 42 34 48 45 95 101 672,6
    Source : Météo France - Stations météo de Poitiers[7],[8]
    Poitiers Biard, 117 m, 1981 - 2010
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) 1,5 1,3 3,1 4,9 8,6 11,5 13,4 13,1 10,4 8,2 4 2 6,9
    Température maximale moyenne (°C) 7,8 9,3 12,9 15,5 19,5 23,2 25,8 25,7 22,2 17,4 11,5 8,2 16,6
    Source : « données climatiques », sur Météo-France (consulté en juin 2013)

    Voies de communication et transports

    Bus articulé Vitalis à l'arrêt Pôle Notre-Dame, à proximité de l'église Notre-Dame-la-Grande.

    Véritable carrefour du Centre-Ouest, la ville de Poitiers est desservie par l’autoroute A10 (sorties 28 : Futuroscope/Chasseneuil-du-Poitou, 29 : Poitiers-Nord, et 30 : Poitiers-Sud), par la nationale 10 qui contourne Poitiers par l'ouest (déclassée en RD910). À l'ouest de la ville, part également la RN 11 vers Niort et La Rochelle et la RN 149 vers Nantes. À l’est, la ville est traversée par la RN 147 (route nationale Angers - Limoges) d'où part la RN 151 (route Poitiers - Auxerre).

    La ville de Poitiers (ainsi que le Futuroscope) sont desservis par le TGV Atlantique. La tranche Tours-Bordeaux de la LGV Sud Europe Atlantique est en cours de construction (réduction du temps de la desserte de Bordeaux depuis Paris), et la LGV Poitiers-Limoges est à l’étude mais reportée après 2030 à la suite de l'avis de la Commission mobilité 21[9].

    Le TER Poitou-Charentes permet de relier Poitiers à Châteauroux, Angoulême, Limoges, Nantes (via Parthenay et Bressuire), La Rochelle (via Niort), les autres grandes agglomérations de la région Poitou-Charentes ou du grand Ouest.

    Au sein de la ville, le transport se fait par :

    Urbanisme

    Morphologie urbaine

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    Logement

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    Projets d'aménagements

    Au-delà de la rénovation du quartier de la gare entrepris depuis 2007 (construction d'immeubles de bureaux et d'un pôle multimodal), la municipalité met en œuvre le projet Cœur d'Agglo[10]. Ce vaste programme de renouvellement urbain mené par Yves Lion, s'étendant de 2010 à 2014, vise à changer le visage du centre-ville, notamment par une importante modification du plan de circulation (été 2010), un grand programme de nettoyage des façades du plateau (à commencer par l'Hôtel de ville lui-même, achevé en juin 2010), l'augmentation de la surface de voies piétonnes, le réaménagement de la place du Maréchal-Leclerc (dite « place d'Armes » selon son nom de 1830 jusqu'en 1948) en 2011, l'aménagement de nouveaux espaces verts (Jardin de Puygarreau à l'arrière de l'hôtel de ville), et le déploiement d'un bus à haut niveau de service de 2013 à 2018, avec certaines parties en site propre (dont la construction du viaduc Léon-Blum, remplaçant la passerelle des Rocs détruite en 2012).

    Toponymie

    Poitiers vient de Pictavis, forme ablative des Pictavii ou Pictons, et qui signifie « chez les Pictons ». Pour plus de renseignements sur les noms antérieurs de la ville, voir ci-dessous.

    Histoire

    Article détaillé : Histoire de Poitiers.

    Poitiers a laissé son nom à trois grandes batailles :

    (Voir l'article Poitou pour les autres batailles du Seuil du Poitou).

    Antiquité

    La ville existait déjà à l'arrivée de César, sous la forme d'un oppidum celte nommé Lemonum ou Limonum, terme qui serait issu du gaulois lemo- ou limo-, orme (cf. vieil irlandais lem, orme), même racine indo-européenne que le latin ulmus qui a donné orme; Lemonum signifierait « l'ormeraie »[11],[12]. La ville fut réaménagée selon le modèle romain au Ier siècle de notre ère et fut dotée d’un amphithéâtre de grande taille (détruit presque entièrement en 1857), de plusieurs thermes, d'au moins trois aqueducs, le tout donnant un statut de premier plan à la ville (vestiges aux Arcs de Parigny). Il est possible qu'au IIe siècle de notre ère, la ville fut la capitale de la province d'Aquitaine.

    Au IVe siècle, une épaisse muraille de six mètres d'épaisseur et dix de hauteur ceint la ville sur 2,5 kilomètres. Celle-ci est réduite au sommet et flanc est du promontoire. Malgré la réduction drastique de la surface de la ville (l’amphithéâtre est laissé hors de l’enceinte, par exemple), la superficie enclose est l'une des plus grandes du Bas-Empire (50 ha), ce qui est probablement dû à la topographie du site[13].

    Saint Hilaire évangélise la ville au IVe siècle. Les fondations du baptistère Saint-Jean datent de cette époque. La cité prend ensuite le nom définitif de Poitiers, en rapport avec le peuple des Pictons.

    Moyen Âge

    La place du marché et son héritage médiéval.

    À l'époque médiévale, Poitiers tire parti de son site défensif, et de sa situation géographique, loin du centre du pouvoir franc. Siège d'un évêché depuis le IVe siècle, la ville est également la capitale du comté du Poitou, dont les comtes, longtemps également titrés duc d'Aquitaine dirigent une importante principauté regroupant plusieurs comtés et anciens comtés : Poitiers, Limoges, Angoulême, Périgueux, Saintes, etc. formant le duché d'Aquitaine. De 927 à 1216, Poitiers est l'une des capitales du Duché d'Aquitaine.

    Au IXe siècle, le nom de Grand-rue apparait dans les chartes. C'est la plus ancienne trace d'un nom de rue conservée en Europe. Cette rue correspond à la ligne de plus faible pente, et donc la moins fatigante, pour monter du gué (actuel pont) Saint-Joubert au plateau, et elle est un itinéraire remontant à l'Âge du Fer. Grossièrement orienté est-ouest, il sert d'axe decuman au quadrillage orthogonal des rues à l'époque romaine. C'est au VIIe siècle que l'abbé Mellebaude fait construire l'hypogée des Dunes.

    Quartier Sainte-Radegonde.

    Une première tentative de création de commune a lieu, de façon autonome par les habitants en 1138 (peut-être par la confrérie Saint-Hilaire[14]), qui appellent les bourgs et villes voisins à former une ligue[15]. La commune est rapidement supprimée par le roi de France. Aliénor d'Aquitaine fit construire une nouvelle muraille au XIIe siècle longue de 6 000 mètres, enserrant tout le promontoire. Aliénor d'Aquitaine tenait sa cour à Poitiers. Sa demeure, le palais des ducs d'Aquitaine est devenu en partie le palais de justice de Poitiers.

    Lors de la révolte des fils d’Henri II, la ville reste fidèle au roi d’Angleterre, ce qui lui permet d’obtenir une charte communale vers 1175[16],[17], sur le modèle des Établissements de Rouen. La charte est confirmée par Aliénor d’Aquitaine en 1199, puis par les rois de France. Aliénor d’Aquitaine fait également des travaux au palais des comtes-ducs et construire un nouveau marché. Elle meurt à Poitiers en avril 1204, et la ville est prise par Philippe Auguste en août de la même année.

    La route de Saint-Jacques-de-Compostelle passant par Poitiers, la ville accueille de nombreux pèlerins, qui y font halte pour vénérer les reliques de sainte Radegonde ou de saint Hilaire.

    Au XIVe siècle, la ville échoit en apanage au troisième fils de Jean II le Bon, le duc de Berry (commanditaire des Très Riches Heures du duc de Berry). Il embellit le palais médiéval des comtes de Poitiers, en y aménageant notamment le donjon (dit tour Maubergeon). De même il embellit l'ancien château triangulaire, visible dans le manuscrit des Très Riches Heures, au mois de juillet. En 1385 il fait construire un des premiers beffrois, le « gros horloge », aujourd'hui disparu.

    Article détaillé : Bataille de Poitiers (1356).

    En 1360, à la suite du traité de Brétigny, la ville, comme tout le Poitou, passe aux mains des Anglais. Du 22 au 25 septembre 1361, Jean Chandos, lieutenant du roi Édouard III d'Angleterre et connétable d'Aquitaine, chargé d'appliquer le traité dans les provinces cédées à l'Angleterre, prend possession de la ville et de son château. Le maire Jehan Barré lui en remet les clefs. Jean Chandos les lui rend, puis il reçoit les serments de fidélité au roi d'Angleterre des principales personnalités de la ville. Il met en place une nouvelle administration de la province, sous l'autorité de Guillaume de Felynton, chevalier anglais, comme sénéchal du Poitou[18].

    Le 7 août 1372, grâce à quelques bourgeois infiltrés dans la ville, du Guesclin se fait ouvrir les portes de Poitiers et reprend la ville aux Anglais par surprise. Pour consolider cette conquête militaire, Charles V par son édit de décembre 1372 accorde la noblesse au 1er degré aux maires de Poitiers. Poitiers est alors la première ville du royaume de France où une dignité devient anoblissante[19]. Les maires étaient élus pour deux ans. Dans les premiers maires ayant été élevés à cette dignité, il est à noter que Guillaume Taveau le fut à plusieurs reprises entre 1388 et 1414. En épousant Sibille de Saint-Martin, Il devint baron de Morthemer. Cette famille est l'une des plus anciennes du comté. Cette baronnie a eu un rôle important dans l'histoire du Poitou. Sa descendance a œuvré aux côtés des rois de France jusqu'à la Révolution[19]..

    Pendant la guerre de Cent Ans, la ville devient temporairement capitale du royaume de France et accueille le Parlement royal en 1418. C'est également à Poitiers que Jeanne d'Arc est examinée en 1429 avant de recevoir le commandement de l'ost royal.

    Profitant de la faveur royale et de la présence de nombreux érudits parisiens exilés, Poitiers obtient la création d'une université en 1431. Elle compte 4 000 étudiants à la fin du XVe siècle. Parmi la douzaine d'Universités ouvertes dans l'équivalent de la France actuelle, elle fut suffisamment renommée pour accueillir et former des esprits brillants tels que Descartes, François Rabelais, Joachim du Bellay ou Pierre Ronsard.

    Du XVIe siècle à la Révolution française

    La ville s'assoupit à la Renaissance. De fait, peu de changements ont lieu dans le tissu urbain, à part le percement de la rue de la Tranchée, et la construction de ponts qui remplacent les anciens gués. Quelques hôtels particuliers datent de cette époque : hôtels Jean-Baucé, Fumé, Berthelot, notamment.

    La ville tire sa prospérité essentiellement de ses fonctions administratives : justice royale, évêché, monastères, et l'intendance et le Bureau des finances de la généralité du Poitou. C'est d'ailleurs de l'intendance que viennent quelques évolutions à la fin du XVIIIe siècle : le vicomte de Blossac, intendant de 1750 à 1784, fait aménager un jardin à la française (voir espaces verts de Poitiers). Il fait également abattre la muraille d'Aliénor d'Aquitaine et aménager des boulevards sur leur emplacement.

    L’Ancien Régime est une période où, malgré les antagonismes de classe très marqués, des solidarités temporaires pouvaient se nouer contre l’ennemi commun, souvent la monarchie en la personne des commis chargés de lever les impôts. Ainsi, en 1676, les bouchers, profession fortement organisée, se révoltent contre les commis des aides. Ils sont soutenus par le maire[20]. La Révolution est précédée à Poitiers de quelques moments de remise en cause du pouvoir royal : arrachage des affiches publiant les édits royaux à la fin du règne de Louis XV[21] avec une émeute rassemblant 1 200 personnes en juillet 1768[22].

    Depuis la Révolution

    Au XIXe siècle, de nombreuses casernes sont construites, faisant de Poitiers une ville de garnison. La gare est construite dans les années 1850

    En 1899, la ville est desservie par un réseau de tramway comprenant trois lignes dont la jonction se fait place d'Armes.

    En 1901, un fait divers[23] devient une affaire nationale et inspire à André Gide le roman La Séquestrée de Poitiers.

    Lors de la Seconde Guerre mondiale, Poitiers a accueilli le gouvernement belge en exil du 23 mai au 18 juin 1940[24]. Le 13 juin 1944, l'aviation américaine bombarde l'axe vallée du Clain / quartier de la gare / vallée de la Boivre. 480 maisons ou immeubles sont rasés, plus de 2000 sont largement endommagés. Le nombre de morts est inconnu de manière précise, entre plusieurs dizaines et une centaine[25].

    La ville de Poitiers s'étend considérablement depuis les années 1960, avec la création de la ZUP des Couronneries et du quartier des Trois-Cités, et la création de grands axes routiers en rocade (avenue John-F.-Kennedy puis avenue du 11-Novembre) et en pénétration (voie André-Malraux), au-delà desquelles se développent dans les années 1970 d'autres quartiers (la Gibauderie, Beaulieu…), puis un nouveau contournement nord-est de la ville (RN147) à la fin des années 1980. L'urbanisation de la ville se poursuit encore vers l'est avec la ZAC de Saint-Éloi pendant les années 1990 et 2000.

    L'activité de la ville bénéficie de la décentralisation industrielle depuis les années 1970, avec notamment l’implantation d’une usine Michelin (fermée en 2006), compagnie des compteurs Schlumberger (compteurs industriels et résidentiels).

    Le projet du Futuroscope (bâti sur les communes proches de Jaunay-Clan et de Chasseneuil-du-Poitou), construit en 1986-1987 sur une idée de René Monory, a permis le développement du secteur touristique de l’agglomération et a ouvert la cité à l’ère technologique et touristique. Aujourd’hui, Poitiers se visite en complément du parc, et bénéficie d’une clientèle de plus en plus européenne, notamment anglaise avec l’ouverture d’une ligne aérienne directe entre l’aéroport de Poitiers-Biard et Londres Stansted.

    En écho aux mouvements sociaux de début de 2009, Poitiers voit des manifestations rassembler 20 000 personnes le 29 janvier, et 30 000 le 19 mars[26]. Le 10 octobre de la même année, a lieu une manifestation anticarcérale lors de laquelle quelques vitrines et du mobilier urbain ont été détruits par des individus que la police et les médias ont désignés comme appartenant à l'ultragauche. Voir l’article de Wikinews, Violente manifestation contre le transfèrement vers la nouvelle prison de Poitiers.

    Politique et administration

    Cantons

    Poitiers est chef-lieu de sept cantons :

    Communauté d'agglomération

    Poitiers fait partie du Grand Poitiers qui regroupe les communes de Biard, Buxerolles, Chasseneuil-du-Poitou, Fontaine-le-Comte, Mignaloux-Beauvoir, Migné-Auxances, Montamisé, Poitiers, Saint-Benoit et Vouneuil-sous-Biard. Au 1er janvier 2005, les communes de Béruges et Croutelle sont entrées dans l'agglomération, ainsi que Ligugé le 1er janvier 2013. La communauté d'agglomération totalise 138 759 habitants (valeur 2012).

    Tendances politiques et résultats

    Résultats des scrutins français depuis 2000.
    Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours.
    Année Élu(e) Battu(e) Participation
    2002 91,49 % Jacques Chirac RPR 8,51 % Jean-Marie Le Pen FN 80,37 % [27]
    2007 40,9 % Nicolas Sarkozy UMP 59,1 % Ségolène Royal PS 83,12 % [28]
    2012 65,15 % François Hollande PS 34,85 % Nicolas Sarkozy UMP 77,42 % [29]
    2017 % Emmanuel Macron EM % Marine Le Pen FN % [30]
    Élections législatives, résultats des deuxièmes tours.
    Année Élu(e) Battu(e) Participation
    2002 % % indisponible % [31]
    2007 % % indisponible % [32]
    2012 % % indisponible % [33]
    Poitiers se compose de plusieurs circonscriptions, cf. les résultats de Première circonscription de la Vienne et Deuxième circonscription de la Vienne.
    Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores.
    Année Élu(e) Battu(e) Participation
    2004 36,55 % Bernard Poignant PS 19,27 % Roselyne Bachelot UMP 45,91 % [34]
    2009 24,57 % Christophe Béchu UMP 24,06 % Bernadette Vergnaud PS 43,00 % [35]
    2014 18,42 % Alain Cadec UMP 13,03 % Gilles Lebreton FN 41,72 % [36]
    Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores.
    Année Élu(e) Battu(e) Participation
    2004 60,62 % Ségolène Royal PS 34,16 % Élisabeth Morin-Chartier UMP 66,62 % [37]
    2010 66,32 % Ségolène Royal PS 33,68 % Dominique Bussereau UMP 47,69 % [38]
    2015 55,74 % Alain Rousset PS 30,83 % Virginie Calmels LR 51,02 % [39]
    Élections cantonales, résultats du second tour.
    Année Élu(e) Battu(e) Participation
    Poitiers est chef-lieu de plusieurs cantons, cf. les résultats de Poitiers-1, Poitiers-2, Poitiers-3, Poitiers-4 et Poitiers-5.
    2001 % % indisponible % [40]
    2004 % % % [41]
    2008 % % indisponible % [42]
    2011 % % % [43]
    Élections municipales, résultats des deux meilleurs scores du second tour.
    Année Élu(e) Battu(e) Participation
    2001 % % % [44]
    2008 54,52 % Alain Claeys
    élu(e) au premier tour
    PS 21,06 % Stéphane Braconnier UMP 56,84 % [45]
    2014 41,08 % Alain Claeys PS 34,18 % Jacqueline Daigre UMP 54,48 % [46]
    Référendums.
    Année Oui (national) Non (national) Participation
    1992 59,45 % (51,04 %) 40,55 % (48,96 %) 70,10 % [47]
    2000 76,41 % (73,21 %) 23,59 % (26,79 %) 30,50 % [48]
    2005 51,30 % (45,33 %) 48,70 % (54,67 %) 68,24 % [49]

    Administration municipale

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    Liste des maires

    Article détaillé : Liste des maires de Poitiers.

    Instances judiciaires et administratives

    Façade du Palais de Justice de Poitiers de nuit
    Façade du palais de Justice de Poitiers de nuit.

    Politique environnementale

    Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[50].

    Jumelages

    Population et société

    Démographie

    Selon l'usage et les principaux dictionnaires, le gentilé de Poitiers est Poitevins (comme celui des habitants du Poitou)[51],[52],[53]. Les gentilés Pictaves ou Pictaviens[54], formés au XIXe siècle à partir du nom du peuple celte des Pictavii en latin (les Pictons en français) pour distinguer les habitants de Poitiers de ceux du Poitou, sont ignorés par les dictionnaires courants[52] et ne se sont jamais imposés[55].

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[56],[Note 1].

    En 2014, la commune comptait 87 435 habitants, en diminution de -1,53 % par rapport à 2009 (Vienne : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

               Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    18 28418 22321 46521 31523 12822 00022 37626 76429 277
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    30 87330 56331 03430 03633 25336 21036 87837 49738 518
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    39 88639 30241 24237 66342 34741 54644 23548 54652 633
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
    62 17870 68181 31379 35078 89483 44888 77687 90687 435
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2006[58].)

    Histogramme de l'évolution démographique

    La densité de population de la commune est de 2 081,4 hab./km2. Celle du département est de 61,5 hab./km2. Elle est de 69,1 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et de 116,5 hab./km2 pour la France métropolitaine (INSEE- Recensement de 2012).

    Pyramide des âges

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    Enseignement

    Hôtel-Chaboureau, 1er cycle Amérique latine, Espagne et Portugal.

    La ville de Poitiers a une ancienne tradition universitaire. L'université de Poitiers a été fondée en 1431 et a formé plusieurs penseurs renommés.

    Poitiers est actuellement la ville la plus étudiante de France (avec plus de 27 000 étudiants), en considérant la proportion d'étudiants à la population totale (environ 22 %). Elle possède deux sites universitaires : le centre-ville et le domaine universitaire de Poitiers (nommé aussi campus).

    L'université de Poitiers[59] accueille douze composantes :

    Elle accueille également en grand nombre de centres de formation privés, comme l'Isfac. L'École nationale supérieure de mécanique et d'aérotechnique de Poitiers (ENSMA) est une école d'ingénieurs qui se situait précédemment à Poitiers. L’École supérieure de commerce et de management (ESCEM) a ses locaux en ville.

    Depuis 1991, l’ENSMA et une partie de la faculté des sciences (le SP2MI) ont été déplacés sur la technopole du Futuroscope. Le Centre d'études supérieures de civilisation médiévale (CESCM) est un pôle de recherche de référence dans son domaine, il est hébergé dans l'hôtel Berthelot du XVe siècle.

    Depuis 2001, la ville de Poitiers accueille le « Premier cycle Amérique latine, Espagne et Portugal » de l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po Paris).

    Parmi les collèges de Poitiers, le collège privé de l’union chrétienne de Saint-Chaumond a deux bâtiments séparés de plusieurs kilomètres : l'un en centre-ville est réservé exclusivement aux filles, et l'autre à La Gibauderie est réservé aux garçons. Les élèves reçoivent un enseignement catholique qui a été l'objet de polémiques car jugé traditionaliste[60],[61].

    Le lycée Camille-Guérin, situé au sud-est de la ville, compte plusieurs classes préparatoires littéraires, scientifiques, et économiques et commerciales. Le lycée Aliénor d'Aquitaine et le lycée Louis-Armand accueillent également des classes préparatoires, respectivement économiques et scientifiques.

    Manifestations culturelles et festivités

    Santé

    Sports

    Médias

    Presse locale

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    Télévision locale

    France 3 Poitou-Charentes est la seule chaîne locale depuis la disparition de Villages tv en 2011. On peut la capter dans Poitiers grâce au site TDF situé près de l'Hôpital des Champs. La chaîne régionale publique est situé au 9 Rue du Fief des Hausses.

    Radios locales

    Poitiers dispose de plusieurs radios locales, dont 4 associatives (catégorie A), 2 commerciales (catégorie B), 1 nationale avec décrochages locaux (Catégorie C) et 1 publique :

    Cultes

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    Économie

    Poitiers était jusqu'en 2011 le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de la Vienne (déménagé sur la technopole du Futuroscope à Chasseneuil-du-Poitou). Elle gère l’aéroport de Poitiers-Biard.

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Poitiers et Grand Poitiers ont le label Villes et Pays d'Art et d'Histoire.

    Architecture religieuse

    La ville de Poitiers, aujourd'hui encore surnommée la « ville aux cent clochers », compte de nombreuses églises.

    Antiquité tardive et haut Moyen Âge
    Vitrail de la Crucifixion (XIIe s) dans la cathédrale Saint-Pierre.
    Période romane
    Église Sainte-Radegonde, console sculptée (XIe s).
    Période gothique
    Époque moderne
    Clocher du collège des Jésuites (XVIIe siècle).
    XIXe siècle
    XXe siècle
    Église Saint-Cyprien (1964), aux Trois-Cités.

    Architecture militaire

    Les Très Riches Heures du duc de Berry, mois de juillet avec le château de Poitiers, musée Condé, ms.65, f.7v

    Architecture civile

    Le Palais de Justice de Poitiers.
    Néolithique
    Antiquité
    Période romane
    Période gothique
    Maison dite « des Trois-Clous ».
    Renaissance
    XVIIe siècle
    XVIIIe siècle
    XIXe siècle
    XXe siècle
    Architecture Art Déco
    façade Art Déco (1928) sur la place du Maréchal-Leclerc.
    Ancien Théâtre Municipal (1954), place du Maréchal-Leclerc.
    Monuments commémoratifs et statues
    Notre-Dames des Dunes (1876).

    Ouvrages d’art

    Le pont Joubert sur le Clain.
    Tunnel du chemin de fer, orné des armoiries de la ville.

    Patrimoine naturel

    Article détaillé : Espaces verts de Poitiers.

    Le plus célèbre est le parc de Blossac siège d'un petit parc animalier. La communauté d'agglomération de Poitiers mène un effort d'extension des espaces verts, notamment le long des vallées du Clain et de ses affluents. Ces terrains autrefois construits sont souvent en zone inondable. Ces nouveaux espaces verts s'ajoutent aux squares et jardins publics plus anciens.

    Parc de Blossac.

    Musées

    Poitiers compte trois musées dont deux réunis en une seule administration. Yves Bourel, conservateur et ancien directeur du musée de l’Hôtel Sandelin[63] à Saint-Omer, a dirigé le début de la restructuration des musées de Poitiers et du lancement du projet pôle muséal de la ville de Poitiers. Il quitte la direction des musées en juin 2009.

    Musée Rupert-de-Chièvres.
    Musée Sainte-Croix 
    C'est le plus grand musée de la ville. Construit en 1974 sur les plan de l'architecte poitevin Jean Monge, le musée Sainte-Croix se dresse à la place de l'ancienne abbaye Sainte-Croix. C'est une vaste structure de béton et de verre, dans le plus pur style des années 1970. Il accueille en exposition permanente les époques de la préhistoire à l'art contemporain, en passant par la période médiévale et les Beaux-Arts. Il possède notamment plusieurs sculptures majeures de Camille Claudel.
    Musée Rupert-de-Chièvres 
    deuxième musée de la ville de Poitiers, le musée Rupert-de-Chièvres est un ancien hôtel particulier situé en plein centre-ville, entre la préfecture et l'hôtel de ville. Le musée couvre les périodes inexplorées par le musée Sainte-Croix, du XVIe au XVIIIe siècle.

    Hypogée de Mellebaude est le troisième musée de la ville de Poitiers. Situé sur la colline des Dunes, c'est un témoignage unique du paléo-chrétien.

    Œuvres

    Les œuvres peuvent se trouver dans l’un ou l’autre des deux musées.

    Établissements culturels

    Ville de garnison

    Éloignée des frontières, située à un nœud de communications et à proximité d’un champ de tir, la ville de Poitiers a accueilli de nombreuses unités militaires en garnison.

    Personnalités liées à la commune

    Philosophes, humanistes, scientifiques

    Religieux

    Rois, ducs, comtes

    Personnalités politiques

    Fonctionnaires, militaires

    Scientifiques et universitaires

    Artistes

    Sportifs

    Journalistes, écrivains

    Héraldique, logotype et devise

    Blason D'argent au lion de gueules, à la bordure de sable besantée d'or ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or[70]
    Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.
    Armoiries de Richard de Cornouailles, prétendant Plantagenêt au comté de Poitiers[71].
    Logotype actuel

    Les sceaux des anciens comtes héréditaires du Poitou ne nous présentent pas d'armoiries visibles. C'est Guillaume, frère d’Henri II d'Angleterre, et comte de Poitiers, qui porte le premier en tant qu’armes personnelles, les armes au lion rampant. Richard Cœur-de-Lion et Othon IV, comtes de Poitiers, portent également ces armes. C’est le dernier prétendant Plantagenêt au comté de Poitiers, Richard de Cornouailles, frère du roi Henri III, qui nous fait connaître les couleurs de ces armes et qui vulgarise leur usage[72]. Richard portait : d'argent au lion de gueules couronné d'or à la bordure de sable besantée d'or". Ces armes entrent dans plusieurs grandes maisons, qui ont la charge honorifique de lever la bannière du Poitou, comme les Mauléon ou les Châtellerault. Ceux-ci regroupaient la milice municipale de Poitiers derrière la bannière du Poitou, portant ces armes.

    Les armes au lion rouge ont servi de base aux armes héraldiques d’officiers royaux de la province (maréchaux et sénéchaux du Poitou) et de villes : Châtellerault, Mauléon et Poitiers, capitale du Poitou. Cette dernière ville a même conservé la version besantée du prince de Cornouailles, avec un chef aux lys d'or des rois de France, mêlant ainsi les armes des deux ennemis capétiens et Plantagenêt sur son blason.

    Il existe encore de très nombreuses représentations de ces armes en vitraux ou sculptées à Poitiers[73].

    Le chef de France (d'azur à trois fleurs de lys d'or) surcharge la partie haute de la bordure et ses trois besants depuis que la ville fut rattachée au royaume de France. Elle le conserva sous domination anglaise. Le blasonnement actuel sous-entend une bordure chargées de 8 besants (valeur défaut pour le besanté). Cependant, les représentations les plus fréquentes présentent 9 besants visibles, ce qui, avec les trois cachées pas le chef brochant, conforte la thèse de 12 besants de Victor Adolphe Malte-Brun[74].

    Le logo actuel reprend les couleurs des armoiries. La communauté d'agglomération du Grand Poitiers utilise le même logo mais avec des couleurs différentes.

    Voir aussi

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

    Références

    1. Potchiers en poitevin
      La forme occitane du toponyme est Peitieus.
    2. Insee - Résultats du recensement de la population de 2012 - Unité urbaine de Poitiers, consulté le 8 juillet 2015
    3. Insee - Résultats du recensement de la population de 2012 - Aire urbaine de Poitiers, consulté le 8 juillet 2015
    4. Chiffres clés - EPCI de la CA Grand Poitiers, site de l'Insee, consulté le 8 juillet 2015
    5. Les 12 communes de la CAP
    6. « Relevés climatiques de Poitiers 1971-2000 », sur météo france (consulté le 7 janvier 2012)
    7. « Données mensuelles de janvier 2008 pour Poitiers », sur www.meteociel.fr (consulté le 24 décembre 2009)
    8. « Conditions climatiques de la ville de Poitiers dans la Vienne », sur site de Météo France (consulté le 11 janvier 2010)
    9. « LGV Poitiers-Limoges : les élus aux anges, les opposants préparent un recours », sur http://www.lagazettedescommunes.com/ (consulté le 19 janvier 2015)
    10. Site de Poitiers Cœur d'Agglo
    11. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, p. 35 et 92, éditions Errance (ISBN 2-87772-089-6).
    12. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, 2003, p. 198.
    13. Gérard Coulon, Les Gallo-Romains : vivre, travailler, croire, se distraire - 54 av. J.-C.-486 ap. J.-C., Paris, éd. Errance, 2006, coll. Hespérides (ISBN 2-87772-331-3), p. 21
    14. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers (ISBN 2-9519441-0-1), p. 12
    15. André Chédeville, Le mouvement communal en France…, p. 20.
    16. André Chédeville, Le mouvement communal en France…, p. 21.
    17. Robert Favreau, « Naissance des communes en Poitou, Aunis, Saintonge et Angoumois », in Robert Favreau, Régis Rech et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe siècle) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers (ISBN 2-9519441-0-1), p. 160
    18. Procès-verbal de délivrance à Jean Chandos, commissaire du roi d’Angleterre, des places françaises abandonnées par le Traité de Brétigny, d’après le manuscrit du Musée Britannique - A. Bardonnet - Niort - 1867 Histoire passion
    19. 1 2
    20. Jean Nicolas, La Rébellion française : mouvements populaires et conscience sociale, 1661-1789, Paris : Gallimard, 2008, coll. Folio, (ISBN 978-2-07-035971-4), p. 130 et 161.
    21. Jean Nicolas, op. cit., p. 433
    22. Jean Nicolas, op. cit., p. 381.
    23. Jean-Marie Augustin, L'histoire véridique de la séquestrée de Poitiers, Fayard, , 334 p. (ISBN 2213609519)
    24. « Quand Poitiers était la capitale de la Belgique », La Nouvelle République, http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Communes/Poitiers/n/Contenus/Articles/2012/05/27/Quand-Poitiers-etait-la-capitale-de-la-Belgique, (article du 27 mai 2012).
    25. http://www.poitou-magazine.com/1-234-Le-bombardement-de-Poitiers.php
    26. Didier Monteil, « Plus fort que l’anti-CPE et le 29 janvier », La Nouvelle République, numéro du 20 mars 2009, p. 43.
    27. Résultats des élections présidentielles de 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur.
    28. Résultats des élections présidentielles de 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur.
    29. Résultats des élections présidentielles de 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur.
    30. Résultats des élections présidentielles de 2017 sur le site du ministère de l’Intérieur.
    31. Résultats des élections législatives de 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur.
    32. Résultats des élections législatives de 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur.
    33. Résultats des élections législatives de 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur.
    34. Résultats des élections européennes de 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur.
    35. Résultats des élections européennes de 2009 sur le site du ministère de l’Intérieur.
    36. Résultats des élections européennes de 2014 sur le site du ministère de l’Intérieur.
    37. Résultats des élections régionales de 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur.
    38. Résultats des élections régionales de 2010 sur le site du ministère de l’Intérieur.
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    40. [xls] Résultats des élections cantonales de 2001 sur le site du ministère de l’Intérieur.
    41. Résultats des élections cantonales de 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur.
    42. Résultats des élections cantonales de 2008 sur le site du ministère de l’Intérieur.
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    44. [xls] Résultats des élections municipales de 2001 sur le site du ministère de l’Intérieur.
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    50. Site des villes et villages fleuris, consulté le 27 décembre 2016.
    51. Poitevin sur le Trésor de la langue française informatisé ; consulté le 26 novembre 2015
    52. 1 2 Larousse, Grand Larousse universel, Paris : Larousse, 1999
    53. Josette Rey-Debove, Alain Rey, Le nouveau Petit Robert, version électronique, 2010
    54. Par exemple : Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 17/07/2008.
    55. « Comment s'appellent les habitants de la Vienne ? », sur www.lanouvellerepublique.fr (consulté le 27 novembre 2015)
    56. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
    57. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    58. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
    59. Site de l'université de Poitiers
    60. Il n’y aura que des garçons au collège Saint-Chaumond, Poitiers-ma-ville, publié le 24 août 2009, consulté le 19 juin 2010
    61. Jean-Michel Gouin, « Darwin contesté à l’union chrétienne ? », La Nouvelle République, publié le 10 mai 2010, consulté 19 juin 2010
    62. http://cinemasdunord.blogspot.fr/2010/12/edouard-lardillier-architecte-de-cinema.html
    63. Hôtel Sandelin
    64. Photo tableau
    65. Édith Piaf, Au bal de la chance, 1958 (Éditions de la Loupe, 2007, p.22)
    66. http://www.musee-orsay.fr/fr/collections/catalogue-des-oeuvres/notice.html?nnumid=78043
    67. Notice no 000PE020030, base Joconde, ministère français de la Culture
    68. http://www.centre-presse.fr/article-320735-thiollet.html
    69. Institut d'art de Chicago, http://ryerson.artic.edu/search/?searchtype=e&SORT=D&searcharg=blateau&searchscope=1
    70. C'est le blasonnement qu'on trouve dans le Grand Larousse encyclopédique en 10 volumes.
    71. http://ouest.heraldique.free.fr/poitou_armoiries.htm.
    72. Historia minor, par Mathieu Paris & Catalogue of english medieval Rolls of arms n°1, par Wagner
    73. « Les armoiries des comtes de Poitiers », in Revue française d'héraldique et de sigillographie, 8e année, 1952, p. 3 ss.
    74. En effet ce dernier, dans la France illustrée, tome V (1884), blasonne ainsi : D'argent, au lion de gueules, à la bordure de sable, chargée de 12 besants d'or, au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lys d'or. (alias : D'or, au lion grimpant de sable, à la bordure du même, chargée de 12 besants d'or, au chef d'azur, semé de fleurs de lys d'or).
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