Providence (Rhode Island)

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Providence

Héraldique.

Drapeau.
Image illustrative de l'article Providence (Rhode Island)
Administration
Pays  États-Unis
État  Rhode Island
Comté Providence
Type de localité City
Maire
Mandat
Jorge Elorza (D)
depuis 2015
Code ZIP 02901–02912, 02918, 02919, 02940
Code FIPS 44-59000
GNIS 1219851
Indicatif(s) téléphonique(s) local (locaux) 401
Démographie
Population 178 042 hab. (2010)
Densité 2 698 hab./km2
Population aire urbaine 317 550 hab.
Géographie
Coordonnées 41° 49′ 51″ nord, 71° 24′ 54″ ouest
Altitude 23 m
Superficie 6 600 ha = 66 km2
· dont terre 48 km2 (72,73 %)
· dont eau 18 km2 (27,27 %)
Fuseau horaire EST (UTC-5)
Divers
Fondation 1636
Surnom « The Renaissance City », « Beehive of Industry », « The Divine City »
Localisation
Carte du comté de Providence.
Carte du comté de Providence.

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Providence

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Providence

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Providence
Liens
Site web http://www.providenceri.com

    Providence est la capitale et la ville la plus peuplée de l’État de Rhode Island, aux États-Unis. C’est aussi l’une des premières cités anglophones fondées dans le pays.

    Avec 172 459 habitants (2006), elle est également la plus grande ville de Nouvelle-Angleterre après Boston. Son nom lui fut donné par le colon et prédicateur Roger Williams, qui fonda la ville au XVIIe siècle.

    Histoire

    La baie où devait se dresser la ville de Providence fut colonisée en juin 1636 par des puritains exilés menés par Roger Williams. Cette petite ville devint par la suite l'une des Treize colonies originelles de États-Unis[1]. Le théologien Williams obtint bientôt un accord avec la tribu amérindienne des Narragansetts pour occuper le territoire et donna à la ville son nom actuel. Williams fit de Providence un refuge pour les puritains persécutés, lui-même ayant été expulsé de la colonie de la baie du Massachusetts[2]. Le développement de Providence fut d'abord lent et pénible, à cause des contestations territoriales, de la faible fertilité des terres et des différences culturelles[2].

    Providence au milieu du XIXe siècle.

    Les descendants des premiers colons s’engagèrent dans la traite des Noirs, ce qui donna une rente pour l’expansion de la jeune ville. Mais au début des années 1770, le gouvernement britannique décréta la levée de nouveaux impôts qui menaçaient l'activité des arsenaux, des pêcheries et des exploitations agricoles de la région : ainsi le Sugar Act, une loi qui imposait des quotas sur le rhum et l'importation d'esclaves aux distilleries de Providence. Ces impôts poussèrent la ville à se joindre aux autres colonies pour proclamer la déchéance de la Couronne britannique. Ce sont d'ailleurs des citoyens de Providence qui, au cours de l'affaire du Gaspée (1772), firent couler le sang pour la première fois dans ce qui allait devenir la guerre d'indépendance[2].

    Bien que la ville échappât à l'occupation ennemie au cours de la guerre qui suivit, la chute du port voisin de Newport provoqua le chômage des ateliers et tint la population en alerte tout au long du conflit. On leva des troupes pour les campagnes successives et les bâtiments de l'université Brown servirent d'abord de caserne puis d'hôpital militaire[2].

    La guerre finie, la ville se reconvertit, abandonnant son activité dominante, la pêche, pour une industrie manufacturière axée principalement sur la fabrication de machines, d'outils, d'argenterie, la bijouterie et l'habillement. Vers 1800, Providence pouvait s'enorgueillir de l'industrie la plus importante d'Amérique du Nord, avec les constructions mécaniques Brown & Sharpe, les quincailleries Nicholson et les coutelleries Gorham Silverware ; par sa population, c'était la neuvième ville des Treize colonies[2]. Les industries attiraient nombre d'immigrants d'Irlande, d'Allemagne, de Suède, d'Angleterre, d'Italie, du Portugal, du Cap-Vert et du Québec. Mais l'apparition de ghettos économiques et le brassage des cultures provoquèrent dans les années 1820 des émeutes, notamment à caractère racial entre blancs et noirs. Pour faire face à ce nouveau défi de la croissance, les citoyens se dotèrent d'une charte en 1831[2].

    Les autorités restèrent très divisées au cours de la guerre de Sécession, beaucoup d'élus ayant des intérêts dans les exploitations de coton du Sud. Malgré ces déchirements, le nombre de volontaires pour les contingents des fédéraux dépassa régulièrement les quotas, et l'activité industrielle de Providence joua un rôle décisif dans la suprématie de l'Union. Providence bénéficia considérablement de la fin des hostilités, de nouvelles vagues d'immigrants et des annexions territoriales faisant bondir sa population de 54 595 en 1865, à 175 597 vers 1900[2].

    La faillite de diverses usines, notamment les filatures, au milieu des années 1920, annonça le déclin de l'industrie de la Nouvelle-Angleterre. Puis la crise de 1929 affecta durement la population, et enfin le centre-ville de Providence fut détruit par les inondations de l'ouragan de Nouvelle-Angleterre. La déclin se poursuivit avec l'expansion économique à l'ouest et au sud des États-Unis, la construction du réseau autoroutier et le développement de la banlieue[2]. De 1950 à 1980, Providence avait la réputation d'un haut-lieu du crime organisé[3]. Le parrain de la mafia Raymond L.S. Patriarca y contrôlait un puissant cartel.

    La ville reprend des couleurs à partir des années 1970 : de 1975 à 1982, un fonds de développement national débloqua 606 millions de $ pour réhabiliter les quartiers, et la démographie pour la première fois cessa de baisser. Dans les années 1990, le maire Vincent Cianci, Jr mit en valeur le passé culturel de sa ville et milita pour obtenir de nouveaux investissements : il put ainsi mener à bien la restauration des rivières historiques de la ville, qu'on avait détournées par des canalisations enterrées au XIXe siècle ; le dévoiement d'une grande partie des lignes de métro ; la création du jardin public de Waterplace Park, de chemins de promenade le long des rivières, d’une patinoire géante et d'un hypermarché de 145 000 m2, le Providence Place Mall[2].

    Malgré ces investissements, la précarité demeure un problème lancinant, comme c'est d'ailleurs le cas pour presque tous les anciens bastions industriels de Nouvelle-Angleterre : près de 30 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté[4]. La hausse des cours de l'immobilier exacerbe encore les tensions pour les foyers à revenus intermédiaires, car Providence a enregistré entre 2004 et 2005 la plus forte hausse des États-Unis pour les maisons individuelles[5].

    Depuis 1927, la Bank of America Tower est le plus haut bâtiment de la ville avec ses 130 mètres.

    Démographie

    Historique des recensements
    Ann. Pop.
    17906 380
    18007 61419,3%
    181010 07032,3%
    182011 76716,9%
    183016 83343,1%
    184023 17137,7%
    185041 51379,2%
    186050 66622,0%
    187068 90436,0%
    1880104 85752,2%
    1890132 14626,0%
    1900175 59732,9%
    1910223 32627,2%
    1920237 5956,4%
    1930252 9816,5%
    1940253 5040,2%
    1950248 6741,9%
    1960207 49816,6%
    1970179 21313,6%
    1980156 80412,5%
    1990160 7282,5%
    2000173 6188,0%
    2010178 0422,5%
    Est. 2015179 207[6]3,2%
    sources[7]
    Composition de la population en 2010 (%)[8],[9]
    Groupe Providence Rhode Island  États-Unis
    Blancs49,881,472,4
    Autres19,86,16,2
    Noirs16,05,712,6
    Métis6,53,32,9
    Asiatiques6,42,94,8
    Amérindiens1,40,60,9
    Océaniens 0,1 0,1 0,2
    Total100,0100,0100,0
    Hispaniques et Latino-Américains 38,1 12,4 16,3

    Culture

    L’écrivain H. P. Lovecraft est natif de Providence ; il y est né, y a vécu presque toute sa vie et y est mort, gagnant le surnom de Reclus de Providence[10]. Plusieurs de ses histoires d'horreur sont basées sur la ville, les décors et paysages de Providence ou Rhode Island.

    Universités

    Brown.

    L’université Brown (on dit simplement « Brown ») est une université privée américaine, fondée en 1764 qui se situe près du centre ville. En 2005, 7 595 étudiants fréquentaient cette prestigieuse université membre de l'Ivy League.

    Le Providence College est l'autre université de Providence. Fondée en 1917, cette institution privée catholique accueillait 3 770 étudiants en 2005.

    L'université de Rhode Island, dont le campus principal se trouve à Kingston (Rhode Island), possède également un campus annexe à Providence. À l'inverse, le principal des six campus de la Johnson & Wales University est situé à Providence.

    Parmi les grandes écoles présentes à Providence, citons la Rhode Island School of Design fondée en 1877, l'une des plus réputées au monde dans le domaine artistique, et l'université Brown.

    Médias

    Providence est couverte par un journal quotidien local, The Providence Journal, qui est disponible dans tout l'État de Rhode Island et dans le Sud du Massachusetts. Le magazine d'arts et de divertissements Providence Phoenix couvre également Providence et sa région. Citons également The Providence Agenda, journal local communautaire, qui joue un rôle dans le domaine artistique local notamment.

    Providence est le centre des médias radio et télévision de l'État de Rhode Island. On trouve ainsi dans la ville des stations relayant les grands réseaux nationaux comme WLNE-TV (ABC), WJAR (NBC), WPRI-TV (CBS) et WNAC-TV (FOX). Parmi les autres chaînes locales couvrant Providence et sa région, citons WLWC, WRIW-LP et WPXQ. WSBE-TV est le relais local de PBS.

    Évènements

    Sport

    Martin St.Pierre des Bruins de Providence.

    Providence hébergea une franchise de la NFL (football américain) de 1925 à 1931, le Steam Roller de Providence à ne pas confondre avec les amrollers de Providence, franchise BAA (future NBA, basket-ball), qui fut en activité de 1946 à 1949.

    En hockey sur glace, les Reds de Providence représentèrent la ville en Canadian-American Hockey League (CAHL) de 1926 à 1936 puis en Ligue américaine de hockey (LAH) de 1936 à 1976. Les Reds remportèrent la Coupe Calder en 1938, 1940, 1949 et 1956. Devenus les Rhode Island Reds en 1977, l'équipe déménage à Binghamton. Depuis 1992, les Bruins de Providence évoluent en Ligue américaine de hockey après le déménagement des Mariners du Maine à Providence.

    En baseball, Providence posséda une franchise professionnelle entre 1878 et 1885 : les Providence Grays. Les Grays ont gagné deux fanions de champion de la National League en 1879 et 1884. Les Grays deviennent ensuite une franchise de ligue mineure évoluant en Eastern League de 1891 à 1929. Babe Ruth joua avec les Grays en 1914.

    Providence abrita également une franchise de football (soccer) membre de l'American Soccer League de 1924 à 1930 : les Providence Gold Bugs. Les Bugs gagnent une Coupe des États-Unis en 1929 puis déménagent à Fall River en 1930.

    Au niveau universitaire, les Brown Bears défendent les couleurs l'université Brown au sein de l'Ivy League tandis que les Providence Friars représentent le Providence College en Big East Conference. Les deux équipes universitaires se retrouvent face à face en hockey sur glace dans la Hockey East.

    C'est à Providence que Rocky Marciano gagna 29 de ses 49 combats.

    Transports

    La ville est desservie par l'aéroport de Providence situé sur la commune de Warwick.
    La gare de Providence est desservie par des liaisons Amtrak.

    Séries télévisées

    Cinéma

    Jumelages

    Personnalités liées à la ville

    Arts, littérature et divertissements

    Sports

    Politique

    Philosophie

    Militaire

    Notes et références

    1. (en) « Roger Williams », Soylent Communications (consulté le 9 juin 2007).
    2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (en) « Trois siècles et demi parcourus en clin d'œil », City of Providence, Rhode Island, (consulté le 17 janvier 2006).
    3. (en) Allan May, « All About the Providence Mob », Court TV Crime Library, (consulté le 24 janvier 2007).
    4. (en) « Providence City, Rhode Island », US Census Bureau (consulté le 9 juin 2007).
    5. (en) « Money Magazine: Best Places to Live: Home Appreciation », Cable News Network LP, LLLP (consulté le 6 mars 2007).
    6. (en) « Annual Estimates of the Resident Population for Incorporated Places: April 1, 2010 to July 1, 2015 » (consulté le 2 juillet 2016).
    7. (en) Gibson, Campbell, « Population of the 100 Largest Cities and Other Urban Places in the United States: 1790 to 1990 », U.S. Census Bureau – Population Division, (consulté le 17 janvier 2007).
    8. (en) « Providence, RI Population - Census 2010 and 2000 », sur censusviewer.com (consulté le 21 mars 2016).
    9. (en) « Population of Rhode Island - Census 2010 and 2000 », sur censusviewer.com (consulté le 21 mars 2016).
    10. Alexis Giscos-Douriez, « L'Antre du voyageur onirique - Howard Phillips Lovecraft (1890-1937) » (consulté le 31 juillet 2013).

    Galerie de photos

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

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