Ray Bradbury

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Ray Bradbury
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Nom de naissance Raymond Douglas Bradbury
Naissance
Waukegan, Illinois,  États-Unis
Décès (à 91 ans)
Los Angeles, Californie,  États-Unis
Activité principale
Distinctions

Auteur
Langue d’écriture Anglais américain
Genres

Œuvres principales

Raymond Douglas Bradbury dit Ray Bradbury, né le à Waukegan dans l’Illinois et mort le (à 91 ans) à Los Angeles en Californie, est un écrivain américain, référence du genre de l’anticipation. Il est particulièrement connu pour ses Chroniques martiennes, écrites en 1950, L’Homme illustré, recueil de nouvelles publié en 1951, et surtout Fahrenheit 451, roman dystopique publié en 1953.

Biographie

Ses débuts

Ray Douglas Bradbury naît le 22 août 1920 à Waukegan (Illinois, É.-U.) dans un milieu modeste, de Leonard Spaulding Bradbury, technicien, et de son épouse Esther Marie Moberg, d’origine suédoise[1],[2] ; son grand-père et son arrière-grand-père paternels étaient éditeurs de journaux. Il descend par son père d’une des sorcières de Salem[3]. Bradbury lit et écrit durant toute sa jeunesse, passant beaucoup de temps à la bibliothèque de Waukegan. Ses romans Dandelion Wine (Le Vin de l’été), Something wicked this way comes (La foire des ténèbres) et Farewell Summer dépeignent d’ailleurs cette ville de Waukegan comme « la Ville Verte » et sont en partie autobiographiques. Il attribue son habitude d’écrire quotidiennement au jour où en 1932 un amuseur de foire, M. Electroteck, l’a touché avec une lame électrifiée, faisant se dresser ses cheveux sur la tête, en criant « Vis pour toujours ! ». La famille Bradbury vit à Tucson, en Arizona, en 1926-27 et 1932-33, mais comme le père continue son travail, ils retournent à Waukegan et s’installent finalement à Los Angeles en 1934. Ray a alors quatorze ans. À l’âge de 17 ans, il publie sa première nouvelle de science-fiction, Script, dans une revue spécialisée[2].

Ray Bradbury obtient son diplôme à l’école secondaire de Los Angeles en 1938 à 18 ans, mais choisit de ne pas aller à l’université. Au lieu de cela, il vend des journaux au coin de South Norton Avenue et Olympic Boulevard. Il continue cependant à se cultiver à la bibliothèque locale et, influencé par les héros de science-fiction tels que Flash Gordon et Buck Rogers, il commence à écrire des nouvelles de science-fiction. Ces dernières sont publiées dans des fanzines dès 1938. En novembre 1941, est publié Le Pendule, sa première publication rémunérée  il gagne 15 $  dans le pulp magazine Super Science Stories. Il a profité de la recommandation de Robert A. Heinlein, rencontré à la Los Angeles Science Fantasy Society (LASF). Il devient écrivain à temps plein à la fin de l’année 1942. Son premier livre, Dark Carnival, une collection de courts récits, est publié en 1947 par Arkham House[2].

Cette même année il se marie avec Marguerite McClure (1922–2003) ; le couple aura quatre filles.

Le succès des années 1950

En 1950, il publie Chroniques martiennes et l’année suivante L’Homme illustré. En 1952, EC Comics publie l’adaptation en bande dessinée de deux nouvelles de Bradbury. Celui-ci exprime à l’éditeur, William Gaines, son étonnement de ne pas avoir reçu d’argent pour cela. Gaines et Bradbury vont rapidement trouver un accord financier et de nombreuses nouvelles (d’horreur ou de science-fiction) seront adaptées par les artistes d’EC Comics, tels que Wally Wood, Joe Orlando ou John Severin dans différents comics d’EC Comics jusqu’en 1954[4]. Ces années 1950 sont pour Bradbury une période prolifique qui voit la publication de nombreux ouvrages : Les Pommes d’or du soleil et le roman Fahrenheit 451 en 1953, Le Pays d’octobre en 1955 et Un remède à la mélancolie en 1958. En 1953, il écrit le scénario du film Moby Dick de John Huston[3].

Passage au théâtre

En 1963 il écrit sa première pièce, Café irlandais, et l’année d’après il publie son roman La foire des ténèbres[2]. En 1970 il publie Je chante le corps électrique[3], en 1972, c’est la pièce Théâtre pour demain… et après et en 1975 La colonne de feu[2]. Sa pièce Madrigals for the Space Age, sur une musique de Lalo Schifrin est montée en 1973 au pavillon Dorothy Chandler[5].

Dernières œuvres

En 1986, alors qu’il n’a rien publié depuis 23 ans, il reprend une production régulière avec La solitude est un cercueil de verre, Fantôme d’Hollywood en 1990 et La Baleine de Dublin en 1993. Une attaque cérébrale en 1999 ne l’empêche pas de poursuivre son œuvre qu’il dicte à sa fille[2].

Réputé pour son franc-parler, il en use jusqu’à la fin de sa vie, s’exprimant sur la nécessité de réformer le mode de gouvernement, ou soutenant la grève des auteurs d’Hollywood.

Ray Bradbury meurt le 5 juin 2012[2].

Thèmes

Bradbury et la science

Ray Bradbury a écrit sur la survie spirituelle de l’humanité s’opposant au matérialisme de la société[2]. Bien qu’il ait souvent été présenté comme un écrivain de science-fiction, Bradbury lui-même ne s’est jamais enfermé dans un type de narration :

« Avant tout, je n’écris pas de science-fiction. J’ai écrit seulement un livre de science-fiction et c’est Fahrenheit 451, fondé sur la réalité. La science-fiction est une description de la réalité. Le fantastique est une description de l’irréel. Donc les Chroniques martiennes ne sont pas de la science-fiction, c'est du fantastique[6] ».

Bradbury se préoccupe peu de réalité scientifique, et pour cela fut peu reconnu des amateurs américains de SF « pure et dure »[7].

Hommages

Le prix Ray Bradbury est remis par le regroupement d’auteurs de science-fiction américains Science Fiction and Fantasy Writers of America pour souligner l’excellence d’une œuvre dramatique, présentée au cinéma, à la télévision, sur internet, à la radio ou au théâtre. Il a été remis en 1992, 1999, 2001 et 2008. En 2009, le prix Ray Bradbury prend officiellement la place du prix Nebula du meilleur scénario, qui existait depuis 1973 et il est dorénavant attribué chaque année.

En 2002, il reçoit la médaille de la National Book Foundation[3].

Le [8], l’écrivain reçoit une étoile  la 2193e  sur le Walk of Fame à Hollywood[9].

Le , la NASA nomme en son honneur le site d’atterrissage sur Mars du robot Curiosity « Bradbury Landing » (« La zone d’atterrissage Bradbury » en français).

Œuvres

Romans

Recueils de nouvelles

Nouvelles publiées hors recueils

Ray Bradbury

Sont présentées ici seulement les nouvelles traduites en français inédites en recueils et celles qui ont tout d’abord été publiées dans des revues ou des anthologies francophones avant d’être intégrées à un recueil.

Théâtre

Poésie

Essais

Cinéma et télévision

Bradbury en 1959, quand quelques-unes de ses courtes histoires furent adaptées pour des émissions de télévision comme Alfred Hitchcock Presents.

Adaptations en bandes dessinées

Notes et références

  1. « Author Ray Bradbury dies at 91 », Los Angeles Times, 6 juin 2012.
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 « « Ray Bradbury, l’homme qui aimait la fiction, pas la science » », Libération, (lire en ligne).
  3. 1 2 3 4 Olivier Delcroix, « « Ray Bradbury, le grand poète de la science-fiction est mort » », Le Figaro, (lire en ligne).
  4. (en) Gary Groth, Dwight Decker et William M. Gaines, « « An Interview with William M. Gaines, Part One of Three » », The Comics Journal, no 81, , p. 4 (lire en ligne).
  5. « Ray Bradbury, 91, leaves a rich theatrical legacy too » article du Los Angeles Times, 6 juin 2012.
  6. « Books: Grandfather Time », Weekly Alibi, 09-27-99.
  7. L'encyclopédie de poche - La science-fiction. Article de Denis Guiot. p. 34-36, 1987.
  8. (en) « Ray Bradbury Receives Star on Hollywood Walk of Fame », sur raybradbury.com, consulté le .
  9. (en) « Ray Bradbury », sur hwof.com, consulté le .
  10. Fiche IMDb.

Annexes

Bibliographie

Liens externes

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