Rozérieulles

Rozérieulles
La mairie.
La mairie.

Héraldique
Administration
Pays  France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Metz
Canton Les Coteaux de Moselle
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Metz Métropole
Maire
Mandat
Roger Peultier
2014-2020
Code postal 57160
Code commune 57601
Démographie
Gentilé Rozérieullois[1]
Population
municipale
1 366 hab. (2014)
Densité 208 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 26″ nord, 6° 04′ 58″ est
Altitude Min. 184 m – Max. 342 m
Superficie 6,58 km2
Localisation

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Rozérieulles

    Rozérieulles est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

    Géographie

    Rozérieulles est un village de vignerons de 1 300 habitants situé dans le Pays messin. La localité est traversée par les ruisseaux de Montvaux et la Mance. Les communes proches sont Châtel-Saint-Germain, Jussy, Sainte-Ruffine et Gravelotte.

    Carte de la commune.

    Toponymie

    Histoire

    Porte de fortifications.

    C'est un ancien village de vignerons sur la voie romaine de Verdun à Metz (nommée à l'époque Divodurum Mediomatricorum).

    Au Moyen Âge, Rozérieulles dépendait de l'ancien pays messin. Les familles messines y possédaient d'importants domaines. S'y trouvait également un prieuré de l'abbaye de Mouzon (Ardennes).

    En 1817, Rozérieulles, village de l'ancienne province des Trois-Évêchés, avait pour annexes la ferme de Maison-Neuve et les moulins de Longeau et de Bazin. À cette époque il y avait 488 habitants répartis dans 81 maisons.

    Annexions allemandes

    La commune est annexée par l'Allemagne de 1871 à 1918. En 1895, une « Aussichtsturm », mesurant 35 mètres de hauteur, est construite sur l'emplacement actuel du fort Jeanne-d'Arc pour offrir une vue sur le champ de bataille de Gravelotte. Elle est détruite dix ans plus tard, car elle constituait un point de repère trop facilement identifiable, indiquant l'emplacement du fort[2]. Rozérieulles faisait alors partie du Landkreis Metz. La commune redevient française après le traité de Versailles en 1919.

    Seconde Guerre mondiale

    Annexée de nouveau en juillet 1940, la commune n'est pas épargnée par les bombardements américains en 1944[3]. Le bombardement du 23 mai 1944 notamment, qui détruit totalement le château Clément, fait de nombreuses victimes civiles[3]. Comme Metz, Rozérieulles n'est libérée qu'à l'issue de la bataille de Metz, le 20 novembre 1944. Au cours de cette bataille, le 6 septembre 1944, les 5e et 90e divisions de la IIIe armée américaine, qui approchaient de Metz par l’ouest, tombent sur une nouvelle ligne de défense allemande. Soutenue par les forts Jeanne-d’Arc à l’ouest, Driant au sud et François de Guise au nord, la 462e Volksgrenadier division de la Ire armée allemande alignait plus de 10 000 soldats[4]. Le feu combiné des forts allemands arrête nette l’avance américaine. Le 16 septembre 1944, l’attaque du 2e bataillon du 357e Infantry Regiment sous un feu nourri de mortiers se solde par de lourdes pertes. Devant la pugnacité des troupes d’élite de la 462e Volks-Grenadier-Division, le général McLain décide de suspendre les attaques, en attendant de nouveaux plans de l’état-major. Les troupes allemandes profitent de cette accalmie dans les combats pour se réorganiser. Des troupes de réserves de la 462e Division relèvent dans les forts du secteur les troupes d’élites de Siegroth. Lorsque les hostilités reprennent, les soldats de la 462e Volksgrenadier division tiennent toujours solidement les forts de Metz. Le 9 novembre 1944, l'Air Force envoie pas moins de 1 299 bombardiers lourds B-17 et B-24, déverser 3 753 tonnes de bombes, de 1 000 à 2 000 livres, sur les ouvrages fortifiés et les points stratégiques situés dans la zone de combat de la IIIe armée[5]. La plupart des bombardiers ayant largué leurs bombes sans visibilité, à plus de 20 000 pieds, les objectifs militaires ont souvent été manqués, faisant, comme à Rozérieulles, des dégâts collatéraux[6]. Mi-novembre, une nouvelle tentative est entreprise par les XIIe et XXe corps d’armée américains pour prendre les fortifications de Metz en tenaille. L’attaque se concentre sur le groupe fortifié Jeanne-d’Arc, qui finit par être encerclé par les troupes américaines et neutralisé. Fin novembre, trois forts tombent aux mains de la 2d Infantry Division de l’armée américaine. Le groupe fortifié du Saint-Quentin, le fort de Plappeville et le groupe fortifié Driant se rendent à leur tour les 6, 7 et 8 décembre 1944. Le 13 décembre 1944, le groupe fortifié Jeanne-d’Arc est le dernier à se rendre. L’objectif de l’état-major allemand, qui était de gagner du temps en fixant le plus longtemps possible les troupes américaines en avant de la ligne Siegfried, sera donc largement atteint.

    Héraldique

    Blason De gueules à la rose d'argent, feuillée de sinople, accompagnée de trois besants d'or, le premier chargé d'une croix pattée
    Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

    Politique et administration

    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    mars 1995 mars 2001 Marie-Louise Diebold UDF Conseillère générale
    mars 2001   Roger Peultier    
    Les données manquantes sont à compléter.

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8],[Note 1].

    En 2014, la commune comptait 1 366 habitants, en diminution de -3,05 % par rapport à 2009 (Moselle : 0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

               Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
    419435503499580598681671581
    1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
    530553544543517627757527433
    1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
    4564845024755679619231 1151 057
    1990 1999 2007 2011 2014 - - - -
    9161 3261 3501 3981 366----
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)

    Histogramme de l'évolution démographique

    Santé

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    Culte

    Église Saint-Rémi.

    Enseignement

    Les élèves de la commune relèvent de l'académie de Nancy-Metz.

    Le village possède une école maternelle et une école élémentaire. Après, les enfants rozérieullois rejoignent le collège Albert-Camus de Moulins-lès-Metz.

    Lieux et monuments

    Cimetière militaire franco-allemand.

    Édifices religieux

    Église Saint-Rémi.

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

    Références

    1. http://www.genealogie-metz-moselle.fr/ars/rozerieulles.html
    2. Article Dans le rétro de Rozérieulles, Le Républicain lorrain du 19/02/2012.
    3. 1 2 La dernière bombe découverte en 2004 dans le village, une bombe américaine de 500 kg larguée par un B17 en 1944, contraint les habitants à une évacuation générale. (Le Républicain lorrain du 6 juin 2004).
    4. Hugh Cole: The Lorraine Campaign, Washington, U.S. Army Historical Division, 1993 (pp. 380-395).
    5. Général Jean Colin: Contribution à l’histoire de la libération de la ville de Metz ; Les combats du fort Driant (septembre-décembre 1944), Académie nationale de Metz, 1963, (p. 13).
    6. Hugh M. Cole : The Lorraine Campaign, Center of Military History, Washington, 1950 (p. 424)
    7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
    8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
    9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
    11. Notice no PA00106980, base Mérimée, ministère français de la Culture
    12. Notice no PM57000296, base Palissy, ministère français de la Culture
    13. Notice no PM57000295, base Palissy, ministère français de la Culture
    14. Notice no PM57000294, base Palissy, ministère français de la Culture
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