Rue du Rocher

8e arrt
Rue du Rocher

Rue du Rocher vue depuis la place Prosper-Goubaux
Situation
Arrondissement 8e
Quartier Europe
Début Rue Pasquier
Fin Place Prosper-Goubaux
Morphologie
Longueur 840 m
Historique
Création 1816
Ancien nom Rue des Errancis
Géocodification
Ville de Paris 8268
DGI 8291

Géolocalisation sur la carte : Paris

Images sur Wikimedia Commons

La rue du Rocher est une voie du 8e arrondissement de Paris.

Origine du nom

Son nom fait sans doute référence à une enseigne[1]

Situation

Elle commence rue Pasquier et se termine place Prosper-Goubaux.

Historique

La rue du Rocher a une très ancienne origine puisqu'elle suit le tracé d'une ancienne voie romaine. C'était l'ancienne route du pèlerinage d'Argenteuil[2]. Mentionnée sur le plan de Jouvin de Rochefort (1672), elle n'était encore qu'un chemin en 1734[3]. Sur le plan d'Edme Verniquet, la partie comprise entre la rue Saint-Lazare et la rue de la Bienfaisance est déjà désignée sous le nom de rue du Rocher[3] ; le surplus figure sous le nom de rue des Errancis. Celle-ci suit le tracé de l'ancien chemin des Errancis (estropiés).

Vers le haut de la rue, entre l'enceinte des Fermiers généraux, dont le tracé est aujourd'hui marqué par le boulevard de Courcelles, et la rue de Valois-du-Roule (aujourd'hui rue de Monceau), un terrain vague s'étendait, à la fin du XVIIIe siècle, de la rue du Rocher jusqu'à la Folie de Chartres (parc Monceau). Sous le nom de cimetière des Errancis, il servit, en 1794, de lieu d'inhumation ordinaire du 5 au 25 mars, puis de lieu d'inhumation pour certaines victimes de la Révolution française du 25 mars au 10 juin. Un bal s'y installa au début du XIXe siècle jusqu'à ce que la prolongation de la rue de Miromesnil et le percement du boulevard Malesherbes viennent morceler le terrain[4].

Le sud de la rue du Rocher était, au XVIIIe siècle, le centre du quartier misérable de la Petite-Pologne. La rue fut ouverte dans ce quartier en vertu d'une décision ministérielle du qui en fixa la largeur à 10 mètres et réunit la rue du Rocher et la rue des Errancis en une seule voie. Puis, dans le cadre de l'aménagement du quartier de l'Europe, l'ordonnance royale du prescrivit à Jonas-Philip Hagerman et Sylvain Mignon de fournir le terrain nécessaire à l'élargissement à 12 mètres de la rue du Rocher entre la rue de la Bienfaisance et la barrière de Monceau (boulevard de Courcelles)[3].

Le quartier possédait, autrefois, plusieurs moulins[1] :

En 1871, la rue était encore suffisamment populaire pour accueillir au moins une dizaine de communards (source Dictionnaire Maitron) dont le journaliste Odilon Delimal au ex-numéro 59, actuel 53.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

Eau-forte d'Alfred Taiée : Paris en train : percée de la rue de Madrid sous la rue du Rocher (avril 1868).
Pont de la rue du Rocher vu de la rue Portalis ; la rue de Madrid est celle qui passe sous le pont.

Bâtiments détruits

Habitants célèbres

Dans la fiction

Plusieurs scènes du film Les Enfants terribles (1950) de Jean-Pierre Melville se déroulent dans un appartement de la rue du Rocher.

Notes et références

  1. 1 2 Rochegude, Op. cit., p. 46.
  2. Fouquières, Op. cit., p. 247. V. aussi rue de l'Arcade.
  3. 1 2 3 Lazare, Op. cit., p. 594.
  4. 1 2 3 Rochegude, Op. cit., p. 47.
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 Rochegude, Op. cit., p. 48.
  6. Rochegude, Op. cit., p. 48, signalant des armoiries sur la façade.
  7. Fouquières, Op. cit., p. 247-248.
  8. Fouquières, Op. cit., p. 249-251.
  9. Paris, Musée Hébert.
  10. François Tassart, Nouveaux souvenirs intimes sur Guy de Maupassant, Texte établi, annoté et présenté par Pierre Cognet, Paris, Nizet, 1962, chap. V. Texte numérisé (consulté le 5 avril 2009).
  11. Jules Saintin, Base Leonore, http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr]
  12. à moins qu'il ne s'agisse du no 53.
  13. 1 2 Lefeuve, Op. cit..
  14. confondu par Lefeuve et Rochegude avec son père Antoine Bandieri de Laval (1688-1767).
  15. 1 2 Fouquières, Op. cit., p. 251.
  16. Fouquières, Op. cit., p. 247.
  17. Fouquières, Op. cit., p. 252.
  18. Testu, "Op. cit.", Sénat Conservateur 95, Chapitre IV, section première, 95a.

Sources


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