Saint-Calais

Saint-Calais
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.

Héraldique
Administration
Pays  France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Saint-Calais
Intercommunalité communauté de communes des Vallées de la Braye et de l'Anille
Maire
Mandat
Léonard Gaschet
2014-2020
Code postal 72120
Code commune 72269
Démographie
Gentilé Calaisiens
Population
municipale
3 314 hab. (2014)
Densité 146 hab./km2
Population
aire urbaine
3 895 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 13″ nord, 0° 44′ 35″ est
Altitude Min. 87 m – Max. 163 m
Superficie 22,76 km2
Localisation

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Saint-Calais
Liens
Site web www.saint-calais.fr

    Saint-Calais est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 3 314 habitants[Note 1].

    Cette commune se proclame comme la capitale mondiale du chausson aux pommes[1].

    Saint-Calais est membre de la communauté de communes des Vallées de la Braye et de l'Anille, du Pays du Perche Sarthois (pays d'art et d'histoire) et possède le label Petites cités de caractère.

    Géographie

    Saint-Calais se trouve au sud ouest de la région naturelle du Perche. Elle est située à 30 kilomètres à l'ouest de Vendôme et à 45 kilomètres à l'est du Mans. Saint-Calais est au bord d'une petite rivière, l'Anille, qui est un affluent de la Braye.

    Circulation, transports

    Communes limitrophes

    Toponymie

    Saint Calais (Carileph) et Childebert Ier, roi de Paris et d'Orléans.

    La ville tient son nom de l'ermite Carileph, Karilef ou Kalès, compagnon de Saint-Avit, qui serait venu s'installer sur les bords de l'Anille au VIe siècle pour fonder une communauté religieuse, à la demande de l'évêque saint Innocent du Mans (532-543) et avec l'accord du roi franc Childebert Ier[réf. nécessaire]. Le bourg qui s'y développe est alors appelé Anisole, du nom de la rivière Anille.

    La commune est appelée Saen-Câlé en parler sarthois.

    Durant la Révolution, la commune porte le nom de Calais-sur-Anille[2].

    Le gentilé est Calaisien.

    Histoire[3]

    Des origines au Moyen Âge

    L'implantation humaine à Saint-Calais n'est véritablement attestée qu'à partir de l'époque gallo-romaine, avec la mention dans les textes d'une villa, la villa Gajani. Mais la fondation de la ville devient effective au VIe siècle. Carileph, un ermite, ancien moine à l'abbaye St-Mesmin de Micy près d'Orléans, s'installe sur les bords de l'Anille, sur le site de la villa gallo-romaine, pour fonder une communauté religieuse. Le roi mérovingien Childebert († 558, fils de Clovis) lui attribue un domaine qui permet la fondation d'une abbaye, le monastère d'Anisole. Un bourg se développe autour de cette abbaye qui reçoit de nombreux pèlerins. Dès 616, l'abbaye d'Anisole puis de Saint-Calais, est considérée comme l'une des plus importantes et l'une des plus anciennes fondations monastiques du Vendômois au Moyen Âge.

    Vers 865, l'abbaye et le bourg sont détruits par les Vikings du roi Hasting arrivés depuis la Loire. La ville possède alors deux bourgs, l'un autour de l'abbaye rive droite et l'autre autour du château construit par Guillaume de Saint-Calais en 1026, rive gauche. En 1365, le roi de France Charles V autorise l'abbaye à construire une enceinte fortifiée pour se défendre des bandes anglaises et des pillards. L'abbaye devient alors l'une des plus puissantes du Maine. Pourtant, en 1424, après la prise du Mans, des troupes anglaises prennent d'assaut les remparts de l'abbaye, pillent et détruisent tout. Les ravages de la guerre de Cent Ans n'épargneront pas l'abbaye et le bourg. À la fin du XVe, de nouvelles fortifications sont construites.

    En 1457, l'abbaye et le moulin Ars (Arsus = Brûlé) seront occupés et incendiés par les Anglais. En 1562 (28-31 mai) : un massacre de protestants a lieu à Saint-Calais. Les moines étant complices de ce massacre, le seigneur de Cogners, protestant, enlève le prieur et quelques moines, fait pendre le prieur, et l'abbaye est touchée une seconde fois par le feu, incendiée par les Calvinistes. La restauration sera lente, à cause de difficultés économiques.

    Seigneurie : Depuis le XIe siècle, une première famille de châtelains ou de seigneurs est signalée, dans la vassalité du comte du Maine : ainsi, en 1026, Guillaume élève le château fort, avec l'accord du comte Éveille-Chien. Un siècle après, Marguerite, fille et héritière du seigneur Sylvestre (actif dès 1109, 1114), fait passer St-Calais dans le domaine de la Maison des vicomtes de Châteaudun en épousant avant 1154 Hugues IV (vicomte en 1150-80). Les vicomtes de Châteaudun, poursuivis jusqu'au XVe siècle dans les Maisons de Dreux-Beu, Clermont-Nesle, Flandre-Dampierre-Termonde et Amboise (cf. les articles Raoul, Guillaume et Nesle pour un schéma généalogique), avaient déjà Mondoubleau depuis le mariage de Geoffroy III (père d'Hugues IV ; vicomte dans la première moitié du XIIe siècle, † en 1150) avec Helvise de Mondoubleau.

    Puis St-Calais est cédé vers 1395 à Jean IV de Bueil comte de Sancerre († 1415 à Azincourt) et son fils Jean V (1406-78), par Olivier d'Ussé, époux de Marie d'Amboise dame de Saint-Calais, fille d'Ingelger d'Amboise et de la vicomtesse Marie de Dampierre-Termonde-Châteaudun-Nesle. En 1491, Antoine de Bueil (fils de Jean V ; comte de Sancerre, † 1506 ; gendre de Charles VII et Agnès Sorel, beau-frère de Louis XI) vend Saint-Calais au comte François de Bourbon-Vendôme, dont le grand-père Louis avait déjà acquis Mondoubleau en 1406.

    Ainsi Mondoubleau et Saint-Calais se trouvent intégrés au domaine des comtes de Vendôme, puis à la Couronne quand le duc de Vendôme monte sur le trône de France sous le nom d'Henri IV en 1589.

    Gravure de la ville en 1695.

    De l'Ancien régime à nos jours

    Une autre gravure, de la même année

    De juin à octobre 1630 : la ville est touchée par une terrible épidémie de dysenterie qui décime les deux-tiers de la population. Afin de venir en aide à ses habitants, et selon la légende, la châtelaine de Saint-Calais distribue aux nécessiteux, un brouet de farine et de pommes. De ces ingrédients sommaires, naît « le pâté aux pommes », appelé aujourd'hui « chausson aux pommes ». En souvenir de ce geste, et de la grande procession organisée pour implorer Dieu, la fête du chausson aux pommes est célébrée le premier week-end de septembre depuis presque 400 ans.

    À la Révolution française, l'abbaye est pillée et partiellement brûlée. Elle est cédée à la ville et au domaine public. Finalement, les bâtiments disparaîtront au XIXe siècle. Durant la période révolutionnaire, la commune est rebaptisée Calais-sur-Anille.

    Un nouveau centre urbain moderne apparaît à partir d'un schéma de voirie neuf. Tous les équipements traditionnels d'une ville du XIXe se concentrent dans cette zone : le tribunal et les halles, ces bâtiments sont édifiés sous les plans de l'architecture Eugène Landron. Le théâtre - musée - bibliothèque est inauguré en 1889 en présence de Charles Garnier, dont la famille est originaire de Saint-Calais. La prison de la ville se trouve sur la rive droite et la sous-préfecture sur la rive gauche. Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795 et sous-préfecture de 1800 à 1926.

    Le XXe siècle voit la fermeture de la sous-préfecture en 1926, la fermeture de la ligne de chemin de fer Mamers - Saint-Calais en 1976.

    Création d'une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) en 1999 pour revitaliser le cadre de vie. En 2010, le tribunal d'instance et de police ferme ses portes à la suite de la réforme de la carte judiciaire.

    Politique et administration

    Liste des maires
    Période Identité Étiquette Qualité
    novembre 1944[4] 1984 Fernand Poignant SFIO puis DVG Professeur honoraire, député puis sénateur
    1987[5] juin 1995 Claude Kemp DVD Gérant de société
    juin 1995[6] mars 2014 Michel Letellier-Canu DVG Géomètre, conseiller général
    mars 2014[7] en cours Léonard Gaschet DVD Retraité

    Démographie

    En 2014, la commune comptait 3 314 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2006, 2011, 2016, etc. pour Saint-Calais[8]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

               Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    3 2283 6303 6003 6713 6383 7833 8433 8653 846
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    3 7403 7393 6483 5093 4823 6163 6713 6133 627
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    3 6273 6763 6143 4143 3333 3593 4723 7873 623
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
    3 9024 2514 3204 4454 0633 7853 5893 3573 314
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[9].)

    Histogramme de l'évolution démographique

    Éducation et santé

    Le collège Jules-Ferry.
    Établissements scolaires
    Santé

    Économie

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    Lieux et monuments

    Activité et manifestations

    Manifestations

    Jumelages

    Personnalités liées à la commune

    Frédéric Proust, photographe de renom, s'est vu confier la gestion de sa collection et de ses archives par les descendants de l'illustre Poitevin et c'est avec passion qu'il s'acquitte de sa tâche. Il a d'ailleurs réhabilité le plus ancien atelier photographique du monde, créé par Alphonse Poitevin au 171, rue Saint-Jacques à Paris, pour s'y installer.

    Notes et références

    Notes

    1. Population municipale 2014.
    2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

    Références

    1. Source : http://www.infotourisme.net/presentation/presentation_ville_saint-calais_fra_1713.html
    2. 1 2 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    3. « Saint-Calais », sur FranceBalade
    4. « Fiche de Fernad Poignant », sur senat.fr, le Sénat (consulté le 27 août 2014)
    5. « L'ancien maire et son épouse ont fêté leurs noces d'or », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 27 août 2014)
    6. « Michel Letellier-Canu briguera un 4e mandat de maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 27 août 2014)
    7. « De nouveaux maires et adjoints élus », Le Maine libre, (consulté le 30 mars 2014).
    8. Date du prochain recensement à Saint-Calais, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
    9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
    10. « Notre-Dame de Saint-Calais », sur Observatoire du Patrimoine religieux
    11. Notice no PA00109930, base Mérimée, ministère français de la Culture
    12. Source : http://gazogene.wordpress.com/revue-gazogene/gazogene-20/seraphin-enrico/ Revue Gazogène n°20, article d'Olivier Thiébaut

    Liens externes


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