Saint-Médard-en-Jalles

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Médard.

Saint-Médard-en-Jalles
La mairie
La mairie

Blason
Administration
Pays  France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton Saint-Médard-en-Jalles
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Bordeaux Métropole
Maire
Mandat
Jacques Mangon
2014-2020
Code postal 33160
Code commune 33449
Démographie
Gentilé Saint-Médardais
Population
municipale
29 779 hab. (2014)
Densité 349 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 53′ 47″ nord, 0° 42′ 59″ ouest
Altitude Min. 9 m – Max. 48 m
Superficie 85,28 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aquitaine

Saint-Médard-en-Jalles

Géolocalisation sur la carte : Gironde

Saint-Médard-en-Jalles

Géolocalisation sur la carte : France

Saint-Médard-en-Jalles

Géolocalisation sur la carte : France

Saint-Médard-en-Jalles
Liens
Site web www.saint-medard-en-jalles.com

    Saint-Médard-en-Jalles est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

    Géographie

    Commune de l'aire urbaine de Bordeaux située dans son unité urbaine à 13 km du centre de Bordeaux sur la Jalle noire.

    Très étendue, la commune n'est urbanisée que sur sa moitié est, autour de l'enclave de la SNPE. Si les forêts occupent une bonne partie de la superficie non habitée, les activités militaires ont également une forte emprise.

    Communes limitrophes

    Saint-Médard-en-Jalles au sein de la Bordeaux Métropole.
    (cliquer pour agrandir)
    Le centre.

    Quartiers

    Hastignan
    Cérillan

    Les quartiers de Saint-Médard sont disposés en couronne autour de la « zone interdite » que constitue la Société nationale des poudres et des explosifs (SNPE).

    1. Centre : la mairie et le « Carré des Jalles » (médiathèque, cinéma) y sont situés ; il dispose d'écoles (maternelle et primaire), d'un collège et d'un lycée professionnel.
    2. Corbiac : situé au sud-est de la ville, ce quartier majoritairement résidentiel est délimité à l'est par la commune du Haillan, au nord par le quartier de Gajac, à l'ouest par la poudrerie SNPE et au sud par la commune de Mérignac ; il dispose d'une école (maternelle et primaire), d'un petit centre commercial et bénéficie également de bois (bois de Corbiac et domaine de Vieilleville).
    3. Caupian : situé au sud-ouest de cette ville, aux bords de la SNPE, on trouve, dans ce quartier, un stade sportif (plaine des Biges), le centre Louise-Michel (pour les plus jeunes) et de multiples lotissements résidentiels.
    4. Gajac : situé au centre-est de cette ville, à l'est de la SNPE, ce quartier est une sorte de deuxième centre-ville, avec de nombreux commerces, le stade communal, l'espace « Ball' en Jall' » au bord de la Jalle (espace vert et terrains de sports) ; deux bâtiments remarquables s'y trouvent, le château, en haut du bourg, et le moulin en bas, sur la Jalle ; il y a également une gendarmerie et une école primaire.
    5. Magudas : situé au sud-ouest de Saint-Médard, à la limite de Martignas, ce quartier est entouré de forêt et plutôt accueillant, avec une forte extension pavillonnaire, un complexe scolaire (écoles maternelle et primaire), un complexe sportif (salle de sport, terrain de foot, city stade), une maison d'animation et quelques commerces.
    6. Hastignan : situé au nord-ouest, entre les routes du Porge et de Lacanau, deux stations balnéaires très fréquentées, Hastignan accueille une surface commerciale et dispose d'écoles (maternelle et primaire) et d'un collège ainsi que le centre « La Grange à Léo » pour les plus jeunes, l'espace Georges-Brassens avec une piscine et l'espace sportif Léo-Lagrange.
    7. Berlincan : situé à l'est, limitrophe du Haillan, ce quartier dispose d'une école maternelle, d'une zone commerciale très importante et héberge des activités artisanales.
    8. Issac : situé le plus à l'ouest de la commune, il présente un habitat disséminé et abrite l'établissement EADS Astrium Space Transportation, un centre équestre et un bois.
    9. Cérillan : situé à l'ouest, entre Hastignan et Issac, il est, depuis 2003, en pleine expansion pavillonnaire et dispose d'une école (maternelle et primaire) et d'un bois ; l'implantation d'un centre commercial y a été envisagée (2013).

    Voies de communication et transports

    Transports en commun

    Réseau TBM

    Le réseau Transports Bordeaux Métropole (TBM) dessert la commune à travers les lignes de bus 3, 30, 37, 71, 79 et 83. En soirée, en plus de la ligne 3, la commune est desservie par le Flexo 55.

    Réseau Trans-Gironde

    Les lignes 701 et 702 relient Bordeaux à Sainte-Hélène, Le Porge et Lacanau.

    Pistes cyclables

    Plus de 49 km de voies cyclables sillonnent la commune mais certaines sont d'une utilisation malaisée par manque de continuité entre pistes et bandes (partagées avec les piétons), obligeant à mettre pied à terre.

    Toponymie

    Toponymes en 1756, Cassini

    Le nom de la commune est attesté[1], dès 1099 sous la forme Saint-Médard de Jalès[Note 1] : Sanctus Medardus de Jales (forme romane) ou in Jalesio (forme relatinisée)[Note 2]. Sur la carte de Cassini, la commune est nommée St Médard en Jalez. Le nom de la commune indique donc qu'il s'agit d'une paroisse vouée à Saint Médard située en pays de Jalès, c'est-à-dire le « pays de la jale (Jalle) », nom donné aux rivières dans le Médoc[2].

    Le nom en gascon est Sent-Medart-en-Jalés [sem.me.ˈdart][1].

    La commune présente les microtoponymes : Berdus 'petite barthe', Berlincamp (1480[3],[Note 3] ; Berlin[4], Berlincan), Bialade (latin via lata 'voie large'), Bos ou Bosc 'bois', Cagarèou ou Cagaraou, Candale transféré de l'anglais Kendal[Note 4], Caupian, Cérillan, Corbiac (1322) ou Courbiac, Cramat, Gajac (ou Gaïac, 'domaine de Caius'), les Escarrets, Hastignan (Hastinhan, Astignan), Issac (domaine d'Iccios), Larros, Lignan ou Alégnan (Alenhan en 1361, domaine de Helenius[5]), Lumagne (lande aride sur la rive gauche de la Jalle), Magudas, Monteillon, Péricot, Piche-Lèbre, Picot, Piquès, chêne de Tanèou, Tilh (pendum de Thilia, 1275 ; l'hostau du Tilh, 1420 ; senhor de Tilh, 1441)[3], Tiran ou Tyran. À côté des domaines de Gorre, de la Pargau 'parc à bestiaux', Cantelaude (Cante-Alaoude) ou Cante-Coucut, de nombreuses maisons tiraient leur nom de leur propriétaire (le charpentier Berri, Gabachot surnom de Jean Boileau, Balanguey, Feydit, Guitard, etc.)

    Histoire

    La poudrerie au début du XXe siècle
    Borne de juridiction du Thil

    Les plus anciennes traces d’habitat à Saint-Médard-en-Jalles remontent aux vestiges des camps romains, affirmant ainsi la vocation militaire de la commune. L'actuelle commune, traversée par la Jalle, se trouve partagée entre Médoc (côté bourg) et Graves (au sud de la rivière). Elle fut le siège de plusieurs seigneuries :

    En 1295 la charte philippine accorda aux jurats de Bordeaux le droit de haute, moyenne et basse justice jusqu'à la Jalle. Néanmoins c'est le seigneur de Veyrines qui l'exercera sur le sud de la commune jusqu'au où le prévôt d'Eysines sera désigné par le maire et les jurats de Bordeaux pour assurer cette fonction. Au nord de la Jalle, il y avait deux juridictions, celle de saint-Médard et celle de Belfort[3].

    En 1660, le sieur Jéhan Dupérier achète un terrain à Henri de Montaigne sur lequel il construit six moulins à poudre situés entre les moulins à grains de Gajac et de Caupian. Jehan Dupérier trouva vite la mort dans une des nombreuses explosions qui émailla le début de cette activité, hasardeuse à cette époque. Une ordonnance du autorise le fermier général Berthelot, commissaire général des poudres, à racheter à Marie Reculé, la veuve de Jéhan Dupérier, le site et les moulins endommagés. L'affaire sera conclue le . La « Poudrerie Royale », puis Nationale, est née. Elle devient très vite un établissement de première importance dans la production de poudre pour les armées justifiant la présence de camps militaires.

    La seconde moitié du XVIIIe siècle est marquée par les essais de défrichements encouragés par la politique royale et les recherches des physiocrates, pour faire face au problème de ravitaillement en grains provoqué par les plantations croissantes de vignes entre 1725 et 1754. Les communautés locales, pour lesquelles les padouens sont indispensables au pacage de leur bétail et la production de fumure, seul moyen d'enrichir le sol, s'y opposent souvent avec violence. Les défrichements bénéficient même d'une exemption fiscale de vingt ans[7].

    Le , marque la naissance officielle de la commune de Saint-Médard-en-Jalles (effective au 1er mars 1790). Le 28 prairial II, un Saint-Médardais écrit « Nous avons notre église en Temple de la Reson et nous avons le club le quintidi et le décady. »[3]. Le curé Linars qui avait prêté serment à la Constitution civile du clergé, « pour rester parmi vous » — expliqua-t-il, reprendra le culte en fructidor III. Au cours de la période de la Convention nationale (1792-1795), la commune a adopté le nom révolutionnaire de Fulminante-sur-Jalles[8]. Il n'a pas survécu à la Terreur.

    Maison de l'État-Major au camp de Caupian

    Le le Duc d'Aumale prit le commandement de 25 000 hommes stationnés sur la commune : la cavalerie sur la Lumagne, depuis connue sous le nom de « camp des lanciers », l'infanterie sur la rive gauche de la Jalle de Caupian à l'actuelle poudrerie. Il résida avec son frère le Duc de Nemours au château de Belfort. Le dispositif sera levé le [8] mais le camp de Caupian perdurera jusqu'au XXe siècle.

    De nombreuses Saint-Médardaises vivaient de l'activité de lavandière à Gajac ou Magudas[Note 5] principalement pour les grands hôtels ou des particuliers de Bordeaux[8]. L'activité aura été florissante jusque dans les années 1920 ; la dernière lavandière est recensée en 1965.

    L'activité poudrière prendra un grand essor avec la mise en production vers 1886 de la poudre B sans fumée[3]. La commune se développe avec l’installation d’une main d’œuvre nombreuse autour de l’usine. Après la défaite de 1940, le camp de Souge devient, avec plus de 300 morts, le deuxième lieu d’exécution nazi en France après le Mont Valérien. La nuit du 29 au , la commune est ébranlée par le bombardement allié sur la poudrerie[Note 6].

    Dès 1961, se crée autour de la poudrerie un pole spécialisé dans la propulsion solide avec des centres d'essais et des sociétés d'aéronautique qui formeront le CAEPE (DGA Essais de missiles) le [Note 7] puis la SNIAS (Airbus) le [Note 8]. Le , la Poudrerie devient la SNPE. Le Groupe SNPE regroupe sur le site les sociétés Roxel et SNPE matériaux énergétiques (SME) spécialisées dans le domaine des systèmes de propulsion à poudre pour les secteurs civils et militaires et dans la sécurité automobile (air bag).

    Envisagé depuis longtemps, le regroupement de ces deux activités complémentaires devient effectif le dans le cadre de la coentreprise Airbus Safran Launchers. D’une manière générale, cet héritage industriel permet aujourd’hui à Saint-Médard-en-Jalles de s’afficher comme une ville de pointe en matière de haute technologie, notamment dans les secteurs aéronautique et spatial.

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !

    Liste des maires

    Liste des maires affichée en mairie.
    Liste des maires successifs[2]
    Période Identité Étiquette Qualité
    1790[3] 1795 Jean Laporte   Laboureur
    10 pluviôse III 24 messidor III Louis Eyquem[3]   Commerçant
    1795   Pierre Boisset    
    1800 Charles François Leclerq    
    1814 1815 Louis Eyquem    
    1815 1815 Pierre Berninet    
    Louis Eyquem[3]    
    1817 1820 Jean Eyquem    
    1820 1821 Jean Peychaud   Forgeron
    1821 1830 Pierre Berninet    
    1830 1831 Jacques Thévenard   Notaire
    1831 1834 François Fourcade    
    1834 1836 Arnaud Denigès    
    1836 1848 Gérôme Justin Delmestre    
    1848 1851 François Peychaud    
    1851 1852 Frédéric Thévenard    
    1852 1852 Gustave Castaing    
    1852 1866 Frédéric Thévenard    
    1866 1870 Gérôme Justin Delmestre    
    1870 1870 Fabien Maizonnobe    
    1870 1871 Toussaint Balestic    
    1871 1871 Frédéric Delmestre    
    1871 1878 Fabien Maizonnobe   Commerçant
    1878 1888 Charles Chaumel    
    1888 1908 Frédéric Delmestre    
    1908 1925 Henri Martin[9]    
    1925 1941 Antonin Larroque SFIO Ouvrier à la poudrerie, syndicaliste CGT
    1941 1944 Damien Rivière    
    1944 1946 Antonin Larroque SFIO  
    1946 1947 Albert Menaut    
    1947 1953 Pierre Ramond    
    1953 1977 Christian Dussédat[10] UDR Conseiller général
    1977 1979 Paul Berniard DVD  
    1979 1983 Charles Viala DVD  
    1983 2014 Serge Lamaison PS Conseiller général
    2014 en cours
    (au 24 décembre 2015)
    Jacques Mangon MoDem Pharmacien
    Les données manquantes sont à compléter.

    Bouleversements politiques entre 1977 et 1983

    Lors de l'élection municipale de 1977, le système du panachage, à savoir la possibilité de voter pour une liste tout en rayant certains candidats, est encore en vigueur à Saint-Médard-en-Jalles (ce ne sera plus le cas à partir de 1983). C'est ainsi que toute la liste de droite est élue… sauf le maire sortant Christian Dussédat, pourtant en place depuis 24 ans (ou peut-être à cause de cela). Une seule élue PS complète le conseil municipal qui compte 27 membres. Le conseiller municipal le plus âgé, Paul Berniard, est élu maire, la rumeur laissant entendre qu'il a été désigné dans l'idée qu'il ne puisse occuper cette lourde fonction durant les six ans de mandat, et que Christian Dussédat puisse alors revenir aux affaires. Et, effectivement, Paul Berniard meurt au bout de deux ans.

    Une élection complémentaire est donc organisée afin d'élire un seul conseiller municipal. Comme prévu, Christian Dussédat se présente alors, mais il est battu, le 28 octobre 1979, lors d'un véritable duel, par un opposant municipal de longue date, le socialiste Lionel Lhomme. Ce dernier ayant défait l'ancien maire, il est abusivement considéré pendant quelque temps comme le nouveau maire par de nombreux administrés, alors qu'il est seulement devenu à cette occasion un des deux conseillers municipaux d'opposition, face à 25 élus de droite. Ces derniers désignent Charles Viala comme maire.

    Lors de l'élection municipale de 1983, en plus de la liste de gauche, ce sont alors deux listes de droite qui s'affrontent, respectivement emmenées par Charles Viala et Christian Dussédat. Les trois listes se maintiennent au second tour le 13 mars 1983 et c'est la liste de gauche, avec à peine 38 % des voix, qui gagne l'élection, malgré un électorat votant à plus de 60 % à droite.

    Six ans plus tard, en 1989, la liste de gauche l'emporte dès le premier tour avec plus de 70 % des voix. Serge Lamaison est maire de Saint-Médard en Jalles durant 31 ans, jusqu'en 2014.

    Nouveau maire en 2014

    Les municipales de 2014.

    En 2014 Saint-Médard est une ville de 28 000 habitants, à l'équipement enviable et soumise à une forte pression immobilière. Après la création de la rue François-Mitterrand et ses immeubles formant un ensemble harmonieux, des échoppes traditionnelles, patrimoine architectural du bourg, sont remplacées par des constructions sans unité architecturale. L'opposition fait de la sauvegarde du parc du Bourdieu (une propriété privée classée constructible) un enjeu électoral.

    Le 23 mars 2014, Jacques Mangon (candidat de la liste Union de la Droite) obtient 49,79 % des voix dès le premier tour contre 36,75 % pour le maire sortant Serge Lamaison (PS). Le 30 mars 2014, il est élu au second tour en rassemblant 60,20 % des voix.

    Historique de l'équipement de la commune

    La mairie avant 1936.
    Ponts
    Pour rejoindre Saint-Médard en provenance de Bordeaux, il fallait traverser le gué[11] situé en aval du moulin de Gajac, puis la jalère aujourd'hui asséchée. Le premier pont sur la commune est le « pont rouge » qui relie Corbiac au bourg. Ce pont en briques à une seule arche, construit en 1826, s'effondrera mais sera reconstruit. Il faudra attendre 1832[3] pour qu'un pont soit construit à Gajac. Réalisé à l'économie, ce pont de bois à une travée est sous-dimensionné tant vis-à-vis du trafic que des eaux. Une crue l'emportera. Le pont actuel à deux arches en pierre le remplacera en 1849. Le pont de Caupian suivra, toujours au XIXe siècle.
    Route de Lacanau
    En 1756, Tourny fit construire une nouvelle route de Lacanau, rectiligne et pointant vers le clocher de l'église[3] ; c'est l'actuel chemin du Roy. Depuis, la départementale 6, l'actuelle avenue du Général-de-Gaulle, s'est réorientée vers Picot. Enfin, la déviation ouverte en 1979 (RN 215 puis D 1215), contourne Saint-Médard par le nord ; elle est prolongée jusqu'à la rocade A630 en décembre 2003.
    Captage
    En 1841, est mis en place le projet de captage des sources du Thil ; un aqueduc sera construit en 1857 jusqu'au réservoir Paulin à Bordeaux[12]. En 1908 s'implante à Berdus une usine de refoulement des eaux de Cap-de-Bos vers l'ancien réservoir de la Forêt.
    Téléphonie
    Le central téléphonique de Saint-Médard a été mis en service le [8].
    Train
    Les besoins de l'exploitation forestière en Médoc ont conduit à la construction de la ligne de chemin de fer secondaire entre Bordeaux et Lacanau. S'embranchant sur la ligne du Médoc à Bruges, elle contourne Eysines et le Haillan pour rejoindre Saint-Médard[Note 9] en longeant la jalle puis la poudrerie où se trouve la gare. Cette ligne n'a pas servi qu'au transport de marchandises ; elle a aussi donné aux Saint-Médardais, dès 1906[Note 10], le goût des dimanches passés à l'Océan. Une halte plus centrale a été réclamée par la population ; elle ouvrit le 1er novembre 1886 à l’intersection de la route de Bordeaux (l'actuelle avenue Montaigne). Une autre gare est située à Issac. La ligne a été fermée en 1978 et sa voie transformée, vers 1980, en piste cyclable aujourd'hui très fréquentée par les promeneurs à pied, à vélo, en rollers ou avec poussette… La gare, désormais halte cycliste, accueille un restaurant et une aire de jeux également très appréciée. La portion de voie conservée à proximité de la gare a accueilli deux voitures-lits historiques[Note 11] qui y servaient de gîte[13]. Elles y ont été malheureusement très endommagées et ont fini ferraillées en 2002. Ne reste plus aujourd'hui que la locomotive[Note 12] 030T Couillet no 1706 de 1913[14] et un wagon couvert.
    Tramway
    Un service omnibus en voitures hippomobiles a été mis en place en 1830 entre la place Gambetta et le centre de Saint-Médard. Cette patache cèdera sa place à un tramway électrique, très moderne pour l'époque, qui est inauguré en grande pompe le . La ligne emprunte l'axe direct Barrière Saint-Médard - Le Haillan - Saint-Médard, dont il dessert la rue principale jusqu'à son terminus (l'actuelle gare routière). En 1950, il doit s'effacer devant le développement automobile.
    Mairie
    La première mairie de Saint-Médard-en-Jalles était située entre les écoles, avenue Montaigne à l'emplacement de l'immeuble Montaigne. C'est en 1886 que la commune prend possession d'une maison appartenant à Me Thévenard[Note 13] et proche de l'église pour en faire la nouvelle mairie. En 1936, Antonin Larroque inaugure la mairie telle que nous la connaissons aujourd'hui, agrandie d'un étage et d'un auvent sur colonnes.
    L'ancienne poste.
    Poste
    L'ancienne poste, actuelle propriété de la CPAM située route de saint-Aubin derrière la mairie, a été transférée, en 1976, place de la République dans un bâtiment qui remplace l'ancien hôtel Gaillard. Cet hôtel-restaurant donnait au début du XXe siècle des bals où aimaient se retrouver les notables.
    Piscines
    La piscine en plein air de Gajac a été ouverte au public le 3 juillet 1960 en même temps que le stade Robert-Monseau. Située sur un terrain où se trouvait un lavoir, elle est désormais remplacée par une aire de sports de sable : Ball' en Jall'. Entretemps, la piscine Tournesol d'Hastignan a été ouverte en 1980. Elle a été remplacée en 2007 par l'actuel espace nautique.
    Centre culturel
    Le centre culturel, actuel Carré des Jalles, a été inauguré le par Jacques Chaban-Delmas sur l'ancien champ de foire devenu pour l'occasion jardin à la française.

    Le centre Pierre-Mendès-France a remplacé les anciens bains-douches (1938-1984). La caserne des pompiers s'est installée dans l'ancien casino, propriété de M. Larroque. Les bals qu'y donnaient l'orchestre de Maxime Julien attiraient de nombreux Saint-Médardais. Il était aussi doté d'une salle de cinéma.

    Jumelages

    Politique environnementale

    Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[16].

    Population et société

    Les habitants de la commune sont appelés les Saint-Médardais[17].

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[18],[Note 14].

    En 2014, la commune comptait 29 779 habitants, en augmentation de 8,95 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

               Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 5991 1951 2771 4441 6671 6431 8221 8981 988
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    2 1742 3152 5312 6133 0013 2723 4543 9253 890
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    4 4074 8845 0465 2775 1355 1055 1446 0375 924
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
    6 9678 95516 26518 66522 06425 56626 93428 34829 779
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)

    Histogramme de l'évolution démographique

    Évolution du rang de la commune
    selon la population municipale des années : 1968[21] 1975[21] 1982[21] 1990[21] 1999[21] 2006[22] 2009[23] 2013[24]
    Rang de la commune dans le département 14 13 12 7 6 6 6 6
    Nombre de communes du département 548 543 543 542 542 542 542 542

    Éducation

    La commune compte sept établissements d'enseignement pré-élémentaire, sept établissements d'enseignement élémentaire et trois établissements d'enseignement secondaire (deux collèges et un lycées professionnel). Deux autres collèges et un lycée d'enseignement général se situent sur les communes limitrophes (Le Haillan et Saint-Aubin-de-Médoc).

    Sports

    Terrain des Bords de Jalles
    Château de Belfort

    Clubs sportifs

    Équipements sportifs

    L'entrée du stade Robert-Monseau

    Culture

    Le Carré des Jalles

    Le Carré des Jalles est un pôle culturel regroupant un espace d'exposition, une médiathèque, une école de musique, une école de danse et un cinéma avec 3 salles de projection (750 places, 238 places et 120 places).

    Internet

    En 2011, la commune de Saint-Médard-en-Jalles a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@@ »[26].

    Ciné Drones

    La première édition du festival CinéDrones est organisée le au cinéma de Saint-Médard-en-Jalles. C’est la technopole Bordeaux Technowest, très impliquée dans le développement de la filière drones en Aquitaine, qui organise ce festival international de films intégrant des prises de vue de basse et moyenne altitude par drones. Le président d'honneur est Christophe Lambert. La Chine est le pays invité[27].

    Big Bang

    La première édition du festival Big Bang est organisée durant quatre jours à partir du , en présence de Jean-François Clervoy afin de célébrer « à la fois le poids économique de l’espace et de l’aéronautique dans la ville, mais aussi sa part de créativité et d’imaginaire »[28].

    La deuxième édition du festival Big Bang est organisée durant cinq jours à partir du , en présence de Michel Chevalet, su le thème « Seuls dans l’univers ? ».

    Économie

    Industrie

    Usine de potabilisation de Gamarde

    Saint-Médard-en-Jalles est au centre de l'industrie des lanceurs spatiaux, accueillant trois des quatre établissements girondins du secteur :

    Un autre site (ex-Snecma Propulsion Solide, dont une antenne se trouve à Saint-Médard-en-Jalles), est situé au Haillan, commune voisine.

    Bordeaux Aéroparc : pôle de compétitivité voué au développement aéronautique, issu d’un partenariat public-privé et localisé sur trois communes (Mérignac, Le Haillan et Saint-Médard-en-Jalles), marque la volonté du territoire de développer un parc technologique d’envergure européenne voué aux industries aéronautiques.

    Sur le territoire de la commune se trouve le site du Thil où est effectué le captage des résurgences d'eaux souterraines[29], exploitées dans le domaine de Gamarde par la Lyonnaise des Eaux, dans le cadre d'une délégation de service public de la communauté urbaine de Bordeaux.

    Viticulture

    Saint-Médard-en-Jalles est une commune viticole française du vignoble du Médoc ayant l'autorisation de produire les vins AOC : haut-médoc, médoc, crémant de Bordeaux, bordeaux-supérieur et bordeaux[30].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Patrimoine environnemental

    L'environnement à Saint-Médard-en-Jalles

    Espaces verts

    Projets d'aménagement

    Personnalités liées à la commune

    Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !

    Héraldique

    Blason D'or à la barre de sable chargée de trois coquilles d'argent à plomb, accompagnée, en chef, d'un léopard de gueules allumé, lampassé et viléné aussi de sable, et, en pointe, d'une salamandre du champ dans sa patience aussi de gueules, au chef d'azur chargé de cinq annelets aussi d'argent entrelacés 3 et 2.
    Détails Officiel, présent sur le site internet de la commune[2]

    Voir aussi

    Bibliographie

    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Notes

    1. villam Sancti Medardi de Jales (1099), parrochia Sancti Medardi de Jales (XIIe siècle), Sancti Medardi in Jalesio (1289), parropias de Sent Medart et de Sent Aubin en Jales (XIIIe siècle), Sanctus Medardus de Jales / in Jalesio (1361)….
    2. Le terme Jalesio est reconstruit à partir du roman Jalès (Jalés en occitan), lequel provient plutôt d'un latin Jalensis.
    3. graphie exacte (Bertlincamp ou Berlincamp) à vérifier.
    4. Jean de Grély dit Jean de Foix-Candale (époux de Margaret Kerdeston dite Marguerite de Suffolk) était compte (earl) de Kendal.
    5. En 1901, on en dénombrait 118 à Gajac, 89 à Magudas et 31 autres dans la commune.
    6. Les frappes se sont concentrées sur l’objectif militaire ; toutefois la maison des Abeilles a été touchée à Corbiac, faisant deux morts, Mme Loutrain et son petit-fils André Roux venu la chercher.
    7. En 1961, implantation à Bonneau du CEPr, puis création par la SEREB en 1962-1964 à Candale du CAPE, qui constitueront le CAEPE en 1967.
    8. De 1963 à 1965, implantation de Nord-Aviation à Issac ; en 1970, la SNIAS réunira Nord-Aviation, Sud-Aviation (implanté localement au Haillan en 1963-1964) et la SEREB (implantée localement à Saint-Aubin-de-Médoc dès 1962-1965) ; le site d'Issac reprendra les activités des sites voisins (1970) puis du site Sud-Aviation de Courbevoie (1972).
    9. desservi en 1876 d'après Val Tillet, date à vérifier vue l'ouverture complète de la ligne en 1885.
    10. ouverture de la station balnéaire de Lacanau-Océan en 1906.
    11. voitures-lits CIWL Yu 3892 et Yu 1894
    12. locomotive MF82 originaire des Charbonnages de Monceau-Fontaines en Belgique et non restaurable
    13. L'étude du notaire Thévenard a été transférée fin 1754 à cette maison (l'actuelle mairie) qui appartenait au Maître en chirurgie Jaubert, son beau-père.
    14. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

    Références

    1. 1 2 Bénédicte Boyrie-Fénié, Institut occitan, Dictionnaire toponymique des communes de Gironde, Pau, Éditions Cairn, , 402 p. (ISBN 978-2-35068-012-5).
    2. 1 2 3 Site officiel de Saint-Médard-en-Jalles> Notre mairie> La ville> Un peu d'histoire, consulté le 11 janvier 2012.
    3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Notes du Dr Arnaud Alcide Castaing sur la paroisse de Saint-Médard-en-Jalles sous l'ancien régime et sur la commune de la Révolution au XXe siècle, 1946, 2011.
    4. cadastre Napoléonien
    5. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne), n° 9729.
    6. Cadastre napoléonien
    7. Paul Butel, « Défrichements en Guyenne au XVIIIe siècle », Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, sur Persée, (consulté le 24 avril 2016), p. 179-202.
    8. 1 2 3 4 5 6 Val Tillet, St-Médard en Jalles et son canton, tomes I et II, éd. Alan Sutton, coll. Mémoire en images, 2006-2010.
    9. Le patrimoine de St Médard-en-Jalles, janvier 2010, no 28.
    10. http://www.sudouest.fr/2011/04/09/l-etat-et-sa-ville-367109-729.php
    11. Les 4 gués sur la Jalle desservant le bourg étaient : le Pas de Jalès, Gajac, Pénide et Caupian ; les passants pouvaient, quant à eux, emprunter la passerelle toujours existante (mais privée) sur la façade amont du moulin.
    12. Champs captant du Thil
    13. Railfaneurope : Voitures-lits CIWL YU dont une de Saint-Médard.
    14. http://www.tvnp.fr/locomotive_vapeur_030.html La traction vapeur à voie normale préservée
    15. Annuaire des villes jumelées
    16. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
    17. Nom des habitants de Saint-Médard-en-Jalles sur habitants.fr, consulté le 9 décembre 2011.
    18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
    19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
    20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
    21. 1 2 3 4 5 INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
    22. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
    23. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
    24. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
    25. MIMAULT Patrice, « Badminton Club Saint Médardais », sur Badminton Club Saint Médardais (consulté le 21 juin 2016)
    26. Palmarès 2011 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 07/03/2011.
    27. Le film de drones a désormais son festival
    28. A Saint-Médard-en-Jalles, le festival Big Bang prêt à décoller
    29. Histoire de la station, sur le site de l'académie de Bordeaux.
    30. Placido Llorca, « La Commune viticole de Saint-Médard-en-Jalles », sur Vin Vigne, (consulté le 5 novembre 2012)
    31. Les camps romains
    32. Charte paysagère
    33. L'équipe de France d’haltérophilie prépare les JO à Saint-Médard-en-Jalles
    This article is issued from Wikipedia. The text is licensed under Creative Commons - Attribution - Sharealike. Additional terms may apply for the media files.